‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologie (volume 2)Chapitre 25 sur 212 · INFLUENCE DES SYMPATHIES · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES SYMPATHIES

voquée, suspendue et modifiée par les impressions morales morbifiques. Ce sont là des faits tellement connus, qu'il suffit de les signaler pour les remettre en lumière sans avoir besoin de recourir à de nouvelles preuves.

Certaines muqueuses ont entre elles ou avec les séreuses articulaires des sympathies évidentes que l'état pathologique fait ressortir. La phlegmasie de la muqueuse de l'urètre, dans la blennorrhagie, dispose, comme on sait, à l'arthrite blennorrhagique et à l'ophthalmie purulente.

C'est dans le système nerveux que l'on observe les phénomènes sympathiques les plus étranges et les plus variés. Presque tous les tissus exercent une action sympathique sur le cerveau, mais la réciproque n'est pas exacte; et, s'il est vrai que les centres nerveux régissent tout le corps, leurs maladies n'ont pas sur les organes, à l'exception de l'estomac et de l'intestin, une influence bien marquée.

La céphalalgie, les spasmes, les convulsions, sont des phénomènes sympathiques très-communs et que l'on observe journellement dans les maladies de l'estomac, dans la chlorose, dans les fièvres, dans le travail de la dentition, dans les entérites verinineuses, principalement avec letœnia, dans les cas de larves des sinus frontaux, et dans une foule d'autres affections qu'il serait trop long d'énumérer ici. Le délire est la conséquence de toutes les maladies graves, l'hypocondrie succède à toutes les maladies chroniques. Toutefois il y a des organes qui, plus les uns que les autres, exercent une action sympathique sur l'appareil sensitif. L'estomac, l'intestin et ses annexes, occupent le premier rang à cet égard, ils produisent tout spécialement l'hypocondrie. Les maladies de poitrine n'ont presque jamais cette influence, elles laissent à ceux qu'elles dévorent une lueur d'espérance qui ne s'éteint presque jamais. L'utérus, aux époques menstruelles et dans la grossesse, exerce une action sympathique trèsmarquée sur le cerveau, et, chez quelques femmes, le moment des règles est signalé par. des éruptions d'une ou deux pustules d'acné sur le visage ou sur le cou, par une foule de caprices et de goûts bizarres avec modification plus ou moins notable du caractère. — M. Andral a môme rapporté^ un exemple de manie périodique survenant chaque mois pendant quelques jours chez une jeune femme qui

le col (le rut«îius s'effaça complétemenf, et la poche des eaux commença à faire saillie; après leur rupture, on procéda à Textryction du fœtus, qui pesait quatre livres et demie. La malade se rétablit en peu de temps ; mais Tenfant, quoique né vivant, mourut au bout de trois jours.

' Cours de pathologie, 1847.

60 CAUSES PRÉDISPOSANTES mDIVIDUELLES.

a parfaitement guéri. — Tout le monde connaît les caprices, les changements d'humeur des femmes enceintes, et jusqu'à la manie puerpérale temporaire consécutive à l'accouchement, qui sont à juste titre considérés comme autant de phénomènes sympathiques.

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