L. et T. — Palhol. et clin, ixiéd
kystique da foie (Chantreuil, Joffroy, Gourbis, etc.), des vésicules séminales et de la glande thyroïde (Lancereaux). Dans un certain nombre de cas, i*hypertrophie concentrique duccrara été obserrée.
Description. — La symptomatologie de la dégénérescence kystique des reins est beaucoup moins connue que ses lésions anatomiques, ce qui tient évidemment à la rareté relative de l'afTectbn et au peu d*altention qui lui a été accordé jusqu'à présent. Les kystes séreux peuvent se développer insidieusement, sans donner lieu à aucun trouble de la fonction rénale, sans altérer la santé des individus qui en sont porteurs.
Lorsque les kystes sont très-développés, on peut constater par la palpation Taugmentation de volume des reins et les bossdnres dont ils sont le siège. Il est assez rare d'observer des douleurs an niveau des reins. Lorsque la suppuration se produit, on peut voir survenir les accidents de la périnéphrite, des frissons, de la fièvre, etc.
Le peu d'altérations de la substance rénale dans l'interralle des kystes rend compte de Tintégrité habituelle de la fonction rénale : Talbuminurie, l'hématurie, n*ont été observées que dans des cas rares. Malgré celte bénignité apparente, la dégénérescence kystique des reins doit être considérée comme une affection grave, car elle se termine le plus souvent par des accidents uréraiques, lorsque le parenchyme rénal est détruit par la compression que les kystes exercent sur lui. L'hypertrophie du cœur se rattache à la dégénérescence kystique par le même lien qu'à la néphrite interstitielle chronique, et sa complication la plus redoutable, lliémorrhagie cérébrale, se rencontre assez fréquemment. Quant h h marche de la maladie, elle est toujours lente et insidieuse, mais progressive ; la durée est indéterminée.
Kystes hydatiques. — Bien qu'on puisse les rencontrer à tous les âges de la vie, c'est chez l'homme adulte, de vingt à quarante ans, qu'on trouve le plus fréquemment les kystes hydatiques du rein. Leur fréquence est un peu plus grande chez l'homme que chez la femme : dans le relevé de Béraud, comprenant 49 cas, 29 portaient sur l'homme et 20 sur la femme.
Anàtohie pathologique. — Les kystes hydatiques du rein sont moins fréquents que ceux du foie et du poumon. Dans la statistique de Davaine, on trouve en effet 166 cas d'hydatides du foie, 42 do poumon et 30 seulement des reins. En général, un seul rein est atteint ; le plus souvent c*est dans le rein gauche que Ton trouve le kyste (23 lois sur 37 cas dans une statistique de Béraud). Ils se