‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologie (volume 2)Chapitre 150 sur 212 · SIGNES FOUR?<IS PAU LES ORGANES GÉNITAUX · texte numérisé non relu

SIGNES FOUR?<IS PAU LES ORGANES GÉNITAUX

Des douleurs lancinantes, acconnpagnéesd'im sentiment de contraction, s'observent souvent à Thypogastre pendant la menstruation; elles dépendent de la contractilité utérine mise en jeu, et elles appartiennent à la dysménorrhée. Ce sont des coliques utérines se rapprochant beaucoup des douleurs lancinantes qui existent pendant quelques jours après l'accouchement.

La douleur provoquée est tantôt circonscrite ou partielle, et tantôt générale. La première s'observe àl'épigastredansla gastrite et dans le cancer de l'estomac ; dans toute la fosse iliaque droite dans la fièvre typhoïde et les maladies aiguës ou chroniques du cœcum ; sur le trajet du côlon dans la dysenterie; à l'hypogastre dans la métrite aiguë et dans les phlegmons de l'ovaire ou du hgament large, etc. Elle n'existe partout que dans l'entérite et la péritonite : mais dans cette dernière maladie, à l'état très-aigu, elle a quelque chose de vraiment caractéristique. D'une acuité intolérable, elle est tellement vive, que le moindre mouvement et le plus faible contact sur le ventre arrachent des cris de souffrance aux malades.

Il y a enfin à l'intérieur du ventre des tumeurs dures ou fluctuantes nées dans les nombreux organes contenus dans cette cavité. Ces tumeurs, par leur siège, par leur résistance et leur forme, indiquent en partie leur nature; mais, malgré tout l'intérêt qui se rattache à leur étude, je me borne à les signaler pour ne pas trop effleurer un sujet qui est complètement du domaine de la pathologie spéciale.

SIGNES FOURISIS PAK l' EXAMEN DES ORGANES GENITAUX.

Les organes génitaux de l'homme et de la femme sont généralement le siège des altérations de la syphilis primitive, c'est-à-dire du chancre, et quelquefois de la syphilis constitutionnelle manifestée par dessyphilides tuberculeuses ou pustules plates. On y observe aussi des inflammations spéciales connues sous le nom de blennorrhagie avec écoulement purulent transmissible par contagion directe.

La verge est petite et disparaît presque entièrement dans les cas de phimosis très-prononcé, dans les maladies du scrotum, et notamment dans la double hydrocèle de la tunique vaginale. Elle se gonfle et devient transparente en restant molle dans fanasarque. On la trouve au contraire dure et roide d'une façon permanente dans le satyriasis, ou d'une manière intermittente et nocturne dans la blennorrhagie. Elle n'est plus susceptible d'érection chez les individus atteints de paraplégie ou impuissants par suite de diabètes ou de pertes séminales involontaires.

Les testicules remontent souvent vers l'anneau inguinal, comme s'ils

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allaient rentrer dans l'abdomen, dans la névralgie ilio-scrolale et principalement dans les violents accès de colique néphrétique. Ils se gonflent quelquefois et deviennent douloureux à la suite des oreillons et de ce qu'on appelle la cliaude-pisse tombée dans les bourses; mais dans ce cas c'est principalement l'épididyme qui devient le siège du mal. Le scrotum devient énorme dans les tumeurs solides et liquides des bourses, dans l'hydrocèle vaginale, dans lesinfdtrationsurineuses, dans l'anasarque, etc.

Chez les femmes, sauf quelques maladies locales, telles que la blennorrhagie, les abcès, les tumeurs graisseuses et variqueuses, Tanasarque qui accompagne l'hydropisie, etc., les parties extérieures delà génération n'offrent pas de phénomènes importants à signaler dont on puisse faire des signes diagnostiques, et je ne m'arrêterai pas davantage sur les altérations qu'elles présentent.

SIGNES FOURNIS PAR l'eXAMEN DES MEMBRES, DES MAINS ET DES PIEDS.

Les membres supérieurs ou inférieurs sont le siège de phénomènes variés de paralysie, de convulsions, de contracture, d'atrophie, de gonflement, de douleur, de froid , de sueur, etc., qui sont autant de signes importants pour le diagnostic des maladies.

Les membres sont immobiles dans la paralysie, soit dans une moitié latérale du corps, ce qui consiiiue Y hémiplégie, dépendante d'une hémorrhagie, d'un ramollissement ou d'une altération matérielle considérable de l'hémisphère cérébral opposé, soit dans les deux membres inférieurs, ou paraplégie, à la suite des maladies de la moelle épinière, soit enfin dans un seul membre à la suite d'une altération du nerf correspondant à la paralysie. Certaines parties des membres, notamment les muscles extenseurs des doigts, sont isolément immobiles dans la paralysie saturnine, et on reconnaît aisément cette paralysie à la forme des mains et des doigts, que les malades montrent demifléchis, sans possibilité d'extension. Leur paralysie générale et complète indique toujours de graves désordres dans le cerveau et la mort dans un temps assez rapproché.

La faiblesse des membres, premier degré de l'immobilité et de la paralysie de leurs muscles, s'observe dans les mêmes circonstances et sous l'inlhience des mêmes causes. Celte faiblesse a quelque chose de particulier qui la distingue d'un autre état de faiblesse occasionné par la courbalure et l'état de maladie. Les malades, bien portants d'ailleurs, sentent que leurs muscles affaiblis n'obéissent plus à leur volonté : la main ne serre plus les objets (pi'on lui présente, le bras ne peut plusse porter sur la tête; dans la marche, les jambes ne sont plus

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