DE L*ALBU»11N0RIE ET DE L*UR£NIE
normal en fréquence, sa respiration est stertorease ou sifllante. Il n'est pas rare de voir le coma urémique s'accompagner, à la période terminale, de convubions et de délire.
La forme chronique est caractérisée par une céphalée intense et persistante, de Tamblyopie, des troubles de l'ouïe, etc. Dans l'urémie à forme lente, Pongis a insisté sur les hypercsthésies et les démangeaisons cutanées que l'on voit survenir assez fréquemment. Les épistaxis seraient plus communément observées dans cette forme chronique, comme .déjà l'avait bien vu Rayer. Le pronostic est toujours très grave, la mort amve habituellement dans le coma.
Urémie gastro-intestinale. — Les troubles digestifs sont très fréquents dans l'urémie, ils s'expliquent par le passage de l'urée à travers les muqueuses de Testomac et de l'intestin (Luton, Treitz, etc.); ltE& expériences de Cl. Bernard et de fiareswill ont démontré en eiïet que, cImîz des animaux auxquels on a enlevé les deux reins, l'élimination cl% l'urée se fait par le tube digestif. L'urémie gastrointostinale peut rester isolée ou s'accompagner d'autres symptômes vers le myélcncéphafe ou le système respiratoire ; elle ne manque jamais dans les formes lentes.
L'urémie gastro-intesiinale évnhie en général lentement ; elle est précédée d'une période d'inappétence, de dégoût pour certains aliments, de difficulté dans la digestion. Il survient ensuite des nausées et des vomissements, qui, d'abord alimentaires, deviennent bientôt bilieux et séreux. En même temps (|uc ces vomissements, on observe nn(> diarrhée muqueuse ou sanguinolente, comme celle des dysentériques ; les évacuations alvines sont parfois séreuses. Toutes ces déjections contiennent de l'urée ou du carbonate d'ammoniaque.
Urémie dyspnéique ou respiratoire. — C'est la forme la plus rare de ruréiiiie. La dyspnée peut être de deux sortes : dans un premier cas c'est simplement une accélération des mouvements respiratoires en rapport direct avec la diminution des globules du sang et leurs altérations; dans le second au contraire le rhythmc respiratoire est profondément modiûé et offre nettement cette altération que l'on connaît sous le nom de phénomène respiratoire de Clieync-Stokes et que l'on rencontre d'ailleurs dans d'autres affections. Il existe une période dans laquelle les mouvements respiratoires sont absolument suspendus ; puis le malade fait quelques inspirations espacées qui vont en se rapprochant rapidement et deviennent en même temps de plus en plus superficielles ; lorsque les mouvements respiratoires sont arrivés ainsi à leur maximum de