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(39^ PATHOLOGIE GÉNÉllALli.
d'après qiicUpics rliirurgicns, pourraient donner lieu à des phénomènes d'in-l loxicalion générale, ce qui devrait empêcher de les considérer comme des tumeurs bénignes ; mais cela n'est pas encore bien démontré. - i
D'après M. Eugène Nélaton (1), elles constituent les tumeurs osseuses généralement désignées, d'après les apparences extérieures, sous les dénominations diverses de sarcome vascnlaire, sarcome pulpeux médullaire, fongus médul- ^ laire, vasculaire, érectile, hématode, tumeur fongueuse sanguine, érectilellj ou anévrysmale des os, spina-ventosa , ostéosarcome , etc. Ces tumeurs ne méritent millement la qualification de cancéreuses qu'on leur applique souvent.
Le plus grand nombre des tumeurs à myéloplaxes se montrent dans la jeunesse, et spécialement de quinze à vingt-cinq ans. Elles sont ordinaircmeii; indolentes par elles-mêmes. Elles oiïrcnt dans bien des cas, parliculièrenieiu aux maxillaires, une série de symptômes fort analogues à ceux des kyst osseux ou des tumeurs fibreuses enkystées des os.
Si le tissu morbide s'est développé primitivement à la surface d'un des os maxillaires ou dans un point très-voisin de celte surface, et s'il a distendu ei aminci la muqueuse gingivale, sa coloration spéciale peut se manifester, par transparence, sous l'aspect d'une teinte livide, pourprée ou lle-de-vin : celle cir constance permet alors, concurremment avec rirréductiblllté de la tumeur, d( donner une grande précision au diagnostic.
Le seul caractère distlnctif et en quelque sorte pathognomonique de ces ta-f meurs réside, en effet, dans la coloration spéciale de leur tissu ; malheureusement ce caractère anatomlque ne se manifeste pas fréquemment à l'extérieur: en sorte que, dans le plus grand nombre des cas, on ne peut que soupçonneu g l'existence d'une tumeur à myéloplaxes.
Toutefois ce diagnostic à posteriori n'est pas dénué de valeur, puisqu'il fournit un élément précieux au pronostic, et guide, en cas de récidive, la conduite du praticien.
Or, le pronostic, c'esl-à-dlre la détermination du caractère de bénignité oi de malignité de la tumeur, est le point essentiel en pratique, et c'est celn qui est le mieux éclairé par les recherches dont nous résumons en ce monicni Igs l'ésull'cils
En efi-et, toute tumeur des os essentiellement formée de myéloplaxes est réputée ^ de nature bénigne par M. E. Nélaton, et cela au même litre que les kysics lipomes, enchondromes, tumeurs fibreuses, tumeurs érectiles, adénoïdes, etc., c'cst-îi-dire en raison de sa localisation. C'est encore h décider.
Une tumeur des os, dans laquelle les plaques à noyaux multiples sont enw prédominantes, mais associées à une proportion irès-notable d'éléments fibro-l] plastiques, a chance encore, dans un grand nombre de cas, d'aiïecicr une évolution bénigne, spécialement chez les sujets jeunes et bien portants d'ailleurs: mais ce i)ronostic tiré de l'anatomle pathologique n'a rien d'absolu : d cM
(1) Eugène Nélaton, Mémoire sw une nomcUe. espèce de tumewi bénigne.» des os, lumeunt à myéloplaxes, tliôse inaugurale. Paris, 1860.