TUBERCULOSE
La tuberculose du foie n'est jamais primitive (Fôrster), mais elle est fréquente dans la tuberculose miliaire aiguë et même dans la tuberculose chronique (Thaon) ; chez les enfanU^ qui meurent de tuberculose les granulations hépatiques ne manquent presque jamais. Les tubercules du foie sont généralement très>petits et difficiles à voir à l'œil nu : ils apparaissent au sein du parenchyme iiépatique comme de très-fmes granulations grisâtres disposées le long des ramuscules terminaux de la veine porte ; ils sont plus faciles à apercevoir sous la capsule, leur coloration tranchant sur le fond jaunâtre du tissu hépatique. Exceptionnellement ils peuvent atteindre le volume d'un pois ; Laboulbène rapporte même un cas où le noyau tuberculeux du foie avait le volume d'une noix.
C'est dans le tissu conjonctif périvasculaire, au niveau des espaces triangulaires, que Ton trouve les granulations tuberculeuses ; d'après Thaon, ce serait généralement dans les parois mêmes des vaisseaai que naîtraient ces granulations. On les rencontre souvent autour des canalicules biliaires; ceux-ci, comprimés par le néoplasme, se dilatent, parfois même se rompent et constituent de petits k>^es biliaires ; l'un de nous à eu plusieurs fois l'occasion de constater cette forme de la tuberculose du foie (A. Laveran).
Les granulations tuberculeuses, par leur présence même et par l'entrave qu'elles apportent à la circulation, amènent un état cmgestî^flii <AM> nui le prédispose à toutes les altérations d^nératrice» ( 'Tescence amyloide).
SYPHYLIS. 1195
KfLLilT et Barthez. Maladies des enfanU, 1853. — Thaûn. Noie sur la ti:lierculosc du foie (Soc. anal., 487:2). — COHNIL ol Ranvier. Manuel d'IiUlolo^ie pathologique, 3* partie, 1876. — LadoulbÈne. Anatomio pathologique. Paris, 1879.