‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologie (volume 2)Chapitre 3 sur 212 · I\ PRÉFACE · texte numérisé non relu

I\ PRÉFACE

des principes dont l'imporlanceest tel le^ qu'ils doivent servir d'introduction à l'étude de la science.

Toutes ne sont pas également importantes; il y en a même de fort secondaires. Néanmoins, par cela même qu'elles résultent de la généralisation de faits isolés, elles ont l'avantage de simplifier l'étude, et il faut les connaître. Elles sont très-nombreuses. Il y en a qui sont relatives aux causes et à l'effet qu'elles produisent, à la nature et à la forme des maladies, à la marche et à la durée de leurs principaux phénomènes, au pronostic, au traitement, etc. Commencer l'étude de la médecine sans les connaître et sans les avoir approfondies ne peut mener qu'à l'erreur. Autant vaudrait s'embarquer sans boussole pour faire le tour du monde, ou prétendre conduire une armée sans avoir la carte et le plan du sol ennemi. L'étude des vérités fondamentales de la médecine, de ses faits et de ses principes généraux, quelquefois trop pompeusement décorés du titre de lois, est la boussole de la science, c'est la carte du sol h parcourir, et, pour tout dire en un mot, c'est la base de la clinique.

Que le savant, déjà instruit des lois de la vie et de leurs aberrations, sur de l'élément qu'il parcourt, s'abandonne à la recherche attentive, minutieuse et impartiale des faits particuliers dont la signification est inconnue, pour en pénétrer la nature, les causes et les conditions générales de développement, rien de mieux; car cette méthode est la seule qui convienne aux progrès d'une science d'observation, et qui prépare les grandes découvertes : c'est le travail de la construction scientifique. Au contraire, celui cpii pénètre pour la première fois dans le champ de la médecine ne doit p.i's s'arrêter aux détails de chaque fait en particulier. Semblable à l'artiste disposé à peindre une grande composition d'histoiiT ou un tableau em|)ruiil(' à la nature, et qui contemple d'abord l(;s masses princij)ales, l'ensemble et l'aspect de l'objet à n'pi<'*senter. il dnit. en ce qui concei-ne l'homme malade, connaître les causes et les lois générales de la naissance, du développement et (le la fin des maladies. Il lui faut desc^endre ainsi du général au |>articulier pour remonter du parliculier au général, afin dr conlrùlcr les principes mal établis, de réviser les lois mal faites et de découvrir de's faits génc-raux susceptibles d'agrandii' l'horizon de la science.

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