GANGRÈNE DE LA BOUCHE
terminer la mort; d’ordinaire la glossite aiguë se termine par résolution.
La glossite disséquante (Wunderlicb) est caractérisée par des fissures profondes autour des papilles : le fond de ces fissures est souvent ulcéré et les particules alimentaires qui s’y arrêtent augmentent encore l’inflammation. La glossite disséquante est parfois difficile à distinguer de certains épithéliomas de la langue.
Les causes des glossites sont nombreuses : parmi les plus fréquentes, nous citerons le froid (Formorel, Béhier), les plaies, les morsures (par exemple chez les épileptiques), les piqûres d’insectes, les substances irritantes (garou, tabac, ammoniaque, etc.), l’application des caustiques, le mercure. Noël Guéneau de Mussy a attiré l’attention sur une variété particulière de glossite qui serait consécutive à la névrite de la corde du tympan et du lingual. La glossite papillaire se rencontrerait surtout chez les femmes nerveuses (Requin, Grisolle).
La glossite superficielle sera traitée par les astringents, la glossite disséquante par les caustiques. Les sangsues, les scarifications, les incisions multiples seront employées contre les formes parencbymateuses. Il faut ouvrir les abcès s’il y en a et recourir à l’ablation d’une partie de l’organe dans les cas rebelles (Demarquay). Les complications donnent lieu à des indications spéciales : la tracbéotomie, par exemple.
Requin, Grisolle. Path. int. — Wunderlich. Handb. der Path. und Tlierap. Stuttgart, 1854. — Formorel. Glossite aiguë causée par l’impression du froid (Un. méd., 1867). — Béhier. Glossite aiguë a frigore, in Gaz. hôp., 1870. — Demarquay. Art. Langue (Nouv. Dict. de méd. et de chir.). — N. Guéneau de Mussy. Arch. gén. de méd., 1879. — Debove. Psoriasis buccal, tli. Paris, 1874. — Van Lair. Lichélîoïde lingual (Revue méd., 1881). — Parrot. Progrès méd., 1882.