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DES INDICATIONS PROPHYLACTIQUES

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J^igt:. Xle : la vaccine ^t ^^^^^^^^^^ ^ ^ et, chez toute personne non vaccinée, il y a inaicauoa i

l^^^'^"*^- V. ..^n^rnlP l'obscrvance des lois de l'hygiène, mais

Laproph,la..e a ponrb e^^e^^ l'application des moyens

tr;:;o: a::r;ru::;VU«ions de substances médicame. teuses particulières.

g jer i>rophyl>»ie tuée rte I hygiène.

V) Galien, MolMr^s medendi, Hb 11, cap. v ; hb. IX, cap. vi.

DES INDLCATIONS PROPHYLACTIQUES. 883

qui commence, se reposer est le remède (1). » En efl'et, Ja pratique des malados montre souvent des sujets atteints d'accidents ôpliémères dont la nature est impossible à préciser, et qui guérissent par le repos et l'abstinence. En restant debout et se livrant à leurs occupations, ils fussent peut-être tombés malades. Quand, par sa pioiession, par ses habitudes et pour son plaisir, on s'expose à l'ardeur du soleil, à l'inlluencc du froid et du vent, à la fraîcheur des nuits, à rhuniidilé du sol, aux variations subites de la température, aux émanations insalubres, il faut se garantir de ces dilférentes impressions niorbiliques par les moyens que l'hygiène et l'industrie mettent îi la disposition de l'iiom !ie. Les couvre-chef et les ombrelles, les vêlements chauds et imperméables, les masques protecteurs du visage, une bonne nourriture, etc., sont les moyens prophylactiques d'une foule de maladies, telles que le coup de sang, l'angine, la bronchite, la pneumonie et le rhumatisme, la colique satlirnine, les lièvres, la dysenterie, etc. Ce sont là des exemples bien connus de tous les médecins. On pourrait les multipUer à l'infini.

I. Maladies héréditaires. — Des individus menacés de maladies héréditaires, i telles que la goutte, l'apoplexie, la scrofule et la phthisie pulmonaire, la folie, I et une foule d'autres que je ne puis indiquer, peuvent trouver dans les res- I sources de l'art des moyens hygiéniques prophylactiques capables d'éloigner . pour eux les chances de mort qui résultent de la viciation de leur race et de leur . constitution. Si, de bonne heure, par le régime végétal et lacté, les goutteux et i les apoplectiques modifient la crase de leurs humeurs, ils échapperont au podai grisme et à la paralysie. Les enfants issus de scrofuleux et de phthisiques doivent I être élevés au soleil et au grand air des champs, avec une nourriture animale 1 excitante et fortement réparatrice, pour échapper au sort qui les menace.

I Quant à la folie, ou ne peut espérer la prévenir que par une éducation morale I particulière éloignée des grandes passions humaines et des funestes effets d'un I romantisme ou d'un mysticisme exagéré.

II. Maladies antérieures. — Certaines maladies antérieures inspirent au médecin des indications prophylactiques. Une personne sujette aux bronchites, à la diarrhée, aux rhumatismes, aux maladies de peau, etc. , trouve avec raison qu'il est prudent à elle d'éviter le froid, l'humidité, les écarts de régime et les aliments qui peuvent la rendre malade. C'est de la prophylaxie faite par l'hygiène.

IlL Maladies épidémiques et contagieuses. — Il en est de même dans les maladies épidémiques et contagieuses, contre lesquelles on cherche à se prémunir par l'application des moyens ordinaires de l'hygiène. Leur prophylaxie soulève d'inunenses questions sanitaires, d'une difficulté extrême, et qui sont loin d'être résolues, malgré les discussions dont elles ont été l'objet. Est-on contagionniste, vite il faut des cordons sanitaires ; ne l'est-on pas, on supprime lés lazarets, les quarantaines et toutes les autres mesures préventives.

Dans les maladies épidémiques et vraiment contagieuses, tous les moyens

(1) Hippocrate, Aphorismea, aect. n, n» 48 {(Bwres, trad. par Littré, t. IV).

Ijg^ PAlliULOGlE GÈNÉlULli.

m-éveiUifs sont inutiles, car, si la contagion directe existe, elle est toujours liée [ la contagion indirecte par l'air, c'est-à-dire à l'infection, et, b.en cju on evue tout rapport direct avec les malades, par cela même qu'on vit dans 1 a.r qu ils resnirent on est exposé h co.Uracler la maladie. Ces épidémies sortent des lazaret et sautent par-dcssus les cordons sa.iitaires sans qu'on puisse les en empêcher. Si la nature du mal est violente, elle dévaste tout sur son passage, et ,1 , n'y a contre elle qu'un seul moyen prophylactKinc général de quelque valeur, c'est la dispersion du foyer épidémique. Cela ne se peut faire partout, et U est évident qu^n ne peut songer à disperser la population de l'ans occupe par le cloléra'mais, en général, la où une épidémie fait

des habitants dans la campagne, sous des tentes, ou ailleurs, est un excellent love 1 de faire disparaître ce fléau. Cela est si vrai, que, lorsque, dans une " on, dans un couvent, dans un collège, régnent la rougeole, la fièvre îyphoMe, le typhus, l'autorité, i-^-ite par l'expénence dispe.e pensionnaires, et le mal disparaît. Dans le choléra de 1849 1 hospice de a S rièrefu tellement ravagé, que l'administration des hôpitaux fu obligée d renvoyer ses vieillards dans la ville pour y vivre de la pension qui leur eta t allouée Un peu plus tard, dans le midi de la France, également ravage par le Ï r^s habitanLl-Arles, décimés et eflrayés, se dispersaient dans les ca-np 11 s voisines, pour ne pas rester dai)S le foyer épidémique, qui s éteignit des rè 1^^^^^^^ Partout ce fait se reproduit de la même manière dans des Z^LnL semblables, et il pourra trouver d'utiles applications dans 1 avenir.

I 4. Prophylaxie thérapeutique.

Il y a une autre prophylaxie que celle dont je viens de parler et qui fait nre que exclusivement partie de l'hygiène, c'est la prophylaxie qui appelle a so ^ider moyens thérap utiques proprement dits. Ainsi l'inoculation du cow-pox t le m -^-'-^^^ '^""'^ ^'""^^ la belladone pre-

V d^ a scarlatine; oi'dit que le soufre a les mêmes WO,^^^ rougeole ; on a essayé les ceintures métalliques contre le choléra ; 1 inoculation fin venin de vipère contre la fièvre jaune, etc. . . , - „„;

Jais toute cette partie de l'art est dans l'enfance. Heureux so.t le génie qui pourra l'agrandir et en étendre les limites !

ARTICLE II

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