‹ Nouveaux éléments de pathologie et de clinique médicalesChapitre 75 sur 116 · L. et T. — PathoL et cUn. méd · texte numérisé non relu

L. et T. — PathoL et cUn. méd

moment des évacuations; lorsque c*est au contraire le gros intestin qui est enflammé (colite, dysenterie, pm^atiiis drastiques), elles sont très-intenses. L'bémorrhagie intestinale, les hémorrhoides, les entozoaires, la pneumatose intestinale, sont fréquemment accompagnées de coliques parfois très-vives. Mais c*est surtout lorsqu'il existe on obstacle au cours des matières (occlusion intestinale) que le symptôme colique devient prédominant et revêt une acuité excessive {colique de miserere),

La perforation de l'intestin, la péritonite, sont ordinairement marquées au début par des coliques excessivement intenses, qui font bientôt place à une douleur abdominale persistante.

Le rhumatisme et la goutte s'accompagnent assez souvent de coliques que l'on a considérées tantôt conune un signe de la dyspepsie concomitante, tantôt, et c'est peut-être l'explication la plus probable, comme une manifestation viscérale de la dlathèse rhumatismale oq goutteuse.

L'empoisonnement par le plomb, l'arsenic, le cuivre, donne lieu à des coliques d'une intensité remarquable et qui étaient un des types sympathiqties des anciens auteurs.

La colique nerveuse, colique spasmodique de CuUen, a été décrite sous une foule de noms différents : colique sèche, des vaisseaux» végétale, du Poitou, du Devonshire, de Normandie, etc. C'est une affection revêtant fréquemment une forme endémique ou épidémique présentant absolument tous les symptômes de l'intoxication saturnine à laquelle elle se rattache sans aucun doute (Lefèvre, Dutroulao, FonssagriveSy Le Roy de Méncourt, Leudet, etc.), bien que dans certains cas cette explication oiïte encore plus d'une difficulté (A. Laveran).

Traitement. — Nous n'insisterons pas ici sur le traitement de la colique, qui doit être avant tout celui de la maladie dont elle est le symptôme. Cependant pour atténuer la douleur, on aura recoais à un certain nombre de moyens plus ou moins efficaces, et enpaiticulier aux applications chaudes, à la glace sur l'abdomen, aux antispasmodiques, au chloral, à l'opium, à la belladone, etc.

OurAMD-Fardbl. Art. Coliques ia DicU des DicL, 1851. -r Badodr. étnde nr la colique, th. de Paris, 1859. — Lbf&vrb. Recherches sur les causes de la colique sèche, etc., 1859. — Arch; de me'd. nav., 1864. — Honnerbt. Trait<$ de pathologie générale, 1861. — Traubb. DeuUcho Klin. et Schmidt's Jahrb.. 1863. — Bajibbrcbr. Krankheiten der chylopoetischen Systems. 1864. — G. SiB. Leç. de pathologie expérimentale : Du sang et des anémies, 1866. — Hartinbau. Art. Colique in Nouv. DicL do mëd. et do ch., 1868. — Outroulau. Traité des maladies des Baropëens dans les

MALADIES DU FOIE. — ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE. 1iS3

pays cbauds, 2* cdit. 1873. — A. Lavbrax. Traité des maladies et épidémies des ar> Qiéos. — Le Roy dk MéaicouRT. Discussion sur la colique des pnys chauds (DuU. de VAc. de méd., i87G). — MoRACHB et Zubcr. Art. Colique in Dict. Encyc. des se. méd.. 1870.

Page 1