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MALADIES ORGANIQUES. —HYPERTROPHIE

I serve dans quelques affections articulaires ou clans •^^c^^^^^/'^'^'^.'!;;"^'^^^

Gintrac a publié le fait d'une hypertrophie concentrique du cariilage cricoide, , avant produit l'asphyxie et la mort (1 ). , , , ,

J Les os s'hvpertrophient d'une manière locale dans les tumeurs blanches des "articulations/dans le mal de Polt, dans certaines cxostoscs syphilitiques, ou d'une manière plus générale dans quelques diathèses, notamment dans la diaiiiièse syphilitique, où ils peuvent acquérir une densité considérable voisine de iréburnation. Un fait curieux d'hypertrophie osseuse localisée a été rapporté par ! Gintrac, et la pièce, déposée dans le musée de Bordeaux, est relative à une I voûte de crâne ayant acquis 3 centimètres et demi d'épaisseur sans que les os aient rien perdu de leur compacité.

Les différentes parties du siège nerveux peuvent s'hypertrophier, mais le cerveau est plus fréquemment le siège de cette altération, qui existe souvent toute seule dans les névroses et chez les épileptiques. On l'a aussi rencontrée dans la moelle épinière et dans les nerfs de la vie animale et organique. M. Morel (2) a montré à la Société de biologie un névrome du plexus brachial, I entouré de nerfs volumineux considérablement hypertrophiés. M. Charles Robin , a fait une communication analogue relative à l'hypertrophie des ganglions du plexus solaire, devenu plus gros qu'une orange; et l'on sait que Tiedemann, Suow-Beck et Robert Lee ont fait connaître, dans l'utérus en gestation avancée, au milieu des vaisseaux sanguins et lymphatiques passagèrement hypertroi phiés, une énorme quantité de nerfs et de ganglions du grand sympathique, I dont l'hypertrophie cesse après l'accouchement, par le retour de la matrice à

frétât normal.

Le véritable type de l'hypertrophie est celui du tissu musculaire, là où, sans : aucune altération de texture, on voit très-nettement le volume plus considérable i d'un muscle formé par l'addition d'un grand nombre de fdîres nouvelles. C'est là où l'hypérémie est le plus fréquente à l'état physiologique et sans complication inflammatoire. L'hypertrophie des muscles peut .avoir lieu dans les différentes portions du système musculaire de la vie de la relation et de la vie ; organique. On l'observe très-communément dans le deltoïde, le biceps et les i pectoraux, chez les athlètes; plus rarement dans les muscles du mollet, dans le : cœur, l'estomac, les intestins, le rectum ; quelquefois dans la vessie, et jusque dans les muscles de la face postérieure des bronches. Il y a un organe dans ; lequel elle se montre très-souvent et avec des caractères particuliers : c'est ) l'utérus. Sous l'influence de la vascularité dont cet organe devient le siège dans I l'état de gestation, et aussi de la force nouvelle qui l'anime, son tissu fibreux se transforme en tissu musculaire; des fd)rcs se forment en grand nombre, dans une épaissem- considérable, et elles disparaissent après l'accouchement pour revenir à leur état fdii eux primitif.

Les glandes sont fréquemment le siège d'un accroissement de volume qui

(1) Rlic Gintrac, Mémoires de médecine. Bordeaux, 1830, p. 87.

(2) Merci, Comptes rendus et Mémoires de la Société de biologie.

résulte de l'hypertrophie, c'est-à-dire de la prolifération des éléments glandulaires, et donne lieu à des désordres plus ou moins graves. Les parotides, la'

FiG. 42. — Hypertrophie partielle dans la glande mammaire ; culs-de-aao glandulaires et oellides épitliéliales Fie. 43. — Hypertrophie de la mamelle (**). 1 de l'intérieur (*).

glande mammaire (fig. U2 et Zi3), le foie, le poumon, les reins, le corps thyroïde, (, les glandes sébacées, les amygdales, les glandes lymphatiques hypertrophiées»

Fig. h. — Hypertrophie dos glandes lymphatiques. Fio. 45. — Hyportrophioilcs glandes

Grossissement de six cents fois. (Lebert, pl. X, lymphatiques C*»).

ng. 18.)

(fig. hk et 4.5), forment des tumeurs qui font souffrir les malades, gênent les ■> fonctions et peuvent amener la mort, si l'intervention eflicace de la chirurgie cl

(*; n, a, enveloppe fibreuse j A, i, tissu glandulaire oveo les culs-de-sao terminaux. (Lcberl, pl. XIV,

't**) i, culs-do-sae glandulaires avce les cellules ûpithéliales dans rinliricur; a, parois des cclllllo^■ : il, noyaux avec leurs nucléoles. (Lebert.) ,.

(***) a, a, cellules des glandes ; 6, b pl. XIV, Cg. 4, noyttux; c, nucléoles. - Grossissement : 40 O»" int'trcs. (Lebert, pl. X, lig. 17.)

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