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DE LA FIÈVRE

Los miasmes de l'érysipèie, de la suetle, du choléra, delà lièvi'c typhoïde, du lyphus, de la peste, de la dysenterie, de la rougeole, de la scarlatine, de la variole, déterminent la fièvre, bientôt compliquée de lésions dans lesquelles existe également une lièvre, de nature différente et appelée secondaire, parce qu'elle est en rapport avec les altérations locales propres à chacune de ces maladies.

Ainsi le poison de la variole détermine une lièvre primitive suivie de l'éruption de papules bientôt transformées en vésicules et en pustules ombiliquées. La fièvre tombe et le malade entre dans un état de calme souvent trompeur, La suppuration des pustules commence, et à leur suite une fièvre secondaire s'allume^ qui n'est plus la fièvre de la variole, et elle est souvent si forte, qu'elle fait périr les malades.

Les effluves produisent la fièvre intermittente, la fièvre pernicieuse et la fièvre larvée dans leurs formes les plus diverses.

Les virus de la morve, de la variole, de la scarlatine^ du claveau, etc., provoquent une réaction fébrile bientôt suivie du développement de la scarlatine, de la variole, de la morve, etc.

Tous les produits étrangers qui pénètrent dans le sang, le pus, les bactéries, les matières sepliques, concourent au même résultat.

Ailleurs enfin la fièvre naît sympathiquement du travail intérieur qui préside aux sécrétions exagérées, telles que le flux de salive ou le flux du ventre; à l'établissement d'une fonction : exemple, la sécrétion lactée ou la menstruation; au développement des maladies aiguës dites inflammatoires, comme l'angine, ia pneumonie, la méningite, la pleurésie, la péritonite, la néphrite aiguë, etc. ; h l'évolution de maladies organiques graves, telles que les tubercules, le cancer de certains organes, et à la réparation des lésions traumatiques et des blessures de toute espèce.

Rien n'est variable comme la fièvre dans ses caractères extérieurs. Son intensité, sa forme, sa durée, sont en rapport, avec la nature de l'impression morbifique, avec l'âge des sujets, avec la nature et l'époque de la maladie dans laquelle on l'observe. Elle est fugitive et dure à peine quelques heures; éphémère lorsqu'elle se prolonge un ou deux jours; continue, intermittente ou rémittente selon qu'elle persiste d'une manière soutenue pendant une ou plusieurs semaines' ou qu'elle cesse ou reparaît à des époques intermittentes, ou enfin qu'elle ofl-rè dans sa durée continue des rémittences et des paroxysmes marqués sous forme a accès périodiques.

Dans toute fièvre on observe, à des degrés divers et selon sa période du ma a.se, des fnssons, une augmentation de la chaleur et de la fréquence du n'ouls

Chez les sujets dont s'empare la fièvre il y a une première période Is l moins marquée, dans laquelle il y a de la pâleur du tégument externe, de l'horr -

— PATUOL. GÉN.

'ti^'-ï PATHOLOGIE GÉNÉRALE.

pilation, urt laib'lè sèrtlunont tic froid ou de frisson, avec petitesse du pouls, malaise généi-al, courbature et perte Hid)ite des forces musculaires : c'est la Ipériûdo de concentration des forces, suivie d'une période dite à'expansion des forces, parce qu'alors le pouls se dilate, la peau perd sa pâleur el se colore, les frissonnements et le froid disparaissent pour ôtre remplacés i)ar un accroissement de la chaleur superficielle et profonde. Vient enfin une troisième période de détente ou de crise, dans laquelle les symptômes diminuent si la fièvre doit disparaître entièrement; il y a de la moiteur et les fonctions rentrent peu à peu dans leur ordre naturel.

Au début de la fièvre et au moment de la concentration des forces, il se produit une sorte de spasme cutané, caractérisé par la pâleur d« la peau et la con- . traction du derme formant la chair de poule. Il semble que les fluides se retirent de la périphérie vers le centre, et un faible sentiment de froid ou un refroidissement, avec ou sans frisson, se fait sentir. Lorsque le frisson est violent, les muscles cessent d'être soumis à l'empire de la volonté, ils tressaillent malgré la résistance des malades; les membres ne peuvent rester immobiles et les dents claquent, rapprochées les unes sur les autres par le spasme intermittent des mâchoires. Ce sont de véritables convulsions. Ce frisson dure plus ou moms longtemps; il est très-marqué dans l'accès de fièvre intermittente, dans la fièvre d'invasion des maladies aiguës inflammatoires, ou de quelques fièvres eruptives> etc. ; mais il manque quelquefois, et il est remplacé par le refoulement du sang à l'intérieur, ce qui produit la pâleur de la peau.

Ces premiers phénomènes sont toujours accompagnés d'un accroissement de la chaleur profonde mesurée dans l'aisselle, de malaise indéfinissable, d'une faiblesse plus ou moins grande et d'une grande difficulté de se mouvoir. C'est a ce point qu'on se demande comment mt de forces et de vigueur peuvent si subitement disparaître, et comment il faut comprendre le mécanisme de la force musculaire, lorsqu'un, simple accès de fièvre 1^ détruit plus complètement que plusieurs jours d'inanition ou de maladie. Quelle est l'aUération si subite des muscles qui empêche la fonction musculaire ? pourquoi la force revient-elle au bout de quelques heures, lorsque l'apcès, de fièvre est terraipé ? U est impossible de le dir,e ; mais, à coup sûr. ce n'est pas une altération du muscle, et c est le prnicipe même du mouvement qui cesse d'arriver à l'organe, chargé de le recevou .

Le pouls est alors fréquent, réguUer, petit, dur, resserré, réduit a la moiliu de son volume. Il bondit sous le doigt, et reste ainsi pendant un temps variable, tout le temps que dure la période de concentration des ^ojces.^'^ que la chaleur augmente, sa fréquence restant la même, il se dilate et ofl-rc

plénitude particulière. . ^..«uin

L'intelligence n'est ordinairement pas troublée, mais 1 esprit est '"ca )lc d'attention; le bruit cause de la fatigue, la tête est lourde; .1 y a de insonm . de l'agitation, de la céphalalgie, de la soif, de la sécheresse de la bouche, oe

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