A. DES ANIMAUX PARASITES DU COI^PS HUMAIK, OU ZOOGÉNIES
Les parasites animaux sont très-nombreux et doivent être divisés, d'après leur siège à l'extérieur ou à l'intérieur du corps, en épizoaires ou entozoaires. Cuvier voulait qu'on distinguât ces derniers, d'après leur structure, en parenchymenteux et cavitaires; mais son opinion n'a point prévalu. Rudolphi, au contraire, les a séparés, d'après leur forme, en quatre grandes classes, les nématodes, les trématodes, les cestoïdes et les cystiques. Toutefois, comme ces divisions ne s'appliquent qu'à une seule espèce de parasites, aux entozoaires, il est préférable de suivre celle de Virchow, qui comprend indistinctement tous les animaux parasites connus.
I Infusop.ia. — Vibrio, polygathicse.
II VtRMiis. A. Platyehna; cestoidea vera et cestoidea cistica, etc.
B. Ncmatilinia; filaria, trichina. strongylus, etc.
III Articulata. a. Cruslacea.
B. Acarina, sarcoptes scal)iei, acarus.
C. hisecta, aplei'a(pediculus), diptera (pulexœstrus honiinis).
Parasites de la surface du corps ^ ou épizoaires, — Comme le fait trèsjustement remarquer M. Lebert, les infusoires ne se rencontrent guère que sur les plaies où la sécrétion purulente séjourne et s'altère. Ce sont surtout les espèces du genre vibrion et aussi des infusoires polygaslriques. On en trouve également dans le mucus intestinal et vaginal. Quelques personnes disent en avoir observé dans le sang, mais cela est douteux.
Il y a des insectes parasites; les plus fréquents sont les poux de la tète, des vêtements, du pubis. J.eur production est généralement discrète; mais, dans quelques circonstances, à la fin des maladies aiguës et dans la maladie pédiculaire ou phthiriase, ils peuvent exister en proportion incroyable.
Les larves de mouche (musca carnaria) peuvent causer des accidents
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épouvantables. Ainsi, d'après deux faits, dont l'un appartient à M. Boulin et l'autre à M. J. Cloquet, l'homme endormi pourrait être dévoré par des larves de mouches carnassières.
Les acarus de l'homme, rangés par Virchow dans les arachnides, comprennent les acarus de la gale et des follicules pileux.
1° L'acarus de la gale^ décrit par Gales, Renucci, et dans ces derniers temps par MM. Bourguignon, Lanquetin, se voit à l'œil nu ; il apparaît comme un point blanchâtre, ayant à l'état adulte tout au plus 1/2 millimètre de longueur sur I/o de largeur.
« Sous le microscope on reconnaît les petites échancrures du bord latéral du corps et la surface inégale et bombée du dos. Il a entre les pattes de devant une sorte de trompe, quatre soies autour de la bouche, à la face inférieure de laquelle on voit deux maxillaires. Le dos est garni d'élévations coniques disposées par lignes transversales et de quatre séries d'excroissances a b
plus longues et recourbées au sommet. Les pieds sont courts et articulés. Les quatre premiers latéraux se terminent par une espèce de ventouse . Les quatre postérieurs sont situés à la partie inférieure, qui est garnie de soies ifig.M). »
« Les sillons creusés surtout par les femelles sont courbes , anguleux, de un demi à un centimètre de longueur, faisant un peu saillie à une extrémité où se trouve une petite papule ou vésicule; à l'autre bout se tient l'acarus. Le siège des sillons est l'épiderme de la partie latérale interne des doigts principalement, et le derme est intact. D'après les recherches de M. Lanquetin, le mâle, dépourvu d'épines sur le dos, ne creuse pas de sillons.
2° L'acarus des follicules pileux, découvert par M. Gustave Simon, de Berlin, est un peu plus allongé que celui de la gale. Il est très-commun, puisque, sur dix personnes, il y en a au moins une ou deux chez lesquelles on trouve ce parasite, (pii d'ailleurs ne produit aucune manifestation morbide.
Fif/. 44. Acarus delà gale vu par ses faces abdominale {fig.A) et dorsale, i/4 à l/'2 millimètre de diamètre, ventre terminé par (////. B) deux grandes soies, ayant en avant deux paires de soies plus petites, corps mamelonné au-dessus avec des lignes en arc de cercle à son pourtour (fig. B).
Des cntozoaiies ou helminthes qui habitent les parties profondes du corps humain.
Les entozoaires ne peuvent \ivre que dans le corps d'un animal. Hors de là ils languissent et meurent; mais leur germe, transporté d'un individu à un autre, peut s'y développer et donner lieu à de nouveaux helminthes, différents des premiers à cause de l'iniïuence du milieu ambiant. Ainsi des cisticerques de lapin, avalés par un chien ou par l'homme, peuvent se transformer en tœnia dans les voies digestives. Le distome, habituel dans les branchies du limnée des marais, et qui est dépourvu de sexe tant qu'il habite ces limnées, devient complet dans l'inteslin des oiseaux aquatiques, après qu'il est avalé par ces animaux.
C'est parla bouche et par l'alimentation que pénètrent dans l'homme les germes des enlozaires qu'on y trouve, mais il est des circonstances qui, plus qued'auti^es, favorisent leur éclosion et leur développement.
11 y a des familles où les entozoaires se produisent avec grande facilité. L'enfance est la condition la plus favorable à leur développement, peut-être à cause de la disposition lymphatique inhérente à la jeunesse. On les attribue à la mauvaise alimentation, aux viandes inférieures, aux fruits verts, aux légumes et à l'inanition. Certaines espèces sont endémiques dans plusieurs pays : ainsi le tœnia solium en Allemagne, en Hollande, et le botriocéphale en Suisse, en Pologne et en Russie ^ Leur présence se rattache souvent à un état morbide déterminé, soit des voies digestives, soit de l'économie en général; ainsi la diathôse scrofuleuse, l'entérite et la fièvre typhoïde, engendrent les ascarides lombricoïdes, et on a vu les poux apparaître dans la convalescence des maladies aiguës.
H y a des entozoaires qui ne produisent aucun accident morl)ide appréciable : le trichocéphale est de ce nombre, ils restent à l'état latent; d'autres iri'itent les tissus qu'ils occupent et occasionnent des démangeaisons, exemple : les oxyures dans le rectum; des coliques et des hémorrhagics, exemple : le tœnia; des abcès, exemple : le filaire, les échinocoques; etc.; tous peuvent engendrer des accidents sympathiques variés, et, bien que ces faits soient rares, on connaît un assez grand nombre de faits d'amaurose, de convulsions éclampliques, de chorée, d'épilepsie singulière et de né^vroses bizarres, dépendant d'helminthes ayant pour siège les centres nerveux ou les voies digestives. H suffit souvent d'expulser un cntozoaire pour guérir des accidents nerveux qui avaient résisté à tous les autres moyens thérapeutiques.
* Voyez Iloiidiii, Truilc de Gcographie médicale, Paris, 1857, l. V\ pag. 55G.
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I. Nématoïdes. — D'après M. Dujardin, ce sont des vers à corps tiliforme ou fusiforme très-allongé, revêtus d'un tégument résistant, avec une bouche terminale ou presque terminale, et un anus presque terminal ou précédant une queue très-amincie ; leur intestin est droit.
Les sexes sont séparés. L'appareil génital mâle est formé d'un long tube filiforme replié à l'intérieur et aboutissant à l'anus ou très-près de l'anus, avec une ou plusieurs pièces copulatoircs souvent dures, cornées, et souvent aussi accompagnées à Textérieur d'expansions membraneuses latéiales en forme d'ailes, ou par une gaîne, des papilles ou des ventouses.
L'appareil génital femelle. est formé d'un ou de plusieurs ovaires fdiformes très-longs, repliés à l'intérieur et venant aboutir à la vulve, située en avant de l'anus , plus ou moins près de la tète. OEufs ronds ou elliptiques, dont l'éclosion se fait quelquefois dans le corps de la mère.
Cette classe comprend : les tnchocépliales, les filaïres, les strongles , les oxyures , les ascarides et le trichina.
V Le trichocépJtale, ver blanc, jaunâtre, filiforme, long de trente-cinq à cinquante millimètres, très-fréquent dans la fièvre typhoïde , se rencontre dans une foule de maladies très-différentes et même à l'état normal. Il suffit d'en chercher pour en découvrir. 11 habite le cœcum ou le commencement du côlon, et il s'attache à la muqueuse par sa partie céphalique. Sa présence n'occasionne aucun accident (fig. 45).
2*^ Fil aire de Médine, ou dragonneau. Ce ver est blanc, rougeatre, cylindrique, filiforme, très-long, et peut atteindre de quinze centimètres à un ou deux mètres. Il se rencontre surtout sous les tropiques de l'ancien continent, et principalement en [Guinée. Il se trouve dans le tissu cellulaire sous-cutané des jambes ou du scrotum. Quelquefois toléré sans le moindre symptôme, il donne souvent lieu à des souffrances vives. Chaque dragonneau est situé dans une petite tumeur, qui
l'if/. 45. rt, Irichocéphalc mûlc, corps rcrourl)('! en spiralo; long de 57 millimètres, large <lc 1/2 à 1 millimètre; b, grossi; la queue est pourvue d'une l)Our.ec allongée ; c, tricliocépliale femelle, 43 millimètres de long.
ordinairement suppure. On l'enroule autour d'un bâton pour l'extraire, en ayant soin de ne le pas casser.
7/ Filaire de Vœil. Ce \er, très-rare, a été trouvé dans une cataracte.
4^* Strongle des reins. Ce ver, rouge, volumineux, très-long, cylindrique, est excessivement rare, et sa détermination zoologique n'est pas complète.
5^ Oxyure. Ce ver, presque spécial à la première enfance, habite le gros intestin et surtout le rectum, où il excite des démangeaisons pénibles sans inconvénients sérieux pour la santé. Il est blanc, fdiforme, cylindrique, très-étroit et long de cinq à dix millimètres {fig. 46 et 47).
6° L'ascaride vrai ou lombrico'ide, blanc ou rougeâtre, cylindrique ou fusiforme allongé, offre une tête distincte, petite, à trois vulves, garnies chacune d'une papille, et il a de quinze à vingt centimètres de long sur cinq millimètres de large. Il occupe l'intestin grêle, mais on le trouve assez souvent dans le gros intestin; il peut remonter jusqu'à la glotte (fig. 48) ou s'engager dans les voies biliaires. Sa migration dans les voies respiratoires a amené plusieurs fois la mort par suffocation, et les ascarides ayant pénétré dans le canal hépatique ont produit des abcès du foie. Certaines maladies, telles que la lièvre typhoïde à forme muqueuse, favorisent leur développement , et c'est à cette occasion que Ton a décrit des épidémies de fièvre vermineuse. On en trouve chez un grand nombre d'enfants ayant succombé aux maladies les plus diverses. Ils existent à l'état de santé, engendrés par une mauvaise alimentation, par les légumes et les fruits verts. Leur présence peut occasionner des convulsions ou des accès épilepliformes. Accumulés dans rap[)endicc vcrmiformc ou dans les autres parties de l'intestin, ils peuvent en produite la perforation.
Fig. 46. Oxyure femelle, long (le 8 à 10 niillimè- Ires; «, tête mousse, queue mince, très-effilée et trèspointue; i,lc même grossi.
Fig. 47. Oxyure mâle, corps rond, long de o à 4 millimètres; a, obtus à la tête, contourné en spirale sur la queue; ^, le même grossi.
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7** La trichine (trichina spiralis).Ce petitver, filiforme, sans organes sexuels, se développe quelquefois en quantité considérable dans le tissu musculaire de l'homme. On ne sait d'où il \ient ni ce qu'il devient. Il ne donne lieu à aucun symptôme.
8° Ancijlostomum duodenale. Ce ver, décrit par Dubini, de Milan, et retrouvé au Caire, où il est fréquent, par Billiary , habite surtout le jéjunum et s'accroche assez solidement à la muqueuse. Il peut occasionner des hémorrhagies intestinales assez abondantes.
II. AcA>'THOTHECA. — Lcs acauthothèques sont des vers qui offrent beaucoup d'analogie avec les crustacés.
Cette famille ne fournit à l'homme qu'un seul genre, le pentastomum contrictum. Trouvé en Egypte dans l'intestin grêle de quelques individus.
III. Trématodes. — Ces helminthes, assez compliqués, sont excessivement rares, du moins dans nos climats ; ils habitent les cavités naturelles, le tissu des organes ou la surface du corps des animaux. Dans cette classe se trouve le distoma hepaticum, long de deux à trois centimètres, large de cinq à dix millimètres, allongé, ovale et arrondi en avant, pluslarge et aplati en arrière.
Il se trouve dans le foie.
IV. Cestoïdes. — D'après les recherches modernes de Van Beneden et de Kûclienmeister , les vers cestoïdes et les cystiques ne sont probablement que des individus de même classe, à un âge et à un état de développement différents. Ils doivent être divisés en deux groupes : les cestoïdes parfaits ou pro- (jlotti(pies, et les cestoïdes imparfaits, scolicines ou cystiques. Ce sont des vers mous, aplatis, ordinairement disposés en bandelettes, dont une tête garnie de ventouses et quelquefois armée de crocliets.
A. Cestoïdes viiais, fiioglottiques. — 1" Tœnia de lliomme (TaMiia
F/f/. 48. a, ascaride lomhricoïde femelle <le l'homme; b, extrémité antérieure grossie vue de côté; c, la même vue de lace,!fmon- Irant la bouche au centre entourée de trois mamelons, ayant chacun un sillon qui empiète sur leur ani;le interne;î<?, extrémité postérieure grossie; d, ascaride mâle de grosseur naturelle.
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solium. T. serrata) (fiy. 49). Ce ver, qu'il est inutile de décrire, liabite 1 intestin grêle, et ressemble beaucoup au botriocéphale, que l'on a confondu avec lui sous le nom de ver solitaire. Il s'en distingue sur-
Fif/. i!j. T;nnia solium ou tœnia armé; cou (iliforiiie ailongô, corps plus large aplati, iiiharic de plusieurs uiôlres, lêlc tuberculeuse luunic, (le quatre suçoirs entre lesquels ou observe une saillie plus grande entourée d'une couronne de crochets semblalilo à celle de la tète des éciiinocoques.
Flg. 50, l'otriocéplialo ou taenia non armé; tète allongée, inincc, sans crochet, avec fossettes latérales au lieu de ventouses.
tout parla présence de crochets situés à son extrémité céphalique. On le trouve prest^ne exclusivement en France, en Angleterre, en Allemagne, en Hollande, en Orient.
T Txnia medio-cnncellala. Ce ver, très-commun en Europe d'après M. Kiicliemneister, est encore peu connu.
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o"" Taenia nana. Variété observée en Ég^'pte par M. Billiary.
4'' Botkriocephalus Mus, txnia non armé [fig. 50). Ce ver diffère du taenia par l'absence de crochets et des ventouses orbiculaires musculeuses de la tête. On le trouve fréquemment en Suisse, surtout la Suisse occidentale, en Pologne et en Russie.
B. Gestoïdes cystiques. — Ces vers, jadis appelés vésiculaires, constituent ce que les auteurs ont appelé des acéphalocystes et des hydatides. Ce sont des cestoïdes incomplètement développés, dépourvus d'organes génitaux, dont le corps est terminé par une ampoule garnie de liquide. Cette classe renferme deux genres : le cijsticerque et léchino coque.
r Cijsticerque {flg. 51 et 52). Ce ver, excessivement petit quand il est rentré en lui-même, est contenu isolément dans un kyste. Il est
Fiff. 51
Fif/. 51. Cysiicerque : 4, a, vésicule d'enveloppe transparente remplie de liquide; b, 0, oiilice do la vésicule; c, c, au pourtour de l'orifice est une vésicule pisiforme au fond de laquelle en /"est attaché l'animal; rf, l'animal retraité au fond de la vésicule pisiforme; e, sa tête repliée sur elle-mômt! s'allonge et sort en b par l'ouverture. 2, tête d'im cysiicerque; A, couronne de vingt-quatre à vingthuit crochets; e, ventouses; A, la tête. 5, crochets isolés.
Fig. 52. (lyslicerque du mouton dont la tête D n'est pas profondément rentrée.
formé d'un corps de taenia incomplètement développé et invagiiié sur lui-même. Sa tête est garnie d'une double couronne de crocliets, et son
ij.
J'ATIIOl-, CtN.
corps est terminé en arrière par une ampoule ou vésicule plus ou moins volumineuse.
Le cysticerque de l'homme se rencontre de préférence dans le tissu musculaire et dans les centres nerveux. Il existe plusieurs faits de cysticerques trouvés dans le cœur et ayant donné lieu à une endocardite intense.
Dans le cerveau, la présence de ces parasites détermine quelquefois des accès d'épilepsie, mais chez d'autres personnes leur présence ne produit aucun accident.
Ainsi j'ai vu mourir deux enfants avec des cysticerques du cerveau : l'un n'a offert aucun phénomène nerveux, et avait du pus dans les méninges; l'autre, qui avait présenté, un mois
Fig. 55. ]N° 1; ^4, paroi slomogène, opaline, épaisse, tremblante, enveloppant la membrane mère des échinocoqucs; d^ membrane mère à la lace de laquelle sont appendus les échinocoqucs; b, échinocoques adhérents à la membrane mère.
IS" 2; B, membrane mère; A, développement vésiculilorme de cette membrane, renfermant de 4 à 20 échinocoques; rf, face interne de la membrane où sont attaclics les échinocoques, et pédicule d'attache.
IN" ô A; échinocoque libre, corps sphéroïdal, long de O""'",^ à 0""",25 qtiand la tête est rentrée; 0""",5 si elle es» sortie; A, vcnlouscs de l'animal; </, couronne de crochets autour de la tèle; b, la même, vue à part.
o li; tète vue de face en dcssu.^ avec les quatre ventouses.
IS* A; i4, membrane mère; rf, corps de l'animal; b, tête avant l'invagination.
K" 5 et 6; échinocoques libres.
K" 7. Kchinocoques à tête rentrée, invaginée dans le corps.
N° «S. Crochets libres.
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avant la mort, des convulsions choréiques, est mort subitement avec une néphrite albumineuse consécutive à la scarlatine.
2'^ Échinocoque. Ces vers {fig. 5o) se composent d'une grande vésicule membraneuse transparente., nommée hydatide ou acéplialocyste. renfermée dans un kyste libreux résistant, dit aclventif. Chaque hydatide contient un liquide limpide dans lequel nagent une quantité de petits helminthes blancs, ressemblant à des grains de sabletrès-fm, et qui, sous le microscope, paraissent ovales ou piriformes et renflés; leur tête, qui rentre ou sort à volonté, ressemble à celle d'un tœnia pourvu de quatre ventouses et d'une couronne de crochets. Quelquefois il n'y a qu'une vésicule ou hydatide dans le kyste extérieur, mais plus ordinairement il s'en trouve un très-grand nombre.
Alors elles sont renfermées dans une autre membrane celluleuse d'enveloppe, qui est connue sous le nom dliycla' tide mère.
Les échinocoques se trouvent dans le foie et dans tous les organes intérieurs et superficiels du corps. Dans leur développement ils refoulent les parties de l'organe malade, ce qui amène autour d'eux une production de tissu cellulaire ou de tissu libreux, destiné à constituer le kyste adventif. Celui-ci, très-vasculaire, peut s'enflammer et se perforer de manière à faciliter le rejet des échinocoques. D'autres fois il subit une altération rétrograde et s'intiltre de matières graisseuses et calcaires qui limitent son expansion; il comprime les parasites renfermés dans son intérieur et les fait périr.
De cette variété dépend le cœ?iMr^(ft{/. 54), ver vésiculaire dont le corps et la tète , garnis de ventouses et de crochets, sont rentrés dans une vésicule blanchâtre percée d'une ouverture pour la sortie de l'animal. Le cœnure se rencontre principalement dans le cerveau du mouton, et c'est à sa présence qu'il faut rapporter le tournis, maladie nerveuse qui en fait périr un si grand nombre.
Fig. 54. Cœnure; h, /«, vésicule commune à plusieurs corps: f/, g, corps renfermés dans la vésicule de 1 à 5 millimètres; rf, tête à quatre ventouses; c, couronne de crocliets; b, adhérence de l'animal à la vésicule d'enveloppe; a, ouverture de la vésicule par où l'animal replié en dedans peut sortir sa tête au dehors; e, plis cylindriques du corps de l'animal.