‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologie (volume 2)Chapitre 159 sur 212 · TROUBLES DE LA SENSIBLITÉ. — DE LA CÉPHALALGIE · texte numérisé non relu

TROUBLES DE LA SENSIBLITÉ. — DE LA CÉPHALALGIE

aux vapeurs, aux spasmes, à des douleurs vagues, à la tympanite épigastrique, à la boule, etc., qui a une céphalalgie habituelle, générale ou limitée à un seul point et surtout occipitale, est une femme atteinte d'hystérie.

6° Dans l'hypocondrie, la céphalalgie est habituelle, presque permanente, et offre tantôt le caractère d'une constriction temporale, et tantôt cehii d'une pesanteur telle, que la tète s'incline sur le cou. Quelquefois elle offre des exacerbations. Le plus souvent générale, elle est quelquefois circonscrite, localisée; dans ce cas, elle est le plus souvent sus-orbitaire et occipitale.

T Dans les fièvres, et surtout dansla/îèiT^ lyphoide,\di céphalalgie est un des premiers symptômes de la maladie ; elle survient en général quelques jours avant le mouvement fébrile. Elle ne cède pas au moment de l'invasion de la fièvre; au contraire, elle augmente. Ainsi viennent des étourdissements et le délire. La céphalalgie est donc un symptôme très-précieux dans la lièvre typhoïde, le seul quelquefois dont se plaignent les malades. C'est tout à la fois un symptôme du début et un symptôme de la période d'état delà maladie; sa diminution coïncide avec l'amélioration du mal, et lorsque toutefois la guérison doit avoir lieu. Quand, au contraire, la maladie parait tendre vers une terminaison funeste, la céphalalgie persiste. Dans le cas où elle disparait, il est bien rare de la voir se reproduire. Aussi, si ce phénomène anomal se montre vers le déclin de la maladie, l'on doit craindre une complication, le retour du mouvement fébrile, des accidents du côté de l'intestin, une pneumonie, mais surtout une méningite ou un épanchement séreux dans les ventricules du cerveau ou dans la cavité de l'arachnoïde.

Dans la fièvre intermittente, la céphalalgie est un symptôme prodroniique des accès. C'est un symptôme qui manque très-rarement et qui, en l'absence d'accès bien complets et bien déterminés, peut mettre sur la voie d'une lièvre intermittente. D'ailleurs, il y a une forme de fièvre intermittente pernicieuse dans laquelle le mal de tète constitue le symptôme principal. On appelle cette lièvre fièvre pernicieuse cépJialalfjique.

Dans les fièvres éruptives, la céphalalgie, qui ressemble beaucoup l\ celle qu'on rencontre dans la fièvre typhoïde, cesse dès l'éruption. C'est un phénomène du début. — Si la douleur de tète persiste malgré l'apparition de l'éruption, c'est un signe de mauvais augnie : ou bien l'éruption est incomplète, ou il se prépare une comphcalioii.

(S" Il y a erilin des douleurs de tète sympathiques des maladifs des voies digestives dans Yïjidiyestion, dans ['embarras (justriiiui', mais

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plutôt dans les maladies aiguës que dans les maladies chroniques. Elles s'observent aussi dans la chlorose, dans l'anémie et dans les altérations du sang par les poisons, lorsque la substance portée dans l'estomac a une action plus ou moins directe sur le système nerveux .

Art. III. — Troubles du mouvement.

§ I. De la paralysie du mouvement.

La paralysie du mouvement, ou simplement la paralysie, est la perte de la contractilité des muscles volontaires ou indépendants de la volonté.

Elle est générale ou partielle^ occupe un ou plusieurs muscles à la fois, et, dans quelques circonstances, tous les muscles d'un côté ou de la moitié inférieure du corps. La paralysie d'un côté a reçu le nom àliémiplégie, et la paralysie des membres inférieurs celui de paraplégie. Elle est complète lorsque les mouvements sont entièrement anéantis; incomplète, au contraire, s'ils ne sont qu'affaiblis et diminués dans leur énergie habituelle. Son invasion est lente, progressive chez quelques malades, et brusque chez d'autres, qui perdent tout à coup les facultés motrices d'un organe ou d'un de leurs membres. On la reconnaît assez difficilement quand elle est encore incomplète, mais il n'en est pas de même lorsque le mouvement est entièrement aboli; alors, si la paralysie occupe les membres, la marche est difficile ou impossible; les jambes sautillent ou traînent sur le sol, et la volonté n'a sur elles qu'un faible empire. Les bras ne peuvent se lever sur la tête, et la main ne serre plus les objets qu'on lui présente. A la face, dont une moitié seulement est paralysée, les contractions du sourcil ne sont plus apparentes, l'œil entr'ouvert ne peut se fermer, et la bouche est toujours déviée du côté opposé à la paralysie dès que le malade rit ou fait effort pour dire quelques mots. La langue paralysée d'un côté sort de la bouche, mais déviée du côté malade par l'effet de la contraction du génio-glosse resté sain, l'autre ne pouvant lutter pour maintenir la rectitude de l'organe.

A l'intérieur, la paralysie peut occuper tous les organes musculaires, le pharynx, l'œsophage, l'estomac, le rectum, la vessie, le diaphragme, etc. Chacune de ces paralysies offre des caractères différents en rapport avec la fonction de l'organe affecté. Ainsi la paralysie du rectum détermine de la constipation ; et celle du sphincter de l'anus l'incontinence des matières stcrcorales; celle de la vessie produit la rétention d'urine et la distension de l'organe par le liquide ; la paralysie de restoniac amène la distension de ce viscère et sa réplétion

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