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SIGNES FOURNIS PAU L'EXAMEN DE LA FACE EN GÉNÉRAL

Si l'étude de la physionomie des malades est de la P»"« pour I,. diagnostic, elle ne sert pas moins au pronostic, car ""^""P souvent pour juger les changements heureux ou funestes opéi es d un jo

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l'auire dans les maladies. Sous ce rapport, la couleur du visage, sa température, l'expression et l'embonpoint de cette partie, méritent d'être signalés.

COLORATION. — La coloration ^-oî/g-e couvrant également toute la face s'observe dans la pléthore, dans l'état fébrile intense, dans les fièvres inflammatoires, dans les angines, et dans les maladies des organes respiratoires où se montre la dyspnée. — Bornée aux deux pommettes, elle est souvent le signe d'une inflammation lente des poumons, et, limilée à une seule des joues, elle indique ordinairement la pneumonie du côlé où existe la rougeur (Grisolle). — Son aspect luisant annonce l'érysipèle, et son intermittence à courte période est généralement le signe d'un grand danger. — On sait, en efl'et, que la coloration subite, fugitive et intermittente du visage, résulte d'une afifection cérébrale aiguë presque toujours mortelle. — Il y a enfin la coloration rouge tachetée de l'exanthème morbilleux, la coloration framboisée générale difi"use de la scarlatine, et la couleur rouge violacée des maladies du cœur, dont les caractères ne peuvent être méconnus.

Au lieu d'être rouge, le visage peut être pâle, par suite de l'anémie passagère de la peau, comme dans la période de froid des fièvres. Il en est de même dans les cachexies et dans les maladies chroniques, surtout dans les affections des voies digestives ; dans la chlorose, dans l'intoxication saturnine ou maremmatique ; à la dernière période des maladies cancéreuses, etc. Mais alors la décoloration résulte d'une anémie constitutionnelle et d'un appauvrissement du sang. — Sa couleur est jaune dans l'ictère, dans la fièvre et dans les maladies dites bilieuses, à cause du passage d'une certaine quantité de matière colorante de la bile dans le sang. — La teinte bronze, au contraire, appartiendrait, d'après Addison, à la cachexie produite par les maladies des capsules surrénales, mais c'est un fait à vérifier, car il souffre d'assez nombreuses exceptions.

Chaleur. — La chaleur du visage est généralement accompagnée de sa rougeur, et c'est souvent alors, comme je l'ai dit plus haut, un signe de pneumonie. Quand elle est jointe à la fièvre et à l'injection vasculaire du globe de l'œil, elle annonce le délire; au contraire, avec la rougeur et avec le gonflement des téguments sans fièvre, elle doit faire craindre l'hémorrhagie cérébrale. —

refroidissement de la face n'a d'importance que s'il est accompagné d'autres phénomènes généraux graves, de vomissements continus, d'amaigrissement et d'excavation des yeux. Alors c'est un des signes précurseurs de la mort.

Volume. — Le volume de la face augmente dans l'érysipèle, à la période de suppuration de la variole et dans l'anasarque. Il se produit, mais d'une façon partielle, dans les fluxions dentaires, à la suite de certains polypes des fosses nasales, et par les oreillons, etc. — Son amaigrissement a lieu dans les maladies chroniques et dans les maladies aiguës, à la suite d'une diète prolongée ou d'évacuations intestinales très-abondantes produites par le choléra.

Expression de la face. — Vexpression de la face dans les maladies est extrêmement variable. Elle dépend à la fois de la nature du mal et de la force des individus affectés. On ne saurait la consulter avec trop d'attention, tant sont Pi'écieux les indices qu'elle fournit à la science. Malheureusement ses carac-

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tères sont aussi dilTiciles à observer qu'à écrire. Quelques essais ont été tentés par Ilippocrate, Stahl, Quelmatz, Thomas Fieni, Cabuchet, Jadelot, et presque tout ce qu'il y avait à dire sur ce point a été dit. Il y a une physionomie ou face vultueuse, une physionomie typhoïde, une physionomie sardonique, convulsive, imbécile, paralytique, cérébrale, une physionomie ^rrip/jee, abdominale, mourante, une physionomie cardiaque, pulmonaire, hépatique, etc. Comme les passions, la plupart des maladies se révèlent sur le visage par des modifications qui n'échappent pas à un médecin exercé, et que tout le monde, avec le temps, parvient aisément à connaître. Expression, volume, couleur, il y a, dans les modifications de cet ensemble, une foule de caractères dont la signifi. cation est de la plus haute importance.

La face est vultueuse lorsqu'elle offre, avec l'éclat des yeux, la chaleur, la rougeur et une faible tuméfaction des téguments. Cela s'observe dans l'état fébrile, dans la fièvre inflammatoire, dans l'ivresse alcoolique, dans la manie aigue, etc.

La face est typhoïde, c'est-à-dire accompagnée d'une expression de stupeur, lorsque, sans gonflement des tissus, avec un faible degré de rougeur à la peau, elle présente un état réel d'abattement réuni à l'absence de tout éclat dans le regard. C'est la physionomie du typhus, de la fièvre typhoïde et de la

plupart des maladies adynamiques. , .j. , , .j.,-.

Le faciès sardonique, convulsif, imbécile, paralytique ou cérébral, traduit au dehors certaines maladies des nerfs ou du cerveau. Le rire sardomque non justifié appartient à la démence et au délire aigu de l'alcoolisme chronique- Les convuhions de la face indiquent la méningite aiguë ou chronique e les tumeurs du cerveau; accompagnées de vives douleurs, eUes caractérisent le ic doi^^^^^ reux. V hébétude et Vinéécillité des traits annoncent la démence et 1 idi Ue On y trouve de la paralysie générale ou àes paralysies partielles, ainsi W^^ miplég. dans l'hémorrhagie et dans le ramollissement cer-au dau tumeurs de la dure-mère et dans certaines affections ^humatisma^s de la tième paire de nerfs, ailleurs le prolapsus de la W^-^.^^^^; strabisme divergent et anesthésie de la conjonctive indiquant une 1 sien de cinquième. Toutes ces paralysies partielles de la f-e appartiennent p^ur plupart, à des maladies cérébrales, et par ce motif constituent en quelque sorte

le faciès cérébral. ^ . . ,„<v,i-„, \ u

La face grippée se reconnaît 'a la concentration des traits qui s effi em à

pâleur et ^'abaissement de température des ^^^^^^'^^ ^^^ 9t à l'exmession d'une profonde souffrance. On l observe dans a ptn îg ^ r^ Choléra et^uelques -ladies de l'abdomen, c^^^^^^^^^^^^ graves, aux approches de l'agonie, etc. Cette

ache à ce que l'on connaît sous le nom de face h>ppocratr u , st e ^ sidérée comme l'indice d'une mort prochaine. - Le nez p. cé e y eux les tempes creuses, les oreilles froides, contractées ^y-^-^;^ ' ' ^ relàsèche, dure et tendue; la teinte noirâtre, livide ou pbmbé du > . g . . chement des lèvres - , tel est, d'après Ilippocrate, 1 ensemble des s.g. révèlent l'imminence d'un grand danger.

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La physionomie cardiaque est caractérisée par la couleur rouge violacée du visage, principalement des conjonctives, du nez, des lèvres et des oreilles, avec dilataiion évidente des vaisseaux capillaires cutanés. On l'observe dans la communication du trou de Botal, et dans les maladies du cœur et des gros vaisseaux.

Les maladies aiguës et chroniques des poumons, les maladies de la gorge, les maladies du foie, celles des capsules surrénales, se révèlent aussi par une expression particulière de la physionomie, que je vais indiquer et que l'habitude des malades apprend à connaître.

Jadelot a prétendu qu'on pouvait établir, d'après l'inspection du visage, des signes suffisamment certains des maladies de la tête, de la poitrine et du ventre ; mais, tels qu'ils sont formulés, aucun de ces signes n'a d'importance absolue. , Ainsi pour cet auteur, il y aurait, dans la physionomie, trois hgnes séméiologiques spéciales, ou traits morbides principaux. Le premier part du grand angle de l'œil, va se perdre au-dessous de la saillie formée par l'os de la pommette; c'est le trait oculo-zygomatique, indicateur des affections du cerveau ou des uerfs; le second, nasal, commence à la partie supérieure de l'aile du nez, embrasse dans un demi-cercle plus ou moins complet la ligne externe de commissure des lèvres, et sur lui vient quelquefois tomber un trait génal venant de la joue : ce trait et son accessoire indiquent les maladies des viscères abdominaux. Enfin un troisième trait, dit labial, commence à l'angle des lèvres, se perd sur le bas du visage et annonce les maladies du cœur et des organes respiratoires. Ce sont là des assertions encore à démontrer. Mais, il est certain qu'il y a un faciès abdominal avec pâleur mate de la peau, excavation des yeux et tristesse d'expression qui indique la diarrhée chronique, la dyspepsie et l'hypochondrie,

— un faciès pulmonaire tuberculeux avec pâleur terreuse de la peau, éiat languissant des traits, longueur des cils et agitation des muscles respiratoires du visage, — un faciès exophthalmique avec éclat et saillie des yeux dont l'exprès- ■■ sien étrange se rattache à une lésion du cœur et de la glande thyroïde, — un

fades angineux avec bouche béante et dans l'état aigu avec mouvements douloureux de la déglutition, — un faciès hépatique avec ictère de la peau et des conjonctives compliqué d'amaigrissement général et d'abattement profond,

— un faciès rénal albuminurique caractérisé par la pâleur laiteuse avec ' bouÊCssure des paupières, — un faciès surrénal avec teinte bronzée du visage

et de la peau, — un faciès asthmatique avec hypérémie du visage et respiration courte, — un faciès utérin quand sur un visage de jeune femme mariée, ' I la pâleur anémique est répandue jusque sur les lèvres, — un faciès scrofuleiix avec bouffissure adipeuse, gonflement des lèvres et quelquefois des régions sousfflaxillaires, — un faciès herpétique avec blépiiarite chronique et pityriasis de la ' P6au, — un fades syphilitique avec ses taches de roséole cuivrée, etc.

SÉMÉlOLOGlIi.

SECTION VI

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