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DES COMPLICATIONS

Les maladies n'arrivent pas toujours, au terme de leur évolution, à l'état de simplicité et d'unilé; elles |)rovo(iucnt souvent l'apparition secondaire de phénomènes morbides directs ou réflexes qu'elles tiennent sous leur dépendance, et que l'on nomme complications. Deux maladies à la fois sur le même individu ne constituent pas nécessairement une complication ; il faut que l'une d'elles soit le résultat des influences de l'autre. Un calcul vésical, chez un sujet atteint de pneumonie, ou réciproquement, n'est pas une complication. Au contraire, la gangrène qui survient dans une phlegmasie,et qui est provoquée par elle, doit être considérée comme une maladie qui vient compliquer l'autre.

Une complication est un phénomène morbide secondaire développé sous l'inllueuce d'une maladie préexistante. C'est le résultat d'une nouvelle impression morbifique qui se transforme en accident morbide secondaire.

Galien est le premier qui ait admis ce que nous appelons aujourd'hui des complications. Il reconnaissait des maladies simples bornées à un tissu ; des maladies composées, occupant tout un organe et présentant des états morbides secondaires, liés à la maladie principale par une communauté de nature et d'origine ; des maladies compliquées, formées par la réunion de deux ou de plusieurs affections, sans qu'il y ait entre elles nécessité de coexistence; des maladies confuses enfin, dans lesquelles deux ou plusieurs affections sont tellement confondues, que l'état mixte qui en résulte a une physionomie propre, et ne présente aucune ressemblance avec les divers éléments dont il se compose. Tout le soin qu'il a pris pour faire adopter ces divisions a été inutile, et le sens même du mot complication n'a pu prévaloir. En effet, il y a des complications ailleurs que dans les maladies compliquées, et il en existe également dans les maladies qu'il désigne sous le nom de composées ou de confuses.

Les divisions de Fernel (1) n'ont pas eu plus de succès. Cet auteur admettait des maladies solitaires simples, bornées à une ou plusieurs parties affectées de la morne manière, et des maladies solitaires accompagnées, dans lesquelles, à la maladie principale, venait se joindre une influence étrangère, bilieuse, adynamique, etc. Quant aux maladies composées, elles comprennent les maladies compliquées, dans lesquelles les parties affectées étaient liées par d'intimes rapporis; les maladies co7inexes, quand l'une des maladies venait de l'autre ; enfin, les maladies séparées, dont les sièges éloignés étaient sans rapport réciproque. Ce sont là des divisions nosographiqucs abandonnées.

Il y a cependant un point de vue particulier dans lequel, sans tenir compte du rapport précis des maladies intermittentes avec la maladie principale, pour savoir si ce sont des coïncidences morbides ou des complications, on les 'consi-

(l) Keniol, Pathologia: De morborum différer) iiis, lib. 1.

B PATHOL. GÉN. ^3

l'ATIlOr.OCIE GÉNÊUALE.

dore purement et siniplcinent comme des maladies épig6nésiques, c'est-à-dire développées dans le cours d'une autre. C'était l'idée de Lorry. Pour cet auteur, Vépigcnisc vient de causes antérieures à la maladie, ou de causes développées postérieurement. Les unes sont des conséquences directes d(; la maladie i)remière exemples : l'hydropisie suite d'un obstacle a la circulation ; la paralysie dans l'hémorrhagic cérébrale; ce sont des alTections secondaires ou syinptomatitines D'autres résultent de l'action de causes accidentelles, comme une émotion vive un écart de régime, d'où la diarrhée, le délire, une innammal.OM intercurrente dans le cours d'une maladie aiguë ou chronique. Il y a enfm des éni-enèses provenant de l'action thérapeutique, exemples : la stomatite mercurieîîe, la phlébite de la saignée, etc. Ces distinctions ne sont pas eniréesdans la

Aujourd'hui il n'y a plus que des maladies simples, des maladies complinuées et des maladies concomitantes ou concidenies. On n'admet au nombre des complications que les maladies secondaires recevant Inilluence d'une ma adie préexistante, ou réagissant contre elle. Toute n.aladie qui vient en troubler une autre, sans avoir d'action sur elle, et sans avoir de rapport avec elle, n est ^^^^n^eoincidence morbide. C'est à peu près là le sens de la défmU.on de

Rpnauldin (1) et de Chomel.

Toutes les maladies sont susceptibles de complication. Elles peuvent toutes devenir à leur tour causes morbifiques, et déterminer des impressions mécan nue ou réflexes, capables d'engendrer de nouveaux accidents Différentes Ices de fluxions et de congestions, l'adynamie, l'ataxie et la mahgmte, con> Xuent souvent les fièvres éruptives ou contin.es, et leur donnent une gravité f flnde II en est de même des hémorrhagies, des hydropisies, des eschares, irr^ie qui se développent dans le courant de leur évolution. Dans es ^ n ie l'extension du mal aux parties voisines, et la gangrène, sont les T nn\ c^^a e connues de tous. L'infection purulente succède souvent

' "îirdfi:

Tmi des maladies secondaires peuvent se montrer, soit en ...son de

primitive, cie propagation directe du mal, exemple : la péritonite

r aTadies uS s it d'une manière mécanique, exemples : la perforation

et I I o-pneumothorax des phthisiques, l'entrée de l'air dans

de la plevie, « j .^^ . y^,^^,^,^ des oreillons, la diarrhée de

;:^c^S":^r ^Sl^^ri'san exemple:l'infectionpurulente des

hé':"^^^^^^^ l- dissémination d'une diathèse, exemple : les manifesta-

lions de la scrofule, etc.

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