‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologie (volume 2)Chapitre 58 sur 212 · H) DES SYMPTOMES DANS LES MALADIES · texte numérisé non relu

H) DES SYMPTOMES DANS LES MALADIES

fibrineuse; le bruit de pot ielé est Tindice d'une caverne pulmonaire; la succussion hip})ocratique est pathognomonique d'un hydro-pneumothorax; la crépitation sèche d'un os indique sa fracture; la crépitation de la peau, l'emphysème; les crachats rouilles, une pneum.onie, etc

Souvent il n'y a qu'un seul symptôme chez un malade, la céphalalgie, qui précède de loin les affections du cerveau; l'embarras de la langue, qui annonce une paralysie générale, le vomissement nerveux, la toux nerveuse, la contracture, la surdité, une paralysie atrophique des muscles du pouce, etc. Mais ordinairement les symptômes existent en grand nombre, sous la dépendance d'une même cause morbitique dont ils indiquent la nature. Quelquefois, malheureusement, leur existence dépend de causes très-variées, distinctes ou enchaînées les unes aux autres, et leur signilication n'en est que plus difficile à trouver.

Les symptômes des maladies ne sont pas toujours semblables et n'ont pas toujours la même forme ni la môme intensité dans la même maladie, observée dans des âges et dans des lieux différents. Ces indices du travail morbide intérieur qui suit les impressions morbifiques varient beaucoup suivant les individus, lorsqu'ils sont placés dans des conditions différentes et d'après la nature des altérations somatiques.

Ainsi, pour citer des exemples, les symptômes ordinaires de la pneumonie fibrineuse ne sont pas les mêmes chez l'adulte et chez le vieillard ; chez l'adulte les symptômes de la pleurésie ne sont pas toujours semblables, et il y a des cas où les phénomènes réflexes^ c'est-àdire les symptômes, manquent absolument; quoi de plus variable que les symptômes des fièvres continues, des névroses, de certaines maladies organiques ou vermineuses, etc., chez les enfants, les femmes et les vieillards? Dans la première enfance, par exemple, il n'y a jamais d'état typhoïde comparable à celui de l'adulte; les spasmes compli- (juent souvent les maladies des femmes, et chez les vieillards les maladies n'ont presque jamais de réaction fébrile prononcée. D'un climat à l'autre les mêmes maladies changent de caractère et de symptômes. Il n'y a qu'à ouvrir les œuvres d'Hippocrate, pour être convaincu de la vérité de ce fait. En Orient les hémorrhoïdes, les fièvres, hîs dysenteries, etc., se présentent avec une forme particuUère et des symptômes très-différents de ceux qui les accompagnent dans nos contrées.

L'intensité des symptômes réflexes a une très-grande importance relativement au pronostic des maladies dans lesquelles on l'observe ; mais ce principe n'a rien d'absolu, car cette intensité est souvent en rapport avec le jeune âge et la susceptibiUté nerveuse des individus.

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