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TROUBLES DU MOUVEMENT. — PARALYSIE SYMPTOMATIQUF

troubles et les arrêts de la circulation dans un muscle, sont la cause de celte espèce de paralysie.

Ordinairement partielle, quelquefois subite et n'occupant qu'un ou plusieurs muscles, ceux qui ont été soumis à l'influence locale, elle s'observe sur les membres et sur le tronc. C'est dans celte classe qu'il faut ranger l'hémiplégie rhumatismale de la face, la paralysie bornée au deltoïde ou au grand dentelé, les paralysies d'un membre chez les enfants, celles qui résultent de la ligature d'une artère ayant déterminé l'atrophie des muscles ; celles, enfin, qui ont pour siège les muscles des mains, de'l'avaut-bras, des jambes, avec une notable iiiropliie, et que MM. Cruveilhier (1) et Aran ont décrites sous le nom de parabjsie atrophique progressive.

La paralysie mydgénique générale est très-rare et ne s'observe que dans la ■paralysie progressive atrophique. Quelques faits de ce genre ont été observés. La paralysie occupait les membres supérieurs et inférieurs, les muscles du tronc et jusqu'au diaphragme, de manière à suspendre les fonctions respiratoires et à déterminer l'asphyxié.

Cette espèce de paralysie, ayant pour siège primitif les muscles; détermine dans ces organes une altération de texture qu'où ne retruvepas au même degré dans les autres variétés de la paralysie. Les fibres musculaires, habituellement rouges et striées dans le sens transversal, deviennent plus pâles et perdent graduellement leur apparence striée. Elles diminuent de volume, s'infiltrent de 2,ranulations moléculaires et de graisse, de sorte que le muscle finit par disparaître en partie et se trouve être rem])lacé par une notable quantité de lissu adipeux. C'est ce qu'on appelle paralysie graisseuse de l'enfance et selon d'autres paralysie spinale des enfants (2).

§ 3, — Des maladies du système nerveux.

La paralysie succède le plus ordinairement à une lésion matérielle du cerveau, de la moelle et des cordons nerveux. Comparée, sous le rapport de la fréquence, aux autres paralysies essentielles, sympathiques et musculaires, celle-ci est infiniment plus commune que les autres. On en reconnaît assez facilement la nature au moyen de l'ophthalmoscope qui permet de constater dans le nerf ^'ptique, dans la rétine ou dans la choroïde des lésions qui annoncent la désorganisation des méninges de la moelle et du cerveau (3). La paralysie symptomaii'iue des maladies du cerveau s'observe dans la congestion cérébrale, dans l'encéphalite aiguë ou chronique, dans l'hémorrhagie, dans les tumeurs du cerceau, etc. Elle ollre des apparences variables selon le siège et l'étendue de l'allél iilion anatomique.

(1) Cruveilhier, Mémoire sur la paralyHo tnusculaire atrophique progressive {Bull. VAcad. de tni^d., d 852-53, t. XVIII, p. ^90).

(2) Voyez CÉRÉiiRoscoi'iK.

(3) Voyez R. Boiicinit, TriiiW des maladies des i-iifaols, 5'' éiiit, Porip. 18r.7, p. 139.

1018 SÉMÉIOLOGIE.

Dms la congestion cérébrale, elle est subite, générale, plus ou moins complète, et porte sur le mouvement et sur la sensibilité à la fois ou sur le mouvement en particulier.

Dans l'hémorrhagie cérébrale, elle est plus ou moins étendue, suivant le siège et le volume de l'épanchement sanguin. Elle est générale et an'ccte les quatre membres, lorsque l'hémorrhagie occupe la protubérance, lorsqu'elle est double et siège dans chacun des hémisphères; enfin, lorsque, très-considérable et occupant l'un des hémisphères cérébraux, elle comprime l'autre eo pénétrant dans les ventricules. Elle est partielle et se présente h l'état d'hém' plégie, lorsque l'hémorrhagie, n'ayant qu'un volume peu considérable, occup l'un des centres ovales de Vieussens. Alors elle existe toujours dans le côté opposé à l'épanchement sanguin, à gauche, si le côté droit du cerveau est ma-i lade, et réciproquement à droite, si la lésion occupe l'hémisphère cérébral" gauche. C'est là un principe de physiologie qui souffre peu d'exceptions et qu'on peut appliquer à toutes les hémiplégies, quelle qu'en soit la cause analomiqu" Elle résulte de ce qu'on connaît sur l'action croisée des hémisphères, sur mouvements des membres, fait incontestable et démontré par de très-nom-rt breuses observations. Des paralysies partielles moins étendues que l'hémiplégieii s'observent encore après l'hémorrhagie cérébrale de très-petit volume. Elles* peuvent n'occuper qu'un seul bras, si le foyer sanguin est dans le côté opposé^ du cerveau près de la couche optique; la jambe, s'il a pour siège les corps<i striés; un côté de la face, si les pédoncules cérébraux sont malades; la langue, une paupière, l'œil, etc., selon les différentes parties du cerveau occupées parf l'épanchement. Malheureusement tout ce qui a été dit sur le rapport des paraly- < sies partielles aux lésions anatomiques du cerveau laisse beaucoup à désirer, eti et les résultais que je viens d'énoncer ne doivent pas être admis comme des • choses définitives. Toute cette partie de la science est à faire. Il n'y a aujourd'hui de démontrée que la localisation du mal dans le côté du cerveau opposé à la paralysie. Au delh de cette assertion, tout ce qui a été dit est encore à établir.

La paralysie se présente encore sous forme d'hémiplégie ou de paralysie partielle dans l'encéphalite et le ramollissement cérébral sénile, dans les hémorrhagies des méninges, dans les suffusions séreuses du cerveau, dans les tubercules, . les cancers, les tumeurs fibreuses, fibro-plastiques et les hydatides développées « au milieu de cet organe ou dans ses enveloppes. Partout le résultat est le même : : soit brusquement, si la lésion est instantanée ; soit, au contraire, d'une façon i progressive ; après un temps de tolérance variable, si le mal s'est développé par r degrés, la paralysie arrive dans le côté du corps opposé à la lésion cérébrale ' et elle occupe une étendue d'autant plus grande que la désorganisation est plus ? avancée.

La paralysie symptomatique des maladies de la moelle est rarement générale. C'est la paralysie spinale. Elle occupe le tronc et les quatre membres si la i lésion existe à la région cervicale de la moelle ; les membres inférieurs seule- • ment lorsqu'elle a pour siège In partie inférieure de cet organe. C'est alors ce ■

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