‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologieChapitre 213 sur 439 · PARASITISME ANIMAL. — ENTOZOAIRES INFUSOIRES · texte numérisé non relu

PARASITISME ANIMAL. — ENTOZOAIRES INFUSOIRES

» o^Bactérium delà pourriture (^ac/eriMm putredinis, Davaine). — Ce Vibrionien paraît différer spécifiquement des Bactéries qui se produisent dans les matières animales en décomposition. Il se présente sous trois formes : 1° en corpuscules amorphes, infiniment petits et innombrables, constituant un tourbillon mouvant dont la plupart des individus se perdent aux limites de la vision; 2» en filaments minces, courts, droits, quelquefois divisés en deux, atteignant au plus O^^.OOa de longueur, doués de mouvements semblables à ceux du Bac- ^eriMOT^ermo; 3° en filaments généralement plus longs et dont quelques-uns atteignent jusqu'à O^^.OS de longueur, semblables pour le reste aux précédents qui les accompagnent toujours plus ou moins.

» 6° Bacterium capitatum, Davaine. — Corps filiforme, rigide, terminé par une extrémité renflée, à mouvements vifs, non ondulatoires; long de O"'"',^ à 0""",015. Ils perdent leurs mouvements à une température de 55° C.

» IL Genre Vibrion ( Vibrio, Mûller et Ehrenberg). — Corps filiforme, plus ou moins distinctement articulé, par suite d'une division spontanée imparfaite, succeptible d'un mouvement ondulatoire comme un serpent (Dujardin).

» 1° Vibrion Linéole, Vibrio lineola (Mûller). — « Corps diaphanes, cyUndriques, un peu renflés au milieu, deux ou trois fois plus longs que larges, assemblés par deux ou trois en une ligne très-mince, un peu flexueuse et présentant seulement deux ou trois inflexions, articles longs de O^-^.OOoS; épais de r-,0013 à 0«"",0003; longueur totale de 0"'°,007 à 0""",001. » (Dujardin).

» Ce Vibrion ressemble beaucoup au Bacterium termo.

« 2" Le Vibrio tremulans d'Ehrenberg diffère trop peu du Vibrio lineola pour qu'on puisse le regarder comme formant un autre type spécifique.

-3" Vibrion rugule (Feôno rugula, Mûller).— Corps diaphane, en fils alternativement droits ou flexueux, de cinq à huit inflexions, se mouvant avec viva- Kilé en ondulant ou en serpentant; longueur (non déployé), 0'""',008 h O^^.OIS; épaisseur, O'""',0007 à O^^.OOS (Dujardin); longueur, O^^O^ÔS; épaisseur, O"-", 00225 (Ehrenberg).

Le Vibrio prolifer d'Ehrenberg serait plus épais, à articulations pl visibles, à mouvements plus lents.

»5° Vibrion serpent {Vibrio serpens, Mûller, Dujardin). — Corps trèsîllongé, filiforme, ondulé, suivant une direction le plus souvent rectiligne, 10 à 15 inflexions à angles obtus; longueur, 0'"">,023; épaisseur, 0""" 000?' Dujardin). '

» Il ressemble à une ligne très^ongue relativement à son épaisseur serpentante ' 'oflexions égales et lâches. Il se trouve dans de l'eau de rivière (Mûller) dans ''^«infusions animales (Dujardin).

"6" Vibrion baguette {Vibrio bacillus, Mûller). - Corps transparent, fili-

rinflexln!; ^^f ; ' ^"'^"'«^'«"^ J«"g"««. "'«ya^t que des mouvements uexiou peu sensibles pendant qu'il s'avance lentement dans le liquide et

"'ation, longueur d'un seul article, 0»»,005 à 0-,008 j longueur totale.

us

jusqu'à O'-^.OSS; épaisseur, n""",0007 à (Dujardin) ; longueur lo-'

taie, 0">'", 05 ; épaisseur, O^^.OOIO (Ehrenberg).

„ 7° Le Vibriu subtil is d'Ehrenberg et ambiguus de Dujardin sont probablement des Conferves.

„ 8" Vibrion lactique, Pasteur.— Articles presque globuleux, très-courts, un peu renflés aux extrémités; longueur d'un seul article, 0°"",0016 ; d'une série, 0""",05 environ.

„ 90 Vibrio synxantlius, Ebrenberg.— Corps cylindrique, peu flexucux, formé de corpuscules dépassant raremen le nombre de cinq ; longueur de chaque corpuscule 0"-,00073 à 0"-, 00109.

„ Dans le lait de vache altéré, auquel il donne une coloration jaune [aureum) ;

observé par Fuschs.

„ 10» Vibrio syncyanus, Ehrenberg. -Corps cylindrique, peu flexueux,Iorrae de corpuscules dépassant rarement le nombre de cinq; longueur de chaque corpuscule, 0--,00073 à 0°-,00109.

Dans le lait de vache aigri, auquel il donne une coloration bleue; observe

par Fuschs. . v - 1

110 Vibrion ^-wf2/n?w'?, Pasteur.- Baguettes cylindriques, arrondies a leurs

extrémités, ordinairement droites, isolées ou réunies par chaînes de deux, de

trois, de quatre articles, et quelquefois même davantage. Leur épaisseur est dt

0-"', 002 en moyenne; la longueur des articles isolés varie de 0"-,002 jusqu .

O""", 015 ou O-"", 02. rrf A.;

in. GENRE BACTÉRIDIE [Bacteridium,Y)^sûn^). - Corps filiforme d,ou ou infléchi, plus ou moins distinctement articulé, par suite d'une dimsio, spontanée imparfaite, toujours immobile.

„ 1° Bactéridie charbonneuse, Davaine. - Filaments droits, ro.des, cyhudnnues, quelquefois composés de deux, trois et très-rarement quatre segments, offrant alors des inflexions à angle obtus en rapport avec les articles ; tres-ninic( relativement à la longueur qui 'va jusqu'à 0--,0i ou 0-^012 pour un seu article, et jusqu'à 0-">,05 pour un filament compose.

2°^ac^.'r^•rf^•es in^es^ma^es,Davaine.-Filamentsgenéralementdroit , cpa.

offrant souvent au milieu un espace clair, indice d'une segmentat.ou binaiu quelquefois coudés en ce point. fnisaib „ Ces filaments existent ordinairement dans l'intestin des canards, de fn^a^^ perdrix, cailles, poulets et pigeons. Chez tous ces oiseaux, ils offren e aspect et ne diffèrent que par la longueur. - Voici les les plus longs: canards, 0>"^02, ^amiient 0"^ 03 ; -perdrix 0 0 .r^^ meit 0■>>^oa;- faisan, 0-,015 rarement, 0^.025 ; poule , 0 . rarement ô'-,015, généralement minces ;- caille 0"-,01 ; p.geon, 0 ,01 Je n'en ai point vu chez des moineaux, des pinsons et des

„ y Bactéridie du levain [B. ferment,:, Davaine). -Filament ^m nom minces et courts, atteignant au plus 0"-»,01 de longueur, ^^^J^^^, en deux articles,- droits ou coudés, immobiles ou doues « '? Lns certain brownien (qu'ils conservent dans une solution aqueuse d iode;, i^a

PARASITISME ANIMAL. — ENTOZOAIRES INFUSOIBES. 817

cas, les filaments atteignent jusqu'à p""",02 ; ils sont divisés en deux, trois ou quatre articles formant des angles plus ou inoins obtus. I) Ces vibrioniens existent en grand nombre dans le levain de froment et d'orge. .. h" Bactéridie glaireuse, Davaine. — Filaments d'une minceur extrême, droits ou coudés, hyalins, atteignant O^^.Ol de longueur.

IV. Genre Spirilldm, Ehrenberg.— Corps filiforme contourné en hélice, i non extensible, quoique contractile (Dujardin).

; « 1° Spirillum ondulé [Spirillum undula) , Ehrenberg. - Corps filiforme, con- I tourné en hélice lâche à un tour et demi ou deux tours, déprimé dans le sens de

I l'axe de l'hélice et plus mince vers le contour; longueur totale, de O"--" 008 à 0-,01,oii même 0->,012; largeur, 0-,005; épaisseur du filament, 0-- 011 ) à 0»'"',()013 (Dujardin).

» T Spirillum tenue d'Ehrenberg ne diffère du précédent que par son fila- 5 ment plus épais, 0^,0022, moins fortement contourné et moins distinctement ) articulé. /

.. 3° Le Spirillum rufum de Perty ne diffère du Sp. undula que par sa couleur I rongeatre. Il a été observé dans l'eau d'un marais à Berne.

Ix" Spirillum tournoyant [Spirillum volutans), Ehrenberg. - Corps fili forme contourné en hélice à trois, quatre ou plusieurs tours serrés; paraissant noirâtre, longueur totale, 0-,01 à 0-,04; largeur, 0-,007; épa sseur dn filament, 0"-,00U (Dujardin). a , , , épaisseur du

rs 'ens eau

. On le voit alternativement en mouvement et en repos, conservant touiou sa orme en t.re-bouchon. sans qu'on puisse reconnaître quels sont ses de locomotion. Il se développe dans des infusions végétales ou animales d' Idemer ou d eau douce (Duj.). Dans l'intestin de la courtilière (Davaine

.. Les vibnoniens se renconlrent dans toutes les fermentations, dans h putré faction et dans les sécrétions morbides. '

o^f '^l - I3ans les matières de l'intestin chez l'homme il

st ^es vibnoniens; mais à l'é.at normal ils y sont généralement peuTom- X. Ils augmentent au contraire considérablement de nombre dans la dZ •hée; Leeuwen oek le premier, en signala l'existence dans cette maladie j M. Lebert les observa dans la dysenterie (1845) et ne leur attribua aucuup -niportance au point de vue étiologique et symptomatique (1)

d.etMrQf'T ^^^'-^ ^^-9ula a été signalé par M. Pou-

^l-e^(1849) et ensmte par MM. Rainey et Hassall (1854) comme exist n u -"mu„è..ent dans les déjections alviiies des chLqis. T r "ev - "'fusoues dans les matières aussitôt après leur évacuât on on 2 -hverses parties de l'intestin jusqu'au duodénurpe: ; te ip '^^^^^^ "'"t' ayant examiné ensuite les matières intestinales chJZTJ 1- avaient succombé à d'autres maladies, il y trouva égatmcSi^t l

^^at^eres purulentes. -Plusieurs observateurs, qui ont reconnu l^ ^^^^ (0 Lebert, Anatomie pathologique. 1845, t. 1, p. 220.

B PATHOL. GÉN.

g|g PATHOLOGIE GÉNÉRALE.

de ces petits êtres dans des matières purulentes, ont pu croire qu'ils y jouent un certain rôle ou qu'ils sont la cause de maladies contagieuses.

» M F. A. Pouchet a vu des bactéries ou des vibrions d'espèces indétermi- -f nés dans les crachats d'un homme affecté d'un catarrhe pulmonaire, dans les mucosités d'un autre atteint de coryza, enfin dans le pus d'une otite chronique. Chez les trois individus, des démangeaisons, un sentiment de formication, cm paru coïncider avec la présence de ces infnsoires.

„ M. Tigri a signalé la présence de bactérie dans l'inOammation du sac lacrymal et du conduit nasal.

,, M. Lebert dit à propos de l'action pathologique des infusoires : « Il m'a semblé que dans les ulcères putrides et dans la pourriture d'hôpital surtout, leur quantité était ordinairement très-considérable; j'ai vu de plus dans mes expédences sur les grenouilles, qu'un certain nombre d'entre elles périssaient, n'offrant d'autre altération qu'un mauvais état des plaies pratiquées pour les expériences, et qui étaient couvertes d'une innombrable quantité d'infusoires, soit de très-grands vibrions, soit d'amibes (1).

„ Pus syphilitique. - La virulence de certains liquides pathologiques a été attribuée quelquefois à la présence des vibrioniens. M. Donné communiqua, en 1836 et en 1839, à l'Institut, des recherches qui semblaient vemr a 1 appui

de cette opinion. .

„ Vibrioniens dans le sang. Matières putrides ; expérimentation.-Si l acUon nuisible des vibrioniens qui se développent dans des liquides rejetés par l économie est encore incertaine, il n'en est pas de même pour ceux qui se àtxeloppent dans les orgaaes ou dans les liquides nécessaires à la vie. Mais les vibrioniens qui se trouvem dans un organisme vivant (je parle des animaux a sang chaud) ne sont pas ceux qui se produisent dans des infusions quelconquc^ de substances végétales ou animales. Ils forment des espèces spéciales, comme l'histoire naturelle de ces végétaux peut le faire prévoir. C'est pour avoir oub ho cette loi que des expériences, dont le but était de déterminer 1 action des infusoires introduits dans l'économie des animaux, ont donné des résultats en appa rence contradictoires. Les expériences faites avec des vibrioniens déve opp. dans des substances animales putréfiées exposent à une autre cause d en eur c'est l'introduction de matières putrides ou septiques qui occasionnent pai e 1^mêmes des altérations indépendantes des vibrioniens qu ^f^^^^J^^"^ voyons-nous, dans des recherches de MM. Leplat et Ja.Uard, hui expé nce aUes avec des liquides provenant d'infusions diverses n'être suivies d a cm clnt, tandis qie la neuvième, faite avec du sang ^f^'^^^—^^^ de l'animal. Ces expérimentateurs ont résumé les résultats de leurs recherche dans les propositions suivantes : .

„ 10 Lesvibroniens provenant d'un milieu quelconque - P-^"'^^" accident chez les animaux dans le sang desquels on les a introduits a moins

(1) Leberl, T r ailé cVanalomic pathologique générale et spéciale, in-foL Pans, 185/ t. I, p. 396.

Page 1