‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologie (volume 2)Chapitre 16 sur 212 · INFLUENCE DE LA LLMIÈUE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE LA LLMIÈUE

de grippe, et sous une constitution médicale disposant aux affections de poitrine, tandis que l'inverse avait été observé sous le règne d'une constitution gastrique. Le même observateur a signalé ral)sence d'Ozone pendant une épidémie de choléra, fait confirmé à Strasbourg par Boeckel, à Gorbigny par Billiard, à Berne par Wolff, etc. Ce sont là des résultats importants à connaître et à vérifier, mais leur interprétation, encore impossible dans l'état actuel de la science, doit être ajournée à l'époque où de nouvelles et plus nombreuses observations viendront jeter la lumière dans ce sujet difficile.

L'atmosphère qui n'est pas souvent renouvelée par de nouvelles et successives quantités d'air est très-malsaine pour ceux qui s'y trouvent, et l'impression qu'elle exerce sur l'économie est une cause prédisposante générale morbitique bien constatée. Que ce soit à ciel ouvert, comme dans les gorges si profondes des Alpes, dans les bas-fonds de l'Auvergne, au milieu des camps ou en lieu clos, comme dans les hôpitaux et les prisons, l'air non suffisamment renouvelé produit ici des scrofules, le goitre, et, ailleurs, le typhus, la "peste, etc.

Lnfluence DE LA LUMIÈRE. — L'impressiou produitc sur l'homme par la lumière est aussi nécessaire à son développement que la présence de l'air à l'hématose, et les résultats de la soustraction de cet agent sont tels, qu'ils prédisposent les enfants au dévoloppement du rachitisme. (Milne Edwards. Injl. des agents physiques.) D'une manière générale, l'absence de lumière longtemps prolongée chez les prisonniers, les ouvriers mineurs, a pour effet l'affaiblissement des forces, l'appauvrissement du sang (perte de fibrine, d'albumine et de globules) et la prédisposition à l'anasarque, à Fhydropisie, aux hémorragies et à toutes les formes de la scrofule.

La privation absolue de lumière a une telle influence sur les organes, qu'il en est un parmi eux que celte absence d'excitation détruit absolument, c'est l'œil. Cela n'a jamais été vu chez l'homme, dont les yeux, d'abord plus pénétrants dans l'obscurité, finissent par devenir graduellement très-irritables au point de ne pouvoir plus supporter le jour. Au contraire, chez les poissons de certaines grottes de l'Amérique, qui vivent dans une obscurité complète, l'œil se détruit et est remplacé par un moignon opaque, comme si, la fonction visuelle ne pouvant plus s'accomplir, l'organe était obUgé de s'atrophier et de disparaître.

Impi;essions saisonnières. — L'impression produite sur la vitalité et sur l'organisation par le changement et le retour des saisons dépend en grande partie des conditions atmospliériques que j'ai précédemment étudiées. — Permanente comme le temps de la saison, elle

20 CAUSES PRÉDISPOSÂMES GÉNÉRALES.

engendre chez riiommc les mêmes prédispositions morbifiqnes que les modifications de température, d'iiygrométrie, de ventilation dont j'ai parlé: mais, connue les maladies nées sous cette influence se trouvent, par le fait du changement de saison et d'impression saisonnière, dans des conditions différentes, il en résulte souvent pour elles un changement de nature, leur amélioration, et entin leur guérison définitive. — Hippocrate. qui a consacré dans les pages inunortelles du troisième livre des Épidémies rinflucnci^ des impressions saisonniéies, divise, sous ce rapport, l'année en deux parties : Vhiveruale et Vestivale, et il dit :

« L'arrivée de l'hiver guérit les maladies de Télé.

« L'arrivée de Tété change les maladies de l'hiver. »

Chaque année, depuis des siècles, on voit .lexactitude de ces aphorismes vérifiée dans la pratique médicale de tous les pays. Est-ce que les lièvres intermittentes ne disparaissent pas l'hiver pour revenir à l'été ".' Est-ce (pi'en été les maladies catarrhales de la poitrine ne s'améliorent point? Est-ce que la plupart des maladies épidémiipics (pii SI' montrent pendant l'été ne cessent pas dînant l'hiver pour reparaître l'été suivant'.' El ainsi d'une foule d'autres maladies que je p(Miriais énuméicr.

Indépcndannuent de toute hvpolliése sur le mode d'action des saisons, et sans faire la criticpie (lllippoerate sur ses idées au sujet de la prédominance d'une des (jnali-e humeurs ]m)\u" elKupu' saison de l'année: sanscroiie avecSydenham (pie les maladies dechacpie saison soient causées par des effluves terrestres, je me contenterai d'étahlir (jue les impressions saisoimiéres modifient à la lois la nalure et les synqitniues des innladics. Je m';ijt|)uierai pour cela sur les données de 1 Ohservatidii.

En hiver, (pielles sonl les innladies prédominanles".' (!e sont les irritations des membranes iinnpienses et les affections catarrhales : \o nez coule, les yeux pleureni ; <li;i(iiii tousse; il y a heaucoup de flux miKpieux s;iiis hop de réaction, et heaucoup ])lus de hronchiles (pie de pneiifiMiiiies. || v a des diarrhées indolentes cl peu de dyssenteries. C'rsl eidin «cl ensemble de svmplômes cpi Hippocrate rappoiiail ;i nue pivdominance di- l:i pituite, ri (pic nous ciiraclérisons sons le noiu d aireclions catarrhales.

An jiiinlriMps 1rs uialadies cliangeiil de ii.diire, «d les angiiu^s, l(»s (Toujjs, les fni'oncles, le rliiiiii.dismc r| jr^ pneumonies, \iennenl icmpincer les maladies c;it;uihales. — Les sympt(*nnes aigus prédominent dans toutes h;s maladies (jui n'\rlrnl en «général la forme inflainmaloin*. Il y a heaucoup de lièvres ayant ce caractère, t'.hez les snj(îts

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