DES INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES
cérébrale, lourdeur de tûte, pesanteur h l'hypogastre, etc. ; les martiaux et les toniques, au contraire, si, avec la suppression, les lemines sont i)riles, chlorotiques, atteintes de gastralgie, etc. Il en est de même si les règles sont excessives et formées de sang clair, peu coloré.
Une ancienne syphilis indique la méthode à suivre dans une névralgie rebelle, dans une éruption chronique mal déterminée ou dans une névrose et dans les cas de tumeur indoleiiie des parties molles ou des os.
' Une ancienne attaque de rhumatisme est une indication de traiter comme affection rhumatismale des douleurs vagues, de siège variable, si l'on n'a pas de raison péremptoire pour les rapporter à une maladie particulière.
On voit si souvent des individus ayant eu, dans leur jeunesse, des maladies de peau, telles qu'eczéma, impétigo, pityriasis, etc., avoir ultérieurement des migraines, des angines, des bronchites et des affections chroniques des voies digestives, qu'il y a lieu de rapporter à la métamorphose du principe herpétique ou darlreux la manifestation de ces maladies nouvelles. Cette opinion, jadis en faveur, a été submergée par le flot des idées anatomiques aux prises avec ce qui est palpable et visible, et n'a plus que de rares partisans. Son importance pratique est immense, car, c'est une indication qui montre l'origine du mal et les moyens d'en triompher.
Dans ces cas, le soufre, les antiscrofuleux, les exutoires à demeure, etc. , rendent de véritables services, et permettent de guérir des maladies jusque-là demeurées incurables,
VI, Assuétude. — De même que les maladies antérieures, l'assuétude aux remèdes doit être étudiée par le médecin, dans le but d'y trouver une indication. N'y aurait-il que celle d'abandonner l'idée d'un remède éprouvé par le malade comme nuisible, ce serait déjà quelque chose, mais il y en a d'autres. Quelques sujets ne peuvent supporter les bains et y perdent connaissance. L'opium, chez d'autres, ne procure pas de sommeil et agite, ou bien l'assuétude les porte, comme j'en ai vu l'exemple, à en prendre un et deux grammes par jour. — Il y a des personnes que l'éther fait vomir, etc.
On trouve aussi des individus que la maladie a éprouvés, et qui ont pour la seconde fois, dans le présent, une bronchite, une pneumonie, un rhumatisme, etc., jadis guéris par une méthode thérapeutique spéciale, les saignées par exemple. — Ce fait est une indication pour employer le même moyen de traitement. 11 vaut mieux en effet, dans cette circonstance, s'il n'y a "pas de motifs contraires, revenir à une médicatioiidéjà éprouvée parle succès que d'en appliquer une nouvelle.
VII. État des forces. — Il y a enfin ce que l'on appelle l'état des forces du malade, qui fournit au moment même une indication fondamentale pour la mé thode thérapeutique à suivre, pour la dose des médicaments et pour l'éner-ie de l'action médicale. C'est là un des points les plus délicats et les plus contm versés de l'histoire des indications, car il est une foule de circonstances dans lesquelles celte appréciation exacte est très-difficile.
En effet, plus d'une fois déjà, à différentes époques de la science, on a essayé
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dé classer d'une manière sysiéinalique les maladies en deux groupes distincts, d'api'ès le seul caractère de Vexalfation ou de la diminution des forces. Ou a ainsi divisé toutes les maladies en sthéniques et astliéniques, ou en maladies actives et maladies passives. ïliémison d'abord, et, presque de nos jours, Brown, Rasori, Broussais, ont élevé des systèmes de ce genre, qui sont réciproquement la critique les uns des autres, et qui donnent ainsi la mesure de leur faiblesse. Eu effet, les mêmes maladies se trouvent rangées i)ar l'un dans la classe des maladies avec excès de forces, tandis que par l'autre elles sont placées dans la canv gorie de celles où les forces sont en défaut, - Il ne fallait rien moins que cette circonstance curieuse pour montrer combien l'évaluation de cette condition parliculière du malade est une chose difficile, et combien il faut y apporter d'attention pour ne pas juger légèrement.
Les forces! qu'est-ce donc que cette abstraction qui fait rire tant de médecins écrasés par l'absolutisme de l'anatomie pathologique? Est-ce que, dans une maladie, il y a autre chose que des organes malades que l'on traite par des moyens rationnels ou empiriques? Hélas! oui, et ce quelque chose, c'est l'ensemble de l'organisation, qui réagit à sa façon propre et individuelle contre les impressions morbifiques, de manière à donner aux phénomènes morbides leur caractère particulier. C'est la cause des phénomènes sympathiques produits au loin de l'organe affecté. C'est ce qui fait qu'on résiste à un désordre corporel, identique par sa nature, par l'étendue et par son siège, à celui du voisin, qui succombe en quelques heures. Comme la vie, les forces diffèrent selon les individus et si elles ne sont pas indépendantes des organes, puie^qu'elles en représentent l'exercice régulier, par leur ensemble elles sont au moins distinctes des organes malades. Pourquoi le plus petit accès de fièvre enlève-t-il à l'iustant l'usage des membres, tandis qu'une diète absolue de trois jours ne pourrait produire ce résultat? Est-ce à cause du furoncle ou de l'indigestion qui l'a précédé'^ Assurément non. La force de l'homme n'est pas tout entière dans l'estomac surchargé d'aliments ou dans la surface-cutanée couverte d'un furoncle. Elle est dans l'ensemble de l'économie, une véritable résultante de toutes les forces organiques isolées, et, si quelque part un point souffre, sans qu'il y ait assne- Inde aussitôt, d'une manière sympathique, tout conspire, et, sympathiquement, les forces se troublent en même temps que paraît le mal. Ce qui démontre flu'elle est dans l'économie, et non dans l'organe malade, c'est qu'elle peut être au'^mentée ou diminuée, pervertie ou opprimée, sans que l'état de l'organe ait changé comme nous le verrons dan§ un instant. Ces modifications sont des plus curieuses et attestent toute l'imporlance méconnue du dynamisme humain. Pourquoi la même maladie, en tant que lésion corporelle, sera-t-elle accompagnée de l'un ou de l'autre de ces états des forces? L'organe malade n y es pour rien ; c'est évident, et tout s'explique par la sj/mpothie qui >-aUache i. l'ensemble de l'organisation. Seulement, qui dit sympathie dit "^dw faht'^ et, si 1 état des forces peut varier chez les malades, c'est qu .1 y a, en deho.s des orUnes matériellement lésés, des individualités que la sympathie affecte d une .nLière spéciale et dont il faut savoir tenir compte en médecine. C est la sym-
DES INDICATIONS THÉUAPËUTIQUES. 395
patliie qui élève ou abaisse les forces, qui les pervertit, c'est-h-clire qui les exalte en les poussant du plus au moins avec une rapidité qui déroute l'observation médicale, et qui, enfin, les abaisse momentanément, pour les laisser ensuite h un état de tension considérable. ' Cela est si vrai, que dans les fièvres typhoïdes, sans se préoccuper de la lésion inicstinale ot de la fièvre, il faut nourrir les malades avec des potages et de l'eau vineuse. De même et plus encore dans les maladies chroniques et dans la phlhisie, il faut prescrire delà viande rôtie ou de la pul|)e de viande crue; des graisses ou du beurre avec du sel, du bon vin ou de l'eau-de-vic, et des voyages h la campagne. Sous celte influence seule, les lésions s'améliorent, on prolonge indéfiniment la vie des malades, et c'est ainsi que, en s'occupanl de l'étal des forces en même temps que de l'étude des lésions, le vrai médecin montre sa supériorité sur les anatomo-patliologistcs qui ne s'attaquent qu'aux lésions organiques.
Les forces peuvent être normales, comme dans les névroses et quelques maladies chroniques, augmentées, diminuées, opprimées ou perverties.
Si les forces restent à leur état normal, comme dans les névroses, la chorée, elles ne fournissent aucune indication, et il n'y a pas à s'en occuper.
Vaugmentation des forces est caractérisée par la coloration rosée des chairs, leur fermeté, leur douce chaleur; par l'excitation modérée de l'esprit; par la vigueur et la liberté des mouvements ; par la facilité du décubitus, par l'ampleur de la respiration; parla force, la plénitude et la régularité du pouls en rapport avec le rhytlime régulier des battements du cœur. Le sang est alors riche eu fibrine et en globules. C'est cet état que l'on trouve ordinairement chez les individus de bonne et solide constitution, et de tempérament sanguin ou bilieux et aiïectés de maladies aiguës où domine l'élément inflammatoire. Il est plus commun chez l'adulte que chez l'enfant et le vieillard, et il est plus marqué au début qu'à la fin des maladies. C'est l'indication fondamentale de la diète, des émissions sanguines, générales ou locales, et des remèdes relâchants et débilitants.
La diminution des forces est caraclérisée par une certaine pâleur de la peau et des tissus, par l'abattement du visage et du regard, par ranéantissement de la force musculaire des membres, par la résolution du corps, l'inclinaison de la tête, le décubitus dorsal ou latéral permanent, l'incertitude ou la lâcheté d'esprit, la chaleur humide de la peau', les sueurs profuses, les écoulemenls muqueux, la fréquence de la respiration, la force et la mollesse du pouls qui diffère de la force d'impulsion du cœur. Le sang est encore riche eu globules et en fibrine, mais celle-ci est peu coagulable, quelquefois diffluente.
Celle diminution des forces s'observe ordinairement chez les sujeis faibles et débiles, de constiiulion délicate, chez les (infanls et chez les vieillards : mais on la rencontre aussi dans les cas de pyrexie adynamitjue, chez des individus forts et vigoureux, enfin dans les malatUes chroniques, surtout dans la phthisie. Ce n'est jamais un obstacle absolu h la médication énergique des émissions sanguines, des évracuanis, ou de toute autre méthode thérapeutique, mais il faut que la nature du mal eu exige impérieusement l'emploi. En outre, ces moyens
396 PATHOLOGIE CÉNÉRALE.
doivent ôlre employés avec prudence, à pelile close, pour en mesurer l'elTel et pour y revenir si le résultat a été satisfaisant. Dans ce cas, la thérapeutique du médecin, en rapport avec la nature et le siège du mal, doit être prudente, à cause de l'état particulier du malade, et les moyens énergiques devront être interrompus le plus tôt possible, pour être remplacés par des remèdes adoucissants et toniques associés à une iaible alimentation ou môme à des aliments fortement réparateurs.
La perversion des forces, qu'on observe dans quelques maladies aiguës, telles que la pneumonie, la méningite, etc., dans les hémorrhagics, dans les pyrexies de forme adynamique, etc. , est un accident très-grave. Une fièvre puerpérale ou tvphoïde, une variole ou une fièvre êruptive dont l'éruption ne se fait pas, une fièvre pernicieuse accompagnée de perversion des forces, sont des maladies infiniment plusdangereuscs que si l'état des forces se trouvait seulement augmenté. Alors les malades sont généralement pâles, etleur visage terreux exprime l'abattement, Les mouvements sont saccadés, violents, quelquefois tumultueux. L'intelligence est anéantie ou troublée par le délire ; il y a des soubresauts dans les muscles, et le pouls, fréquent, fort ou faible, est quelquefois très-irrégulier, les battements du cœur conservent leur rhythme normal. La perversion des forces est la compagne ordinaire de l'adynamie, de l'alaxie et de la malignité qui arrête le développement régulier des maladies et brusque toujours leur terminaison. Dans ce cas, l'indication est de suivre le traitement de la maladie selon sa nature et d'après son siège, par des moyens semblables à ceux que l'on emploierait dans le cas de diminution des forces. L'alimentation précoce est un des meilleurs moyens à employer dans cette circonstance.
L'oppression des forces est un des plus singuliers phénomènes de l'organisme vivant. Ou comprend aisément leur augmentation, leur diminution et leur perversion; mais cet affaissement momentané qui couvre un excès de forces dépasse les bornes de la pensée. Rien n'est plus certain cependant. Chaque jour, des individus affectés de maladie offrent, en apparence, une diminution de l'état des forces; on les saigne avec précaution, et le pouls s'emplit, s'élève et durcit; la peau décolorée s'anime; la sécheresse fait place à la moiteur, et l'abattement est remplacé par de la vivacité d'esprit et par une certaine vigueur de mouvements.
Cet état d'oppression des forces se rencontre chez des sujets forts et vigoureux dès le début du mal, au commencement de la pneumonie aiguë, par exemple, dans la péritonite, dans le premier stade d'une fièvre inlerm.ltente, etc. Il ne fournit qu'une indication obscure. En effet, il simule la diminution des forces, et il est d'abord traité comme tel. Mais, lorsque, sous l'innuence du traitement, le médecin voit s'opérer sous ses yeux le changement d'état, 1 indication change, et c'est pour lui un devoir de se conduire comme dans les cas de maladies accompagnées d'augmentation des forces.
DES hNDICAIIONS TIIÉIUPKUTIQUES. 3i/7 § 3. — IiKlicatioiisi foiirniu»» |tar lo.x cii'cun.shiiiccM extcriciircM au iiiiiladc.
Si la maladie, d'après sa nature et ses caractères, ou le malade, d'après sa résistance vitale, fournissent de précieuses indications thérapeutiques au médecin, les circonstances extérieures au malade ne l'éclairent pas moins dans ses résolutions. L'étude des saisons, des climals, de certaines conditions de l'atmosphère, des influences épidcmiques, la connaissance du régime et de la profession des individus, etc. , peuvent 1* conduire a l'emploi de moywis de traitements particuliers. Cela se comprend : il n'est pas une de ces circonstances diiïérentes qui ne soit l'occasion d'impressions morbifiques suivies de désordres plus ou moins graves dont la disparition coïncide toujours avec l'interruption de la cause.
I. Température. — Hippocrate (1) a établi, sans contestation possible, l'influence des températures extrêmes et des teuipératures intermédiaires sur la constitution et la santé des peuples. Nous avons fait connaître (2) tout ce qui est relatif à ce sujet, et nous ne pouvons que rappeler : 1" l'influence des saisons froides et des climats froids sur la production des maladies aiguës inflammatoires, particulièrement dans les organes de la respiration ; 2° l'influence des climats chauds sur les afl'ections des muqueuses et des organes du ventre; 3° l'influence des constitutions saisonnières et des épidémies sur la forme, la terminaison et le traitement des maladies. Dans un certain nombre de cas l'indication thérapeutique est de déplacer les malades, pour les changer d'air, soit qu'on veuille simplement modifier les conditions générales de l'hématose et ranimer une constitution afl'aiblie, ce qui est le cas de beaucoup de névroses et d'affections chroniques; soit au contraire, qu'on veuille faire descendre du nord au midi, dans une douce température, des afl'ections catarrhales de la gorge, des bronches ou des poumons, des maladies tuberculeuses pulmonaires, etc.,' qui n'ont de chances d'amélioration ou de guérison que par ce déplacement. Il en est de même de certaines maladies des pays chauds, qui s'aggravent si l'on reste dans le lieu de leur développement, et qui se dissipent à mesure qu'on approche des régions tempérées ou froides de la surface du slobc. Ainsi voit-on s'aggraver ou s'améliorer certaines maladies de peau et du foie, certaines dvsenteries chroniques, certaines hématuries contractées dans les pavs chauds' etc L'mdication du déplacement des malades d'un pays froid dans un pays chaud et réciproquement, de la terre ferme sur la mer pour faire plusieurs mois de nav.gat.on, de la vallée pour la montagne, etc., est une ressource thérapeutique considérable; mais, pour l'employer à propos et d'une manière satisfaisante il faut bien connaître l'influence réelle de ces conditions saisonnières et climatériques sur la constitution de l'homme et sur la p,-oduction des maladies. Nous
PaHs,'l8'rr;ir f^i^tré, (2; Voyez Des causks de maladies, p. /i5 et suiv.
jgg PATHOl.Or.lE (iÉNÉH\LE.
,-e„.oyu„s, pour ce sujet, au cliapiue c««e.-é k rinOucucc des nmions
a'Slls résmnt.. \t épid^,ni,:s. - .1 y a au... daus lY-u,.,.. de. ,ua„. dies .égnaules eules fH6n,i.s,uue apprécia,™. 'V^'-^^^'^ -^ »,n,..°. riiistimtion <Vu.,c ll,é.apeuli.p.c a.aulagcusc aux nia ados. On s ,1,
s l expéneucc de Su,ll et de S,denl,au,, que, ,laus quelques malad.e» . é déuùnue de même na.u.e, telles que la variole, la dyseutcne les f,e>,e« t , , un remède comme bsaieuée, ou coutu.c les veuntils, u.de daus ae rpl,.,ie ne réussi, pas également bien '''f — V^tl L : suite que, dans ces cas, les indications sout var.al.ies, que '«^ ^^^^''^^ „e sont pas les uteilleures, et qu'ici, comu.e en beaucoup de cncustances, ,1 faut savoir tâtoojier pour airivor au bot.
m nénime ordinaire. ~ Le régime ordinaire des malades fouiiiit d miles indicatioi f » traitement. Condamner !, une diète rigoureuse un homme gros „ e t ha t^ u vin, parce qu'il est atteint de maladie algu5, est toujours te rave. Les forces disparaissent rapidement, la maladie s aggrave et s malades suc o„,bent très-vite. De pareils sujets ont besoin d'être soutentis, penrù t dXîe leurs maladies, par une alimentation modérée et ,>ar des bo,s- In neuses , 'ai vu périr très-rapidement des ivrognes attemts de pueumoo,
:;":;,;requ'ouiesLts„nmis.m^^^^^^^^^^^
d'une irrégularité extraordinaire. Des «''f"^ ' / « ' alinientatioi, inliniment plus malade, et ,1 eu. succombé ""^^ ^^.^
modérée composée de po.ages ç^^ P»»'- , ~«r^„ ,„„,,,,e. Ces fai. l'état aigu a cesse, et le bien t.ie csi . . „ j, „ „ j ,,ue l'embar-
sont dans l'esprit et dans les livres de tons les i etlecns, et il n y f ras du choix pour raconter les plus ^"2"; f i„ji,,,i„„, cura-
. ''""r^.^-'rhal Werr r-oMiralre'des'lalades, ce qu'on appelle ^22 t^tui^l qui c-onslituent des indications spéciales, mais i, y a
'e^ore, dans le régime, des sources 'Vi"^^7';~ ^«ter.
Quelques pei-sonnes mangent d une ,.,pp™. minées; d'antres prennent leurs repas P""<^'P2 .7, < "e t o,,, qu'i faut ché, et l'estomac n'a pas eu le temps "e - ep - - ,^ ; ,^,„; ^
se remettre à l'ouvre : 1 en est * "^^^^^^^^^^ " constipation, une maaprès avoir mangé, et Jeu résulte de Idj^^^W^^^
cation curaiive d'un régime régulier bien compris.
(1) Voyez Des causes de maladies, p. 76 et suiv.
DES CONTRE-INDIGÀTIONS THÉRAPIÎDTIOUIÎS. 399
ÎV. Pi-ofessiotis, — Ce qu'on sait de l'action si redoutable de certaines professionssurledéveloppcincntdcs maladies établit sulïisaniinenl toute l'importance de cette connaissance pour le diagnostic et pour les indications curatives. Depuis Rainazzini (1), l'étude des maladies des artisans a l'ait des progrès considérables, et il n'en est guère aujourd'hui dont la science n'ait révélé on amoin- I dri les dangers. Lors(inc, chez un malade, le fait d'une profession insalubre est I pour quelque chose dans la production des accidents morbides qu'il éprouve, I l'indication est fondamentale, il faut guérir le mal par des moyens appropriés, I mais avant tout il faut en éloigner la cause et ordonner le changement de profession. Le médecin peut guérir un individu de la colique ou de l'épilcpsie et de la paralysie saturnines, du treiidilement mercuriel, de la crampe des écrivains; mais si, après la guérison, les malades recommencent à écrire, à travailler le mercure et le plomb, la maladie reviendra et se montrera pins grave, |ieut-être incurable. Il en est de même pour les ulcères aux jambes chez les débardeurs, qui restent pendant longtemps les membres inférieurs dans l'eau ; pour les bronchites chroniques, l'emphysème pulmonaire et la tiiberculisation commençante des professions à poussière, telles que les boulangers, caillouteurs, aniidonniers, cotonnicres, etc. Dans ces différentes conditions et dans les circonstances analogues, l'indication fondamentale est la suppression de la profession insalubre.
§ 4. — Ues contre-indications tliérnpciitiqncii.
Il n'y a pas qu'une indication à remplir chez un malade, il y en a ordinairement plusieurs, mais le mérite du médecin est précisément de savoir les associer pour les faire concourir au même but. Les indications accessoires viennent seranger autour de l'indication principale, et elles se prêtent un mutuel appui; mais daiis quelques circonstances la maladie est mal dessinée, le diagnostic est incertain, il n'y a pas de phénomènes généraux graves, et parlant, pas d'indication essentielle. Il faut savoir se contenter de remplir les indicaliofis accessoires par la diète, le repos et les boissons délayantes, plutôt que d'intervenir énergiquement, sans savoir pourquoi on agit et quel but on se propose de remplir. C'est alors qu'en suivant avec attention l'influence des efforts naturels, on ne tarde pas à voir la maladie s'améliorer et guérir, ou présenter enfin quelque indication curative importante. Savoir s'abstenir, en médecine, est à la fois la plus difficile et la plus sage des conduites.
Mais, dans cet assemblage d'indications ilifférentes, il en existe souvent de contraires, et c'est une des plus grandes difficultés de la thérapeutique.
Les contre-indications sont /personne //es ou indirectes ;— ^ç.rso\mû\Q.^ quand elles sont tirées de la nature des malades; — indirectes lorsqu'elles résultent' de considérations qui lui sont extérieures.
Souvent, par le fait d'une maladie extérieure qui a troublé les fonctions d'un appareil, la constitution est dans un état tel, qu'elle supportera difficilement le
(1) Pâtissier, Trailè des maladies des artisans, d'après Ramazzini. Paris, 1822.
PATHOLOGIE GÈiNÈUALli.
..mùdc „dc«i,c h la g,>6riso„ d'une maladie nouvelle el ;'«'';;™'"^^^.^^^^^^^^ lion clironi„ne ancienne des inleslins empêche de recourir aux pu gaUh, aux i^ dis'sou. dans le vin ou dan. l'alcool au. '^<^'--^ l ,M,t avoir besoin pour combaltre une maladie nouvelle, el il laul laclur Oc r^Xrhc r mL,,^^^ l ap|.lica,ion de inojens dillérenls Cerlains n V^l'u,^^^^^^'"--'^ 'iLle, que dans les cas d'affecuon culanee es
T"n.e:':ra:r:irif.tir::a^
" vèsl Touve alleinl d'une maladie aiguë pour laquelle une rcvuL „,,„e ' ; ° , conlre.indicalion d'employer les canlliarides,
contraires. Une pneumonie de j • .. „,,ii„;,i,.p ti v a contre-indicalioii a
niques et par couverte de sangsues sans
Une fille chlorotique ne doit pas etie =ai nec ^ scorbutiques
„e doivent jamais, ^^^^^^^ ^^^^^ pé.-ir d'hémorrhagie. A ce sujet, je ou par les sangsues, s. 1 ou ne veut les vo l , y^^^^^^ la
rapporterai en quelques mots l'histoire d un ^^«^bu qje ^^^^
Ls les linges el qu'on ne M cesser 'i"' ^2 'JôT^^-^o.«,n^ au malade, el
voir mourir la plupart de ses opérés, etc nécessité des per-
,u moment du choléra. U ^^^^ ^ h^^.^^^^ P-^ --^-^^ '
sonnes qui ne sont pas tres-malade et ^^^^^ ^ J l'épidémie régnante, etc. IsituLion telle, ^l^'eUes soient di^josees ^^^^^^^^^^^^^^^^^ ^^^^
Il y a plus encore : certaines maladies oni cou^ ^^^^^ J^^^rL que peu cHnconvéi^^ m ;^S>:ne. Cependant d'audaversion de la matrice. Elle "/^ J^^^^^ , de pessaires intra-utér.ns
cieux novateurs ont essayeç^^^^^ b^^^^^^^^^^^^^ ^^^^^^^ ^^^^ - déplorer
DES MOYENS THÉRAPEUTIQUES. AOl
péritonites suivies do mort. — Quelques iiulisposiiioiis, telles que la migraine, l'éphidrose générale ou locale, des éruptions dartreuscs cachées, etc., ne compromettent pas la vie, et si on les fait disparaître il eu résulte des accidents plu s ou moins graves, quelquefois mortels. Le nombre de ces maladies est plus considérable qu'on ne le pense, et il importe au médecin do les connaître. Elles constituent de véritables contre-indications, et comme l'a dit Raymond (1), ce sont des maladies qu'il est dangereux de guérir.
Il y a aussi des tumeurs et des dillbrmités sans conséquence qu'il ne faut pas songer à fiiire disparaître, si l'ou ne veut exposer les malades aux dangers d'une opération de complaisance, tout aussi graves que ceux d'une opération urgente. Uu chirurgien célèbre causait un jour dans le monde avec une dame dont les belles épaules étaient déparées par une petite verrue ; il était assez familier pour lui proposer l'ablation de cette tumeur ; la dame consentit et prit jour; l'opération fut faite, puis survint un érysipèle et la mort.
Plusieurs fois j'ai vu dans les hôpitaux des faits analogues et des opérations de complaisance inspirées par le chirurgien au malade et suivies du même résultat. Tantôt c'était l'amputation d'un petit doigt recourbé nuisant à l'élégance de la main, tantôt celle des deux membres inférieurs pour une double ankylose du genou, tantôt l'ablation de tumeurs blanches chez uu être complètement scrofuleus, etc. Toutes ces opéi-ations de complaisance doivent être bannies de la pratique, et les maladies pour lesquelles on les réclame considérées comme des diflbrmités incurables.
Il est de la plus haute importance d'étudier et de connaître ces différentes contre-indications médico-chirurgicales, si l'on veut donner à la médecine pratique la sûreté qu'elle réclame et dont elle a besoin pour augmenter sa considération et justifier sa mission d'humanité.
SECTION III