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VERTIGE

Le vertige est une seiisalion fugitive de tournoiement, d'éblouissemcnt, qui fait craindre une perte immédiate de la connaissance.

Dans le vertige, le malade est pris subitement de faiblesse avec lournoiement t de tête, d'éblouissements, de tintements d'oreille, il tend à marcher en avant ou à fau'e quelques pas en arrière, tous les objets tournent ou fuient devant ; lui, s'élèvent ou s'abaissent;, se renversent ; la pensée s'égare et le malade, , croyant qu'il va tomber par terre, s'appuie le long des objets voisins ou s'empare du bras qu'on lui offre en avertissant du danger qui le menace. Cet état i dure quelques secondes ou une minute au plus et tout rentre dans l'ordre pour se déranger un peu plus tard. On en a une idée très-exacte par ce qui i arrive lorsque, placé à une grande hauteur sur le balcon d'un monument élevé, on regarde l'abîme placé sous les pieds. C'est l'attraction du vide. Chez quelques personnes le vertige a lieu quand elles sont couchées dans le lit et alors il leur semble être sur un navire ballotté par le tangage et le roulis.

Si le vertige est souvent .le symptôme des maladies organic[ues du cerveau, il est quelquefois sympathique de quelques affections viscérales produisant par sympathie unehypérémie ou une ischémie des méninges, et, dans quelques cas, c'est un trouble dont la cause est inconnue, qui ne relève que de lui-même et qui constitue le vertige essentiel.

Le vertige est donc essentiel, sympathique et symptomalique.

Il revient à des époques variables, rarement périodiques, à moins qu'il ne soit le résultat d'une fièvre intermittente pernicieuse. On l'observe quelquefois au début de la grossesse, au moment de la migraine, de l'indigestion, et il accompagne souvent les vers de l'intestin, surtout le isenia, l'otite et les lésions de l'oreillle, la dyspepsie, ce qui, dans ce dernier cas, caractérise le vert?f/o n stomacho lœso. M. Max. Simon, qui a publié un excellent travail sur le vertige nerveux (1), a surtout insisté sur cette espèce de vertige. ^

Le vertige produit par l'appauvrissement du sang exisie dans la cIiIor(iM\ dans l'anémie, dans la convalescence des fièvres typhoïdes et des maladies aiguës. Mais, ailleurs, c'est dans les cas où existe une altération toxique du sang qu'il se rencontre. Cette variété de vertige s'observe dans l'inioxicaiion par le tabac chez ceux qn-i fument pour la première fois, par le sulfure de carbone, par l'acide carbonm'ie, par l'alcool dans l'ivresse, par le chloroforme employé à titre d'anesthésique.

Le vertige est symptoniatique quand il indique une congeslion cérébrale,

(l) Max Simon, Du vertige nerveint et de son trailement (Mém. de VAcad. de Paris, 1858, t.XXlI, p. 1 et Miiv.),

TROUlU.ES ni' l'intelligence. — ITALLUC.TNATIONS. 985

sans liémorrhagic, congcslion niée très à tort par quelques médecins, (t qui se produit chez un grand nombre de sujets pléthori([ues ou à la suite d'un edort d'accouchement, de défécation, ou enfin à la suite du geste de baisser la tête sur le sol pour se relever rapidement. On l'observe encore dans la congestion cérébrale, du début des fièvres et de la fièvre typhoïde, au début de l'hémorrhagie cérébrale, dans le ramollissement chronique du cerveau chez les vieillards, dans l'encéphalite chroni([ue, dans les tumeurs du cerveau. . Il est enfin un vertige spécial qui constitue un état morbide distinct. Il est toute la maladie. .Te veux parler du vertige épileptique ou petit mal. Une personne est prise tout à coup de vertige, s'arrête au milieu d'une conversation rx)mmencée, ou dit un mot, toujours le môme, tourne les yeux, reste immobile, et, au bout de quelques secondes, reprend l'usage de ses sens et la conversation commencée. C'est là un vertige très-grave qui se reproduit plus ou moins SQUvent sous cette forme, et qui finit ordinairement par de véritables attaques épileptiques. C'est un commencement de l'épilepsie.

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