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ARTICLE PREMIER CAUSES DES COMPLICATIONS

Dans les maladies, les complications dépendent d'influences fès-variées Elles ne soTt TasXaleme'nt communes dans tous les âges et dans toutes les condi- (i) Renauldin, DicHonn. des sciences .né.. Paris, 1813, t. VI, art. Compucxtio^s.

DES COMPLICATIONS. — VARIÉ l ÉS. 355

lions où se trouvent les individus; elles paraissent plus fréquentes chez les enfants que chez les adultes et chez les vieillards; chez les habitants des villes que chez ceux des campagnes; à l'hôpital que dans la ville; et chez les individus faibles ou convalescents que chez les honunes forts et vigoureux. Les lieux, les climats, les saisons, les professions, le tempérament, l'âge, le sexe, la nature des maladies, l'état des forces, exercent une grande inlluence sur leur développement et sur leur nature. Toutes les impressions morbifiques qui résultent de l'inlUience de ces conditions étiologiques jouent ici leur rôle. Dans les pays élevés, froids, les coniplicalions offrent souvent la forme inllammatoire ; dans les pays bas et humides, elles se montrent souvent avec le caractère adynamique ou pernicieux. Dans les pays chauds, prédominent les complications biheuses ou nerveuses et convulsives ; les caractères des complications sont en rapport avec la constitution atmosphérique prédominante. Les affections de la ji'unesse sont plus franclies et plus souvent exemptes de complications que celles de l'enfance et de la vieillesse; enfin, dans les maladies aiguës, les complications ont une forme plus accentuée, plus vive, que dans les maladies chroniques, où l'association des éléments morbides apporte une confusion et une obscurité souvent embarrassantes pour la détermination du traitement.

Dans le décubitus dorsal, la pesanteur, qui accumule les liquides à la partie déclive des poumons, est en partie la cause de l'engouement pulmonaire et de la pneumonie caiarrhale qui compliquent les fièvres graves. La pression de l'air, sous l'influence d'un effort dans un intestin, ulcéré ou ramolli, est la cause de la perforation intestinale; l'extrême acidité des matières fécales est la cause de l'érythème ulcéreux des fesses qui complique la diarrhée de l'enfance; la nostalgie compfique gravement le typhus des armées; les miasmes engendrent les complications d'érysipèle, de pourriture d'hôpital, de plaies, etc. Il n'y a pas d'influence morbifique qui. dans le cours d'une maladie, ne puisse être cause d'une complication à la maladie préexistante. >

ARTICLE II

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