‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologie (volume 2)Chapitre 13 sur 212 · DES (.AISES 1»K MALADIE · texte numérisé non relu

DES (.AISES 1»K MALADIE

nombre des causes morbili jiies devient considérable, (lelles qui préparent les inodilications inlinies d'où sort la maladie sont entièrement inconnues et lenlient dans le domaine de l'abstraction. C'est ce qu'on ilésignnit autiviois sous le nom de causes pvocJioiues. C'est Vimpression morhifique, dont je parlais plus liant et qu'il l'aut placer en première li;.Mie de l'étiolo^ne, si l'on veut en comprendre le mécanisme. Elle existe aussi bien démontrée que n'importe (pielle cause expérimentale, j)uis(pie les eflels sont là. diveis et variés, pour attester sa i)résence, et la diversité de ses formes et de sa nature. Les autres causes de maladies sont moins abstraites, et cependant, bien qu'elles relèvent directement des sens et de rex|)éi'ience. leur action est inintelligible sans le secours de V'nupressioii morhidc. Ces causes existent en nous et autouide nous, lormant ce qu'on appelle les causes oulividuclles et les causes externes. 11 y en a qu'on dési<ine quekpiel'ois sous le nom de causes principales, à cause de leur importance réelle, incontestable, dans la piixliiclioii des maladies, et d'autres (pii ne sont i[\\ accessoires; ce sont celles dont l'action isolée, insidlisante, vient s'ajouter à d'auties iiitlueuces morbiliques. On nomme causes locales celles doid l'aition cl la léactiou restent circonscrites sur un point limité du coi'ps, et causes [féiiérales celles (pii ont porté le desordre dans l'en- .scmblc de rorj^anisme. Il y a des causes plujsiijues. mécaniques el rliiniKpies. (pii agissent ^m le corps vivant comme sui la matière inanimée el dont racti(»n est conrorme aux lois de la cliimie et de la mécani(iue; tels sont. j)ai- exemple, les elTets d un causticpie el de la pesanteur dans les cas de corps éti'angcis i\v< (issus. Il v a enlin des causes occult*'s, inappiéeiables pour nos sens autrement (pie |>ar leurs elï'els; ce sont ccll» s (pii t'iigcndrent les maladies sp(''cili(pies. les constiintions médi(al(»s. avec Icnis maladies parlicnlières. el les épidémies dans Iciii roiiiK* cl Icni- nalni'c si dilTcrcnlcs. (pi'cllcs dérontcnl et l'envei'scnl clia(pic lois les pnAisioiis d les prclcnlions lliérapenrKpics dv, la médecine

l ne luis |;i ncccssiii" de | impression nnnbide admise, huiles les causes de maladie peii\ciil clr(î classées d après la double division suivanle. applicable à lonic l:i nosograpliie. el (pie j'ai adoptée dans in«*s conis : I" c.in^cs prcdis|iosanles. rcnrermanl celles dont I aclicui Iciili'. graduelle. iii>aisiss;d»le incoiiinie. dispose la racullé iinpressible à l'aclion des agents moi liili(pi<'s : telles, sont les intbience^ de 1 âge, des saisons, do tempérament de I licrcditi- de I :ilimciitalion, etc.; tr causes déterminantes occasi(mnelles dmij I ;i( lion plus ;ippréciable el pins certaine, est généralement suivie de plicnomcncs morbides évidents : tels sont les coups, les blessures, I action du Iroid. d'un

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poison, d'un miasme, d'un virus, etc. C'est dans cet ordre que je vais les étudier.

Après avoir ainsi exposé les faits relatifs à toutes les impressions morbiiiques, quelle que soit leur nature, j'essayerai, dans une vue d'ensemble, de généraliser leur influence, et, en remontant du partiel au général, j'établirai leur part d'influence sur l'homme dans les faits généraux qui concernent les constitutions médicales, les épidémies, les endémies, la contagion, l'infection, les idiosyncrasies, les immunités, la spécificité, les diathéses, etc.

§ 1 . — Causes prédisposantes.

Les impressions morbiiiques comprises dans la catégorie des causes prédisposantes sont celles qui exercent une action lente et progressive sur l'homme, de manière à le disposer au développement d'une maladie. Si difficile qu'il soit de pénétrer le mvstère qui enveloppe le mode d'action de ces causes générales, on ne peut méconnaître la réalité de leur intervention trop bien démontrée par l'expérience et la raison. Partout ici autour de nous, et ailleurs dans les contrées les plus lointaines, nous voyons la pathogénie modifiée par des influences extérieures nominalement constatées, mais intimement peu connues, et dont je vais tracer l'histoire.

Parmi les causes prédisposantes morbifiqiies, il en est de (jénéroles, qui agissent sur un grand nombre d'individus à la fois, sur des populations entières, sur des a<jglomérations humaines isolées, dans un navire, dans une prison et dans les camps. Tels sont, par exemple, l'influence de l'atmosplière, sa pesanteur, sa température, son mélange avec l'ozone; l'influence des saisons et des climats, celle des localités, celle enfin des passions morales et de la direction d'esprit d'une société en révolution ou en décadence.

D'autres causes prédisposantes morbiiiques exercent leur action sur des individus isolés, à cause de leur âge, de leur race, de leur profession. Elles constituent déjà une sorte d'opportunité spéciale, dans une catégorie de causes générales dont l'inlkience n'a rien de comminatoire. Ce sont les causes prédisposantes individuelles.

P Causes prédisposantes générales.

liNFLUENCE ATMOSPHÉRIQUE. — L'atmosplièrc qui nous entoure, sensiblement la même, quant à sa composition chimique, dans tous les heux du globe et à différentes hauteurs, est souvent remplie de vapeur d'eau en proportion variable, d'acide carbonique, selon les lieux et les

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