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DE LA NATURE MÉDICATRICE

(luilibre nalnrcl. lorsqu'elles ont été dérangées par une impression niorbilique. Rien dans cette guérison, ne se rapporte hune propriété de la matière brute; tout 'au contraire, résulte de l'action du corps vivant, en tant que vivant, et cette action a le caractère de prévoyance qu'on trouve dans toutes les œuvres du Créateur Sa préexistence comme loi en divinise l'elfet. Une impression morbide a produit une phlegmasie obstruant les vaisseaux des tissus ; aussitôt dans l'exsudat s'organise une vascularité nouvelle qui doit en faciliter la résorption dans le torrent circulatoire jusqu'il la guérison.

Un exsudât inflammatoire est tellement abondant, qu'il ne peut être absorbé par le petit nombre des vaisseaux capillaires de nouvelle formation ; d'après les lois de la nature, il se liquéfie, se change en pus, et un travail nouveau le dirige à travers la profondeur des tissus, jusqu'à la peau ou vers une cavité séreuse.

Les impressions morbifiques ont engorgé le système circulatoire général ou local, et des hémorrhagies supplémentaires rétablissent l'équilibre.

Lorsque des obstacles se produisent à l'orifice des viscères creux, il se forme dans les parois de ces viscères une augmentation de force qui lutte avantageusement contre l'obstacle et favorise l'issue des excrétions ou des expuitions.

Des vaisseaux s'oblitèrent, et tout autour s'organise une circulation collatérale qui rétablit, avec le temps, les fonctions circulatoires troublées.

Existe-l-il un corps étranger dans les tissus vivants (balles, drap, aiguilles) ; de deux choses l'une : ou un travail naturel l'enveloppe de capillaires nouveaux qni s'oblitèrent, forment une membrane d'enveloppe ou kyste, destiné à l'isoler et à protéger les tissus contre lui, jusque dans les parties les plus délicates ; ou bien il provoque une phlegmasie aiguë qui le chasse au dehors au moyen de la suppuration.

Dans les plaies que réunit d'une manière immédiate la lymphe plastique, et dans les réunions secondaires, où le travail de cicatrisation, pour être moins rapide, n'en est pas moins curieux, quel est l'agent curatif de la nature ou de l'emplâtre adhésif placé par le chirurgien ?

Une fracture vient d'avoir lien, et voilà qu'un suc spécial, gangue d'un nouvel os, déposé entre les extrémités osseuses, pour les réunir, les consolider à jamais, avec on sans l'assistance du chirurgien ; heureux si l'art intervient pour diriger le travail de la nature, mais il ne peut prétendre à autre chose.

Dans les produits morbides déposés au sein des tissus, malgré la violence de la cause diathésique, la nature entreprend encore, au pourtour de ces produits, un travail de vascularisation destiné à leur enkystement et à leur pétrification. Natalis Guillot en a démontré l'existence dans le poumon des individus atteints de phlhisie tuberculeuse. Je l'ai constaté bien des fois, et, chez les malades qui guérissent, c'est toujours ainsi que le travail de guérison s'accomplit. Il en est de même des tumeurs du foie formées d'entozoaires. Elles s'enkystent, et, si la pression qui résulte du développement des hydatides h l'intérieur n'est pas trop forte, la paroi se pétrifie, et il n'y a plus à craindre d'accidents pour l'avenir.

Qui n'a vu les tumeurs fibreuses de l'aiérus se remplir de concrétions cal-

caires, et s'arrôler ainsi dans leur développement pour rendre toiérable une existence qu'elles avaient troublée ?

Tous les phlegmons aigus de la fosse iliaque, de l'ovaire et des annexes de l'utérus cheminent à l'extérieur, vers la peau, dans la vessie ou dans l'intestin, et c'est ainsi qu'ils guérissent sans l'intervention du chirurgien, qui ne peut souvent aller y porter la main.

Les tissus divisés se réparent par la reproduction de tissus semblables, et il n'est pas jusqu'au tissu nerveux divisé qui ne se reproduise; car, dans certanis cas de paralysie occasionnée par une section de nerf, la guérison a eu lieu, et dans la cicatrice du nerf divisé on a pu retrouver des éléments nerveux de uouvelle formation,

•le n'en finirais pas si, à propos des opérations curatives de la vie, je prétendais les faire connaître par une simple énumération. Cela n'est pas mon but. .l'ai voulu établir comme principe général La loi de la réparation naturelle des tissus, en montrant que, dans tous les désordres cités en exemple, il y a eu intervention d'une influence conservatrice de la structure des tissus, de la forme des organes, de la régularité des fonctions, et cela pour des actes naturels ayant pour but de détruire, de chasser et d'isoler les produits matériels développés chez l'homme par les différentes impressions morbifiques. Tout, dans ces actes, représente la contre-partie des effets morbides ; c'est une lutte delà conservation contre la destruction, et il est impossible de ne pas placer à côté de la nature créatrice de l'homme une faculté médicatrice, susceptible de concourir au but des lois premières de la création, en remédiant aux maux qui afQigent le corps humain. Cette action de la nature contre les effets de chaque impression morbifique est aussi évidente que ces effets eux-mêmes, et c'est presque une ingratitude que de la vouloir conlesler. 11 n'est personne qui n'ait des grâces a lui rendre, et à qui elle n'ait rendu quelque bon office.

Ceux qui n'admettent pas la loi de réparation opposée à la loi de destruction organique, et qui nient l'existence d'une influence providentielle de la nature sur la terminaison des maladies disent : Mais tout ne guérit pas par lanatuie médicatrice; intelhgente comme vous la supposez, elle ne devrait pas laisser mourir autant de malades, elle ne devrait pas consolider une fracture de travers, ni laisser un membre fracturé se raccourcir ; elle ne devrait pas faire ouvrir un abcès dans le péritoine et amener la mort, ni produire l'étranglement d une hernie, etc. Toutes ces critiques, et il en est d'autres du même genre que je n'indiquerai pas, n'ont aucune portée sérieuse. D'abord, parmi les pliilo««P'^^ qui ont admis le dogme de la na^t^re médicatrice, personne n a jamais dit ou insinué que l'influence de la nature fût de force à empêcher de mourir un .nchvidu soumis à une impression morbifique violente et profonde. La des c humaine est fixée d'avance, et les lois de conservation de l espèce a ont d autre pouvoir que de la préserver ou de la conserver un temps defim. Ce^te act on n'a rien de particulier à l'individu; il ne faut pas se flatter a cet égard ; e n'est pas relative à la maladie en général, telle que nous la comprenons formée par une association de phénomènes morbides; elle est spéciale a

DlïS INDICATIONS m (ifiNÉRAf,.

Mil désordre corporel, contre lequel elle lutte, et, à ce litre, elle se rév(>lc partout autour des lésions organiques. Un homme a un abcès de la fosse iliaque, que le travail de la nature pousse à la fois vers l'extérieur et vers le péritoine, où il s'ouvre par suite d'un effort intempestif du malade, et il détermine une péritonite mortelle. Une femme est aiïeclée d'anévrysme do l'aorte, avec une poche énorme qui use les côtes, s'ouvre à l'extérieur et la fait périr en quelques secondes. Quelle a été dans ce cas la puissance de la nature médicatrice qui a laissé périr ces deux malades ? Je l'ai dit lout à l'heure, cette action de la nature n'est pas spéciale à l'individu, mais à la cause morbifiquc et à son effet matériel. Non, sans doute, la nature n'a pas préservé de la mort X... avec un abcès de la fosse iliaque, et Y. . . avec son anévrysme; elle a échoué; mais qu'on examine le cadavre, et l'on verra si elle n'a pas fait preuve de prévoyance et d'intelligence dans ses opérations. Ici elle avait établi des adhérences avec l'intestin, pour faire cheminer le pus sans danger, de la fosse iliaque dans le cœcum ; et là elle avait fait une poche, formée de couches sanguines concentriques, qui s'opposaient depuis plusieurs années à la rupture de l'anévrysme, en faisant tout ce qu'il fallait pour le guérir. De ce qu'elle n'a pas sauvé les malades, il ne s'ensuit pas qu'elle n'ait rien entrepris pour faciliter la terminaison favorable de leur maladie; au contraire, je viens d'établir les traces de son action bienfaisante. 11 en est ainsi partout. Toute impression morbifique entraîne une réaction dynamique ou organique, destinée à en détruire les effets. Dans les cas ordinaires, la guérison a lieu ainsi tout naturellement; mais si l'impression morbifique est trop violente, comme peut l'être celle d'une épidémie, ou si les effets organiques sont très-graves, la réaction n'a pas le temps de se produire, et le travail de la nature, à peine commencé, se trouve interrompu par la force destructive opposée.

Au reste, en admetiant l'influence de la nature sur la guérison des maladies, nous ne voyons là qu'un fait expérimental démontré par l'observation. La nature médicatrice n'est pas une chose concrète, ou un être particulier, indépendant de l'organisme. Ce n'est pas davantage un être imaginaire. C'est l'ensemble des forces de la nature vivante, luttant, d'après la loi de réparation, contre ce qu'on appelle la maladie, c'est-à-dire contre les désordres corporels produits par les impressions morbifiques. C'est la loi de réparation aux prises avec la loi de destruction, toutes deux éternelles comme l'espèce où se produit la lutte.

Il était important d'établir ce fait avant de parler thérapeutique, car il en est la base, et qui l'ignore ne peut faire que de bien mauvaise médecine.

SECTION II

DliS INDICATIONS EN GÉNÉRAL.

Si la plupart des maladies guérissent par les seuls efforts de la nature il r., est d autres qui réclament les secours de l'art, soit pour eu neutraliser le germe

„ml son cddsion on i. ses débnUi, soil ponr remellrc dos panios dans Icu,, ,a|,n„rls „alu,cls, soil enOn pour aidor i réïolnlion <1« pl.enon.ones ,„„,h^L llans CCS cas, le niMccin vicjit au secours île la nalure

on ™..,en.; connne le .lit Lordal, dans les maladies qn, dépende,, d une ait al. du n,écanis,ne, . l'art vaut n.ieuK ,|ue les forces mêd.ca.r.ces ( ) .

Ï , fois que la ..tesité d'agir est reconnue, et que l ,..t=r,e.,.,on de 1 ar, CO.U 0 Z .mladio est décidée en principe, le .nédecin qu, a exa.n.né le ...ahl diïcrmL la nal.,.e du mal et les circonstanc..s accesso.res extér.eures qu. . LumT ™u ' dan» cette recl.ccl.e le .trotif d'a.lopter la mé .cafon, le e M , u ropératio,, qu'il croit convenables. L'enscnblo de c« plteno.,»^ i„toa,eursdu re..tMo à employer co,,stitue VindicaUon .herapeua^ue. Ces,,

Cp:cn.f..r"::: — eHer;*:ons tl.érapeutiques, et C'est OaÏÏTèn nepre.lr traité trés-lo,,gueme,tt(.,.Pou^

V,„Jation,Ucegu-U faut faire pour Mer

l„,..edéf.nition à laquelle Une faut rien changer, car elle exprime nette nei.l ,Cution"ecréte'co.tt.„n,dquée an ntédecin par les phénomènes morb.o»

°r trtil";«es som de deux espèces, s^^XZ^^^^ nrévenir le mal et selon qu'elles indiquent les .noyens de le combattre lo.^ nC éclaté La première classe constitue les indications . t la seco...le forme les M.aHons «,r«<.«s ou Uurapeu-

qu ou tiques.

ARTICLE PREMIER

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