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TROUBLES DE LA SENSIBILITÉ. — HYPERESTHÉSIE

la langue, sans solliciter un vomissement. Chez d'autres, l'insensibilité à la douleur se montre de préférence sur le vagin, le rectum, la vessie : ici le coït ne produit plus la moindre sensation; là, la vessie a perdu sa sensibilité spéciale, et sa plénitude ne détermine plus aucune gêne, il y a rétention ; il faut sonder la malade. Chez toutes, il y a analgésie plus ou moins étendue sur le tégument externe.

Un fait extrêmement curieux, c'est de voir que l'insensibilité à la douleur dans une partie n'empêche point les malades d'éprouver dans cette même partie des élancements, des névralgies, etc. , enfin des phénomènes hystériques. L'insensibilité à la douleur, provoquée artificiellement, est donc un phénomène de physiologie pathologique parfaitement distinct de l'anesthésie observée dans l'état morbide.

L'analgésie s'observe dans Vhémorrhagie cé^^ébrale, mais seulement tant que les malades demeurent sans connaissance. Dès que celle-ci est l'evenue, généralement la sensibilité reparaît. Chez quelques individus, lorsque l'hémorrhagie est très-forte, l'analgésie est complète et il y a tout à la fois anesthésie et analgésie. Ailleurs l'insensibiUlé est incomplète, et, si l'on pince ou si l'on pique la peau, on voit les membres exécuter quelques mouvements et la figure exprimer la souffrance.

Quand l'intelUgence revient promptement, la sensibihté reparaît également très-vite avec ses caractères de l'état normal ; dans certains cas, au contraire, elle est très-exagérée.

Dans la compression du cerveau, il arrive un moment où la sensibilité est très-diminuée dans toute l'étendue du corps ; il y a tout à la fois perte de la sensibilité tactile et analgésie.

, Dans V intoxication alcoolique, l'analgésie est un phénomène constant. Elle se montre déjà dans le premier degré de l'ivresse, où elle est générale. Dans le second degré, qu'on pourrait appeler le coma alcoolique, cette insensibilité à la douleur est absolue, et elle persiste souvent dans le delirium tremens. Il en est de même dans les empoisonnements par l'acide carbonique, par le haschisch, par les nai^cotiques, par les sels de plomb, et par toutes les préparations anes- ' thésiques, élher, chloroforme, amylène, etc., récemment employées pour faciliter la pratique des opérations chirurgicales.

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