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SPASMES

lionne, les veines se gonflent, la cyanose apparaît, l’asphyxie est imminente; le diaphragme est le plus souvent foriemeni contracté; l’air ne pénètre pas dans la poitrine et l’auscultation pratiquée à ce moment de la crise permet de constater la disparition du murmure vésiculaire. En même temps les mains sont crispées, les doigts serrés contre le pouce, parfois des mouvements toniques agitent les membres supérieurs; dans quelques circonstances, la contraction se généralise aux extrémités (tétanie, Hérard).

Cet état d’angoisse peut persister plusieurs minutes, après (juoi il se produit une série de petites inspirations saccadées et sonores, enfin, une inspiration plus profonde et plus bruyante marque la fin de l’accès. Alors il y a souvent émission d’urines abondantes; parfois il se déclare de véritables convulsions.

Habituellement l’expiration n’est pas notablement modifiée; dans quelques circonstances rares, elle est saccadée et bruyante comme l’inspiration.

Pour Hérard, il existe des cas où le diaphragme seul participe au spasme : alors la convulsion se traduit seulement par (le Vapnée. Quelle que soit la forme observée, l’inlelligence est intacte.

Il est rare que l’accès, et surtout le premier accès, entraîne la mort par la suffocation; l’enfant recouvre rapidement les apparences delà santé; mais bientôt un nouvel accès se produit, puis un second, un troisième, ceux-ci apparaissent indistinctement le jour ou la nuit et ils se répètent souvent à intervalles très rapprochés (Hérard a compté jusqu’à vingt-cinq accès dans un jour); un certain état de souffrance et d’alfaiblissement subsiste après eux; l’enfant devient maladif, il a le caractère plus irritable, il perd l’appétit; enfin la fièvre s’allume, la diarrhée apparaît et il se développe un véritable état d’hecticité, dans lequel le petit malade succombe le plus souvent. Parfois c’est dans le cours même de l’accès et par asphyxie qu’il meurt.

La survie est loin d’être rare ; les accès s’éloignent et perdent de leur intensité ; la santé reparaît an bout de quelques semaines ou de quelques mois, mais il reste toujours une certaine susceptibilité qui détermine la réapparition de la maladie sous l’influence de causes quelquefois insignifiantes.

Suivant Pagenstecher, on n’obtiendrait que cinq guérisons sur dix-huit cas; Hachmann a constaté Tissue favorable treize fois sur seize.

, Les plilegmasies des voies respiratoires viennent souvent compli-

MALADIES DU LARYNX

quer le spasme de la glotte, elles en augmentent l’intensité et la gravité. Les pyrexies, au contraire, semblent, dans la plupart des cas, interrompre le retour des accès.

Diagnostic. — La laryngite striduleuse, que les Anglais ont longtemps confondue avec le spasme gloitique, n’a rien (|ui rappelle l’asthme thymique : elle sévit chez des enfants plus âgés, elle est précédée en général d’un catarrhe laryngien, elle débute presque toujours la nuit, offre raretTient plus de cinq ou six accès, est accompagnée d’une toux quinteuse, rauque ou éclatante, d’inspirations bruyantes. Jamais de contractures; enfin c’est une maladie essentiellement aiguë quant à sa marche.

Il serait plus facile de confondre avec l’asthme de Kopp ces accès de suffocation temporaire qu’on voit éclater parfois chez les enfants

la suite d’une violente colère : les enfants blêmissent brusquement, renversent la tête, leurs yeux se tournent, la respiration se suspend quelques secondes; mais outre que ces accès sont de très courte durée, la rareté de leur apparition, leur ra(»port évident avec la cause qui les produit, suffisent le plus souvent pour éclairer le diagnostic.

Physiologie pathologique. — Nous avons déjà indiqué les différentes théories pathogéniques proposées pour expliquer l’origine de la maladie. Nous ne reviendrons pas sur celle de l'hypertrophie du thymus, que les faits anatomi(|ues démentent et que le raisonnement repousse; comment une lésion constante pourrait -elle entraîner des accidents aussi brusques et ne pas provoquer dans l’intervalle des accès le moindre degré de dyspnée? Nous laisserons aussi de côté la théorie de l’adénopathie bronchique (Hufeland, Kell, Ley), qui est en partie passible des mêmes objections, et celle du cranio tabes qui attribuait les accès à un ramollissement de l’occiput comprimant le cerveau (occiput mou, Blache, Corrigan).

Nous rappellerons seulement la façon de voir de Trousseau qui considérait le spasme comme provoqué par un défaut de synchronisme entre une contraction profonde du diaphragme et la dilatation de la glotte. Trousseau était arrivé à reproduire ce mécanisme presque à volonté; mais frappé, lui aussi, de la coexistence fréquente des convulsions (46 sur 61 cas, Henoch), il plaçait la maladie sous la dépendance d’un état général préalablement grave. Pour lui le spasme glottique n’était qu’une convulsion interne.

TnAiTEMENT. — Pendant l’accès, on cherchera à faciliter la respiration de l’enfant ; on ouvrira largement les fenêtres, ou lui pen-

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