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DES SIGNES FOURMS PAR LE VOMISSEMENT

comme des métastases rhumatismalejs ou dartreuses : dans le premier cas, c'est la tunique musculaire qui est atteinte ;dans le second, c'est la muqueuse ^ »

Ces vomissements sont quelquefois très-tenaces. J. Frank fut appelé chez une femme qui habitait une boutique sombre et qui était sujette depuis sept ans à des vomissements opiniâtres. Il crut, à tort ou à raison, reconnaître une affection rhumatismale, et il prescrivit des pédiluves, des lotions nitro-muriatiques, selon la méthode de Scott; à l'intérieur, l'usage de poudres composées de Heur de soufre et de magnésie calcinée, par-dessus lesquelles la malade prenait une tasse de boisson acidulée. En peu de jours les vomissements cessèrent et la santé se rétablit ^

On a vu quelquefois la suppression d'hémorrhoïdes habituelles ou de sueurs amener des vomissements.

Nous classerons encore parmi les vomissements sympathiques ceux qu'on observe à la suite des lièvres graves, des maladies pendant lesquelles on a tenu longtemps les malades à la diète. Ce sont des vomissements par inanition.

On les distingue assez facilement des vomissements nerveux., qui existent rarement seuls, et qui sont presque toujours liés à un état nerveux, aux émotions morales vives, à l'abus des plaisirs vénériens, à l'onanisme, à l'hystérie, à la dyspepsie, au dégoût, etc. Il y a dans cette sorte de vomissement nerveux ou par antipathie, vomissement que rien n'explique, des phénomènes quelquefois très-curieux; une odeur, un aliment, un souvenir, peuvent les provoquer. Une personne digérera une nourriture grossière, tandis qu'elle vomira des ahments légers, et cela après un temps plus ou moins long, variant de quelques heures à deux ou trois jours.

Les vomissements symptomatiqiies sont moins fréquents que les vomissements sympathiques. Ils se rencontrent dans la plupart des affections qui ont pour siège les différentes membranes de l'estomac, telles que la gastrite aiguë ou chronique, la gastrite simple ou toxique, le ramolhssement blanc de l'estomac, l'ulcération de la muqueuse stomacale, les dégénérescences organiques épithéliales ou cancéreuses du cardia et du pylore. On peut y joindre le vomissement par indigestion, alors qu'il y a réplétion de l'estomac et tiraillement de ses libres par la trop grande quantité d'aliments ; le vomissement produit par un obstacle mécanique, par la hernie de l'eslomac, etc. On trouve au musée médical de Vienne une pièce anatomique dans la-

* Chomel, Clinique médicale, t. Il, p. 395. ■2 Barras, Gastrite et entérite, \k 415.

li. — IMTIIOL. G EN. O."^

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quelle l'appendice xiphoïde du sternum luxé comprimait l'estomac et avait amené des vomissements. (J. P. Frank.)

Existe-t-il un vomissement critique? Cela n'est pas généralement admis. Hippocrate avait cru remarquer que certaines maladies cessaient à la suite de vomissements spontanés. Il voulut dans certains cas imiter la nature et fit vomir pour détourner les grandes suppurations internes^ surtout chez les malades qui souffraient de la poitrine. C'est là le point de départ de la méthode de Rasori dans les affections de poitrine, et de Desault pour les plaies de tête.

Le vomissement est d'autant plus facile que le sujet est plus jeune, plus faible ou plus impressionnable. C'est ce que F. Hoffmann avait remarqué. Infantes prx adultïs, feminxpra^ viris, etvïrï laxiorïs habitus.

Le moment de l'apparition des vomissements est une chose importante à noter, car il dépend souvent de la cause et de la nature du phénomène. Il a lieu au début des maladies inflammatoires comme accident sympathique; il est régulièrement ou irrégulièrement intermittent s'il est lié à une affection organique du cerveau, à une maladie des voies biliaires, etc.; d'autres fois il est chronique, et se reproduit à chaque instant: c'est lorsqu'il dépend d'une maladie nerveuse ou organique.

Le vomissement n'amène presque jamais la mort par lui-même, excepté dans certains cas de grossesse; il cesse avec la maladie principale s'il est sympathique ; avec la lésion organique qui le produit s'il est symptomatique.

11 faut encore étudier le vomissement sous le rapport des matières vomies, de leur quantité, de leur qualité.

Ces matières sont plus ou moins abondantes ; elles varient depuis quelques cuillerées jusqu'à plusieurs livres, et on y trouve un grand nombre d'éléments hétérogènes. Ce sont :

r Des aliments^ plus ou moins bien digérés; dans l'indigestion, dans le cancer du pylore, dans l'ulcère chronique de Festomac;

2"* Des mucosités neutres, ordinairement acides, plus ou moins filantes, ressemblant à un blanc d'œuf non cuit, quelquefois striées de sang rouge ou noir; dans la gastralgie, la gastrite, dans le développement anomal des follicules de l'estomac, dans l'hypertrophie de la muqueuse gastrique, etc.;

3" Des matières bilieuses jaunes ou vertes porracées; dans les affections aiguës commençantes, dans la gastrite, etc.;

4** Des matières blanches^ dites cholériques, semblables à une décoction d'orge ou de riz;

,V Des matières stercorales^ jaunes, liquides, infectes; dans les hernies de l'intestin, dans les invaginations, etc.;

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