‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologie (volume 2)Chapitre 173 sur 212 · SIG>'ES FOURMS PAR LAISCULTATIO^ DU CŒUR · texte numérisé non relu

SIG>'ES FOURMS PAR LAISCULTATIO^ DU CŒUR

mènes qu'on ne rencontre presque jamais dans riasuffisance auriculoventriculaire.

On observe de nombreuses variétés dans les bruits de souffle organiques cardiaques, dus à la résistance que le sang éprouve pour franchir les orifices malades. Ce sont les bruits de râpe, de lime, de scie, de rouet, de piaulement, dont les noms indiquent suffisamment la nature. Ils indiquent toujours des lésions considérables et la présence de végétations résistantes, d'incrustations cartilagineuses ou calcaires volumineuses, ou dures sur les valvules. A cet égard, ils ne peuvent jamais induire en erreur comme les bruits de souffle doux, et leur manifestation est Y indice certain d'une altération valvulaire. On rencontre toujours avec eux le frémissement vibratoire des parois thoraciques, également désigné sous le nom de frémissement cataire.

Le bruit de piaulement^ entre tous, mérite une mention particulière, à cause de son timbre aigu spécial comparé au bruit de la tourterelle, au cri de la caille, etc., et en raison de sa force, qui le rend quelquefois appréciable à une certaine distance du thorax. Il ne s'observe que dans les cas de maladie organique du cœur, et de préférence, d'après M . Bouillaud, dans les rétrécissements très-prononcés des orifices cardiaques.

Bruits extra-cardiaques ou péricardiaques. — Dans l'état morbide, les mouvements du cœur dans le péricarde peuvent être accompagnés d'un bruit de frottement comparable, d'après Laennec, au cri du cuir d'une selle neuve sous le cavaher. Plus tard, V. Collin revint sur cette assertion et il fit du bruit de cuir neuf et de ses variétés, telles que frôlement ^ craquement, raclement^ le signe de la péricardite. Le fait a été confirmé par M. Bouillaud et par tous les pathologistes.

Ce bruit de frottement, très-variable dans sa force, existe avec les deux temps du cœur ou avec le premier seulement, et il donne quelquefois à l'oreille la sensation d'un corps qui monte et qui descend. Il résulte de l'état rugueux du péricarde, chargé de fausses membranes ou de plaques résistantes d'apparence laiteuse; on l'observe au début de la péricardite aiguë , lorsque la membrane séreuse est dépolie; il disparaît avec l'épanchement séreux, et il revient après sa résorption, lorsque les fausses membranes, à sec, frottent les unes contre les autres. Il n'est pas rare alors de le voir accompagné d'un frémissement vibratoire.

Ce bruit de frottement ressemble beaucoup, par sa cause et par son mécanisme, à celui de la pleurésie; on l'en distingue par l'auscultation. Il continue d'être appréciable chez les malades auxquels on fait momentanément suspendre les mouvements respiratoires, taudis que, s'il résulte d'un frottement de la plèvre, il cesse iinmédiatcmcul pai- le repos de la respiration.

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