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il en est un certain nombre dont le point de départ est très-certainement une altération organique appréciable. Les lièvres, les diathèses, sont également des maladies idiopatliiques ou essentielles, comme on aurait dit autrefois. En effet, les lésions somatiques qui les accompagnent sont des phénomènes consécutifs; elles sont esseiitiellement variables dans leur étendue et dans leur forme ; elles peuvent manquer, et toujours la maladie existe longtemps avant leur apparition.
Les maladies symjdomatiqnes eisympatliuiues sont celles qui se rattachent à une altération particulière et luen déterminée de l'économie, qui cessent dès que Ion fait disparaître cette altération. 11 y a des abcès synq)tomatiques d'une épine entrée dans les chairs: une pleurésie peut être symptomatique d'une perforation du poumon; l'hydropisie des membres et du péritoine est symptomatique d'une maladie du cœur; l'hémoptysie est symptomatique d'un obstacle à la circidation pulmonaire, des tubercules du poumon, etc.; la paralysie de la langue est symptomatique d'une méningo-encéphalile diffuse, etc., etc.
Les maladies sympathiques se rapprochent beaucoup des maladies symptomatiques, en ce sens qu'elles sont le résultat d'une affection préalable; mais elles ont cela de curieux et de particulier, qu'elles ont une connexion intime avec cette maladie, sans intervention de cause physique ai)préciable. Elles n'ont avec elles aucun l'apport de continuité ou contiguïté de tissu. Ainsi les parotides, qui viennent dans le cours des lièvres graves, sont des maladies sympathiques; de même nature sont les vomissements de la méningite, delà grossesse et des maladies utérines ; l'orchite consécutive aux on^illons ; le hoquet des maladies graves; la toux nerveuse des chlorotiques ; l'épilepsie consécuti^ve au taenia; enfin le plus commun, le plus vulgaire et le plus appréciable de tous les phénomènes morbides, la fièvre, qui accompagne toutes les maladies aiguës ou chroniques, à certaines de leurs périodes.