I. — Influence des impressions virulentes
Les impressions virulentes provoquées par l'absorption d'un atome imperceptible de virus se transforment en maladies générales désignées sous le nom de maladies virulentes.
Ce sont des maladies spécifiques, et la présence du virus forme leur caractère essentiel.
Il en est un grand nombre dans lesquelles l'existence de ce poison morbide est incontestable et peut être démontrée par l'inoculation. Ce sont les maladies essentiellement virulentes.
Il en est d'autres, au contraire, qui, en raison de leurs symptômes, de leur marche, de leur développement et de diverses circonstances particulières, semblent devoir être également attribuées à la présence d'un virus dans l'économie; mais les recherches faites dans le but de recueillir ce virus et de l'inoculer sont restées incertaines : leur nature virulente reste douteuse.
Il y a enfin celles dont l'action est bornée à un tissu, et qu'on pourrait croire locales : ce sont les maladies pseudo-virulentes. Les virus s'éteignent dans le lieu de leur action, sans produire d'accidents généraux ; ils sont aux vrais virus ce que les faibles venins sont aux venins mortels.
Nul doute que l'observation ultérieure ne puisse fournir de nouveaux faits capables de dissiper l'incertitude que nous signalons en ce moment; mais jusque-là il faudra conserver cette subdivision de la classe des maladies virulentes.
Les maladies essentiellement virulentes sont déterminées par la présence d'un virus dans l'économie, et elles peuvent, à un instant donné de leur développement, se reproduire ailleurs par l'inoculation.