DES SYMPTÔMES DANS LES MALADIES
Très-souvent, chez.Venfant, des symptômes ataxiques ou adynamiques redoutables font croire à un danger immédiat, sans que la suite des événements vérifie cette conjecture. Chez l'adulte, que de fièvres continues débutent avec des symptômes graves et se terminent favorablement, tandis qu'au contraire des maladies de même nature, quoique plus légères en apparence, sont suivies de mort !
Les symptômes sont assez souvent en rapport avec les modifications de structure et les lésions organiques, congestives ou inflammatoires, aiguës ou chroniques, développées dans les tissus; mais il n'en est pas toujours ainsi, car dans les maladies qui n'ont pas de siège anatomique connu, et le nombre en est grand, ce rapport ne saurait exister. Dans ce cas, les symptômes ne sont que l'expression de l'affection inconnue qui s'est développée dans l'organe. Dans la catégorie des maladies produisant après elles des lésions de structure, le rapport des lésions aux symptômes existe assez ordinairement, et il est facile de suivre les progrès de la lésion par l'augmentation d'intensité des symptômes. Chez l'adulte il en est souvent ainsi. On peut suivre l'accroissement et la décroissance d'une pneumonie, d'une angine, etc., par l'observation attentive de la difficulté d'avaler, de respirer, et par les caractères de l'expectoration, etc. Cette règle a néanmoins des exceptions, jl y a des maladies aiguës chez l'adulte où il n'y a souvent aucun rapport entre les lésions et les symptômes, exemple : la pleurésie, la péricardite, etc. Que d'individus n'ai-je pas observés ayant des {tleurésies aiguës suivies d'épancliement considérable, n'éprouvant aucun trouble de la respiration, de l'appétit , des forces, et ne venant à l'hôpital que lorsque la lésion était fort avancée ! Malgré ces exceptions, la règle du rapport des lésions aux symptômes chez l'adulte est généralement vraie. Elle ne l'est plus cliez le vieillard et chez les enfants. Dans le premier âge on observe souvent une intensité trèsgrande des symptômes avec des lésions somatiques de médiocre importance, tandis que chez les vieillards, au contraire, il existe fréquemment des altérations organiques de la nature la plus grave, inflammatoires ou autres, et qui ne donnent lieu à aucun symptôme apparent. La mort arrive, et c'est à la nécropsie qu'on est confoudu par les découvertes de désordres anatoiuiques dont rien ne pouvait faire soupçonner la présence.
La conuaissaiicc des symptômes de chaque maladie est de la plus haute importance pour le médecin. C'est la connaissance de la médecine. Sur elle repose la nosographie tout entière, et par elle on arrive au diagnostic et à la détermination de la manche des maladies. Tous les troubles survenus dans les fonctions de relation, dénutrition,
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de circulation, de sécrétion, et tous les changements physiques survenus dans la disposition des organes doivent être successivement appréciés dans leurs rapports avec les différentes maladies, si l'on veut apprendre à convertir ces phénomènes en signes capables de guider dans la pratique de la médecine. Cette étude est plus particulièrement du ressort delà séméiologie ou science des signes, et c'est là que je me propose de l'exposer avec tous les détails nécessaires '.