D£5 CONSTITUTIONS MÉDICALES
gnait sous le nom de xaTâ<7TaG-tç la forme et la manière d'être qu'affectaient les maladies. Depuis lors, jamais cette doctrine n'a été abandonnée. Kajeimie par Sydenham^ Bâillon ^ par Stoll, Baglivi, etc., etc., elle est venue jusqu'à nous, acceptée par le plus grand nombre des médecins, combattue seulement par le petit nombre, qui n'observent pas les malades et font de la médecine sur les livres et dans leur cabinet.
Les constitutions médicales existent. L'histoire de la médecine en fournit une première preuve, appuyée sur celles qui résultent des témoignages de l'observation clinique.
Il existe souvent dans les phlegmasies viscérales, telles que pneumonies, entérites, angines, pleurésies, etc., une complication de symptômes bilieux surajoutés à l'élément phlegmasique.
Quelquefois l'état bilieux n'existe que sur toutes les fièvres continues du moment.
Il y a des saisons où les maladies, et particulièrement les fièvres typhoïdes, offrent un état adynainique extrêmement prononcé.
L'ataxie existe parfois comme complication générale de la plupart des maladies de la saison.
Il Y a des années où les varioles, les scarlatines et les rou^i^eoles, les fièvres et certaines phlegmasies, ont un caractère de malignité qui déjoue tous les pronostics et tous les moyens de traitement.
On voit dans certaines saisons les phlegmasies offrir au même moment pour complication une affection catarrhale des bronches trèsprononcée.
Dans certains cas, toutes les fièvres typhoïdes guérissent facilement, avec une faible mortalité, et plus tard, au contraire, elles sont trèsgraves et suivies d'une mortalité effroyable.
Il m'est arrivé de soigner heureusement une série considérable de typhoïdes, avec les éméto-cathartiques, au point de croire à la spécificité du remède, et, l'année suivante, d'échouer successivement sur la plupart des malades que je traitais de la même manière. Pendant l'année 1855, pareille chose m'est arrivée à l'hôpital Sainte-Eugénie : j'ai eu trente-huit fièvres typhoïdes, en apparence assez graves, rapidement guéries par ce même remède, et puis la série a changé; par le même moyen, dans des conditions semblables, mes nouveaux malades ont succombé.
11 y a des pays et des moments de l'année où les grandes opérations sont constamment suivies de succès, de réunion par première inten-
* Opéra medicn, t. I, p- '■l''!.
"^ ConsliliUio aulnmnalis , 1570: hijcmalia, vcrna, 1571 ; epidemiorum , t. I,