‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologie (volume 2)Chapitre 71 sur 212 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

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La convalescence est considérée de la même manière par un grand nombre de médecins. Sauf la différence de langage, les définitions de MM. Choinel, Bouillaud, Londe, Dubois d'Amiens, Michel Levy,

* Œuvres, t. H, liv. I. Des cpidnnies. ^ De diebiis decrctoriis, t. II, p. 147.

DE LA CONVALESCENCE. ol5

Hardy et Béhier, sont les mômes. Pour les uns et pour les autres, la convalescence est un état intermédiaire entre la maladie qui n'existe plus et la santé qui n'existe pas encore; elle commence lorsque les symptômes qui caractérisent la maladie ont disparu, et iinit à l'époque où l'exercice libre et régulier des fonctions, qui constitue la santé, est pleinement rétabli. Cela est vrai; mais qu'y a-t-il dans cette définition <|ui fasse connaître la nature de l'objet à étudier ? Rien : c'est une défmilion de l'objet par l'objet lui-môme, et pas davantage.

La convalescence, dit-on, est un état intermédiaire entre la maladie tît la santé, sans doute; mais quel est cet état, et à quelle cause spéciale faut-il attribuer les troubles qui le caractérisent? Voilà ce qu'il s'agit de faire connaître. La convalescence est un état de faiblesse chloro-anémique produit par le travail de guérison des maladies. C'est une maladie secondaire, transitoire, qui survit plus ou moins de temps à celle qui a été l'occasion de son développement. La convalescence est un résultat de la diète et du repos prolongé, joints à l'action plus ou moins marquée des médications énergiques, dans lesquelles émissions sanguines, purgatifs altérants, stupéfiants, etc., ont tour à tour été mis en usage. La preuve, c'est que les indispositions, les maladies locales peu intenses et une foule de maladies de courte durée n'ont pas de convalescence. Les malades passent de la maladie à la santé sans état intermédiaire; ils n'ont pas eu le temps de perdre leurs forces et de devenir anémiques par le repos au lit, par la diète et par la thérapeutique exténuante d'un très-grand nombre de médecins. Ensuite, la convalescence est caractérisée par la pâleur, la bouffissure, la faiblesse musculaire, l'excitabilité générale, la boulimie, la constipation, les palpitations, le souffle cardiaque et vasculaire artériel, la décoloration du sang, la diminution des globules et de l'albumine, caractère évident de l'anémie globulaire ou albumineusc et de l'état chlorotique.

Il faut donc considérer la convalescence comme une cliloro-anémie spéciale produite par les maladies graves, à la suite desquelles elle se prolonge plus ou moins longtemps. C'est le résultat de l'influence combinée d'une diète rigoureuse, jointe aux impressions de la thérapeutique. C'est un état morbide secondaire. Il guérit, après ladispalition de la maladie principale, par une alimentation forte et réparatrice, par l'influence excitante de l'exercice au soleil et à l'air libre <lc la campagne, par l'usage du quinquina et des préparations ferrugineuses.

La convalescence ne peut donc être considérée comme un état qui comnicnce subitement à la guérison des maladies en attendant le re-

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