TROUBLES DU MOUVEMEM\ DE LA SYNCOPE
se montre fréquemment chez les sujets atteints d'une atlection organique du cœur; mais c'est surtout dans le cas de dilatation des cavités, quand les parois sont très-amincies, que les oritices artériels sont rétrécis, que les valvules sont devenues insuffisantes, qu'il y a persistance du trou de Botal, et qu'il s'organise rapidement des concrétions sanguines dans les cavités cardiaques. L'introduction brusque de l'air, en opposant un obstacle mécanique à l'action du cœur, est encore une cause puissante de syncope. La pléthore el l'anémie, par des raisons diamétralement opposées et qui cependant aboutissent au même résultat, les liémorrhagies, et, parmi ces dernières, les hémorrhagies artérielles de préférence, l'inanition, les brusques perturbations apportées dans la fonction circulatoire, la ponction d'une ascite, d'un kyste (îe l'ovaire, la rapiVle expulsion du fœtus, d'abondantes évacuations, (les sueurs excessives, des déboidements bilieux, l'ingestion de certains aliments dans l'estomac, l'action del'émétique, certains miasmes, produisent également la syncope. Parmi les causes qui agissent prin- (^ipalement sur le système nerveux, nous signalerons les odeurs, la vue d'objets repoussants, les émotions soudaines, une vive frayeur, une \iolente douleur, une chaleur trop vive, une fatigue prolongée, l'oigasme vénérien, le contact de diiTérents corps, les névroses, et, parmi elles, l'hystérie, les morsures venimeuses, les fièvres graves, les affections gangreneuses et les empoisonnements.
Le diagnostic de la syncope est-il une chose facile? Évidemment, puisque, d'après les caractères que nous avons esquissés avec détail au commencement de cet article, il n'y a plus possibilité de confondre la syncope avec la mort réelle. Il reste seulement à savoir distinguer l'évanouissement de l'apoplexie et de l'asphyxie. Or, dans l'apoplexie, l'action du cœur et la respiration ne sont pas au même degré ila différence est même très-notable) diminuées de force et de fréquence, et, dans l'asptiyxie, si la syncope existe, — ce qui s'observe assez fréquemment, — elle ne constitue qu'un simple accident, et elle ne fait que compliquer un état morbide dont aucun praticien ne saurait méconnaître les caractères.
Pour établir le pronostic de la syncope, il faut remonter à sou étiologie; car un état syncopal est plus ou moins grave, selon qu'il est le symptôme d'une affection organique très-sérieuse, ou qu'il est simple- Hjent déterminé par le trouble fonctionnel du système nerveux. La syncope ne peut jamais êlie d'un bien grand secours au médecin pour asseoir le pronostic d'une maladie, car l'évanouissement, en apparence le plus bénin, est quehjuefois celui qui amène la mort. Jl eu est de même aussi de ces lypothimies prolongées qui portent la Iciicur iiu
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sein des familles et qui sont suivies du retour le plus complet à la vie de relation et à la santé.
En présence d'une syncope, il faut donc toujours s'appliquer à l'étude de la cause qui l'a produite, et ne concevoir, en général, de crainte que lorsque le malade est atteint d'une affection du cœur, des gros vaisseaux, du péricarde, ou qu'il est très-affaibli par des hémorrhagies antérieures. Là seulement git le danger.
Rien n'étant plus connu que les divers moyens de traitement à opposer à la syncope, nous ne ferons que mentionner l'exposition au grand air, le décubitus horizontal, la tête basse, la déligation des corsets, des cravates et des vêtements trop serrés, la projection d'eau froide sur la face, l'aspiration de substances odorantes, les frictions sur les tempes avec le vinaigre, l'alcool ou l'éther, et les brusques secousses imprimées au malade. Si la durée de la syncope prend des proportions inquiétantes, il faut en venir à des frictions sèches, aromatiques et alcooliques, sur le région épigastrique ou sur les extrémités, prescrire un lavement stimulant avec du sel et du vinaigre, et, dans le cas où il s'est manifesté préalablement une très-abondante hémorrhagie, la ligature des membres devient de la plus urgente nécessité pour rétablir l'équilibre fonctionnel des principaux organes.
§ III. Des convulsions.
Les convulsions sont des mouvements involontaires, désordonnés, des muscles de la vie de relation. Très-différentes les unes des autres par leur nature, elles se confondent en apparence, et il est trés-difticilc de pénétrer leurs causes. Il faut les distinguer du spasme, qui n'est autre chose que la contraction irrégulière des muscles de la vie organique et qu'on observe dans l'œsophage, le larynx, les bronches, etc.
Les convulsions sont idiopathicjues , sympathiques et symptomatiques . Les unes apparaissent sans altération appréciable de la moelle et du cerveau, les autres sont déterminées par la souffrance d'un viscère ou d'un tissu éloigné, par les altérations chlorotiques du sang ou par certains empoisonnements, et les dernières enfin résultent d'une lésion matérielle des méninges ou de la substance cérébrale.
Lorsque les mouvements convulsifs offrent une roideur permanente, comme dans le trismus, la contracture et le tétanos, on dit que la convulsion est tonique, c'est-à-dire très-forte; au contraire, elle est donique, lorsqu'elle présente des alternatives de contraction permanente et de mouvements saccadés involontaires, ce qui se voit dans l'hystérie, dans la méningite, etc.
11 y a enfin des convulsions qui existent à l'extérieur d'une façon