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DE LA CONVALESCENCE. — DE SES EFFETS

dantes Ainsi la peau, souvent sèche faute de transpiration, s'humecte graduelfre ; t 1 que ques malades se couvre de sueurs abondantes. La b e p!^ ôtre strétée en moins grande quantité, ce qui explique la paresse du ventre et quelquelois la coloration grisâtre des matières chez certains convalescenis L'abondance du spofme donne lieu à des pollutions et à de violents désirs vénériens. D'une manière générale. la matière des excrétions est moins considérable que dans l'état de santé, et leur quantité n'est plus proportionnelle à celle des matières ingérées. Les excrétions alvines sont peu abondantes et les urines sont d'abord rares, troubles, fortement colorées et sédimenteuses. Ce n'est que plus tard qu'elles redeviennent abondantes. La miction en est souvent pénible surtout chez les enfants, à cause de la faiblesse de la vessie et des sels qui s'y trouvent en suspension. Ce sont des faits qui s'expliquent merveilleusement par l'activité très-grande de l'absorption qui enlève la partie liquide de ces matières excrémentitielles. Quelquefois les urines renferment alors de l'al^ bumine coagulable par la chaleur, mais ce fait est rare.

Il y a enfin dans les convalescences des maladies graves une profonde altéra ' tion de la sécrétion épidermique, de la sécrétion épithéliale et de la sécrétion des cheveux. L'épiderme se renouvelle et tombe par écailles furfuvacées; il en est de même de l'épi thélium de la bouche et des petites bronches, ce qui forme autant de petits corpuscules étrangers irritants et ce qui amène parfois l'apparition de la phthisie tuberculeuse. Pour les cheveux, chacun sait qu'ils tombent presque toujours après les grandes maladies et en particulier après les fièvres éruptives et typhoïdes.

La convalescence est assez souvent l'origine d'une excitation très-marquée des fonctions génitales, très-peu en rapport avec l'atonie de tous les organes , Tous les auteurs citent, d'après Averroës et Zacchias, des exemples d'une faculté prolifique évidente retrouvée par des adultes impuissants et par des vieillards que le temps avait usés. Sans s'arrêter à ces faits extraordinaires, ou peut accepter comme vrai que, chez l'homme adulte, la convalescence est signalée par des désirs vénériens, des rêves érotiques et des pollutions nocturnes fatigantes. Cela me paraît être le résultat de la faiblesse plutôt que de la force, et l'effet d'une grande excitation du système nerveux plutôt que d'un impérieux et réel besoin de la nature. La pi euve. c'est qu'avec le temps ces érections et ces pollutions cessent d'avoir lieu, et que les malades qui cèdent prématurément à la tentation vénérienne s'exposent à des accidents graves. Tissot rapporte plusieurs exemples de paralysie, d'idiotisme et de mort chez des individus que leur état convalescent aurait dû tenir éloignés des jouissances de l'amour, au moins encore pour quelque temps.

Chez les femmes, le retour des règles, qui sont parfois interrompues, n'a souvent lieu que plusieurs mois après la cessation de la maladie.

PxVl'HOI.OGIE GÉNÉUAr.E.

ARTICLE II

DK LA CONVALESCliNClî DANS SES RAPPORTS AVEC LES MALADIES

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