MALADIES ORGANIQUES. — NÉOPLASIES GRAISSEUSES
ellulo-fibrcuse lardacée, et formés de graisse dure, blanchâtre, semblable à lu suif.
Les cholestéatomea, enfin, sont également durs, résistants, bosselés; mais
Fir,. 66. — Coupe verticale de la paroi de l'aorte, faite sur un point sclétorisé, et avec atbérome commeno.ant (*).
eur intérieur, blanc, nacré, brillant, est rempli de graisse mélangée à une énorme [uanlilé de cristaux de cholestérine.
La production de la graisse est considérée par l'école allemande comme une
Fio. 07. — Vésicules adipeuses isolées avec des i^fistaux de margarine ù la surface. Deux d'entre elles renrcrnientdu liquide entre la paroi et le contour SruisseuN. (Tn.ld et Bowman.)
Fio. 68. — Vésicules adipeuses polyédriques eu raison de leur pression réciproque.
(Todd et lîowniari.)
Production morbide passive, ou processus passif, comme s'il pouvait y avoir P'olque chose de passif dans l'acte nutritif exagéré, amoindri ou transformé, |ui engendre l'accumulation de la graisse formant des tumeurs ou de l'obésité,
liitéi-'"' ^l' ''"l"^*^ niedla; /, t", tnnifa interna; en s, sommet de la |daqiu! selélorisée, en allant vers .i,,|if,-.".'"'i Y!"""'"" ' «"'"'lio la plus intérieure de la tunique interne recouvrant tout le Uiyt^v; i eouelie enmto «..léroséc et eoiunnnuMuit k subir lu niélam.u'plioae graisseuse! ; <; r, coucliu eutiéreineji't rànioliie 'ia»ta la menilimnc ni.iyenin'. — Cirossisseinenl : 20 diannilres. (Virelunv,) '
imbibant les villosités intestinales et le foie de graisse dans la digestion, lemplissant la glande mammaire dans l'aliailement, et infiltrant les muscles paralysés ou les éléments morbides incomplètement nourris. Cela est difficile à comprendre. — H n'y a rien de passif dans la formation de la graisse, et ce n'est qu'une perversion de la nutrition moléculaire, dont il est difficile de connaître la nature ; car si, comme Virchow, on pense que c'est une destruction ou nécrobiose des éléments, opinion applicable au tubercule s'infiltrant de «raisse cela est difficile h soutenir lorsqu'il s'agit d'un homme qui engraisse parce qu'il se nourrit trop bien. Que l'on dise que l'infiltration dégraisse donne lieu passivement et chimiquement à une transformation en cholestérine et en , ^ pétrification, cela est souie.iable et conforme h l'observation; mais la passiveté expliquant l'infiltration graisseuse en général, est plus difficile à admettre. - A cet égard, tout n'est qu'hypothèse, et il y a encore beaucoup à faire pour expliquer la production différente de la graisse sur les sujets des deux sexes, dans les organismes bien nourris, dans les muscles au repos par suite de para- -i lysie, et dans les éléments morbides en voie de destruction moléculaire.
§ 4. — »o la production du tissu vasculoire.
Il se développe très-souvent des vaisseaux sanguins de nouvelle formation, en même temps que de nouveaux tissus pathologiques, dont ils deviennent partie intégrante. On en rencontre dans les exsudats fibrineux inflammatoires : exemple, les vaisseaux de nouvelle formation dans les exsudats fibrineux de la Pleurésie ou de la péritonite; dans les fausses membranes de ladure-mere: -exemple, les vaisseaux des fausses membranes de la pachyméningite donnant lieu à des hémorrhagies méningées; dans les cancers, dans les tumeurs érectiles etc. Ce sont des capillaires et de véritables vaisseaux veineux et artériels qui 'commencent à paraître au bout de quatre à cinq jom-s, et se développen complètement; ou, au contraire, disparaissent au bout d'un certam temp ■ l oblUération. Les plus curieux sont ceux qu'on observe dans le --r enc t,haloïde et dans les fausses membranes de la plèvre ou du péritoine. Ces W 'ont surtout quelque chose de remarquable : attachés, d'une part aux viscères et de l'autre, à la paroi des cavités splanchniques, ils forment X'ascïires, dans 'lesquis on peut faire circuler le sang par la pression d ddgt J'ai même vu dans le péritoine, entre le foie el l'.ntesun. des va.sse « de utile formation qui n'avaient pas moins de ^ ^^'^'Tde nc^^ s " ^ et dans lesquels je faisais ainsi cheminer le sang avec le manche de '«on alpo
On ne conna t pas encore d'une manière bien certaine le mécanisme d. la formLTn de ces vaisseaux, ni le procédé à l'aide duquel munication avec les vaisseaux de la circulation ordinaire; ma c. b. on n pourrait douter, c'est l'échange du sang qu'ils renferment a^ec 1 ^^^^^ artères du corps. Les injections qui pénètrent dans tous ces vaisseaux en sont
Meaux de formation nouvelle ne sont pas susceptibles de constituer à