‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologieChapitre 338 sur 439 · SIGNES FOURNIS PAR L'EXPECTORATION ET PAR LES MATIÈRES EXPECTORÉES · texte numérisé non relu

SIGNES FOURNIS PAR L'EXPECTORATION ET PAR LES MATIÈRES EXPECTORÉES

L^expectoration est un acte volontaire ou réflexe destiné à faire sortir des bronches les matières solides ou liquides qui s'y trouvent. On expectore ainsi du mucus, du sang, du pus, des fausses membranes, des concrétions crétacées pulmonaires, des fragments de cartilages, des parceUes de poumon altéré des corps étrangers, etc. , qui arrivent de la poitrine dans la bouche, et là un nouvel acte, le crachement, les pousse au dehors.

L'expectoration et le crachement concourent donc au même résultat; mais tandis que le crachement nettoie la bouche, l'expectoration, au contraire débarrasse seulement le larynx et les bronches. Celle-ci a pour auxiliaires le mouvement vibratile de l'épithélium bronchique, qui ramène le mucus du fond des bronches vers la glotte, la colonne d'air expirée qui tend au même but, et enfin la contraction énergique du diaphragme et des muscles expirateurs, qui. produit la toux et la brusque expulsion des matières d'abord dans l'arrièrebouche et ensuite au dehors par le moyen du crachement. Quand l'expectorahon est aible, insensible et s'opère sans secousse du diaphragme, on lui donne le nom d'ea^yomVwz.

Elle se produit surtout lorsqu'il y a peu de matières à expulser du larynx et des bronches, tandis que l'expectoration proprement dite exige une quantité plus grande de matières ou des corps plus résistants de nature à entraîner la sullocation. L'expectoration est facile ou laborieuse, rare ou fréouente et abondante; elle peut même donner heu à la sortie d'une énorme quantité ae hqi^ide qui, ne pouvant être assez promptement chassé de la bouche nro ûnit la sufl'ocatiou. ^"c, pio-

I/expectoration est, comme la toux, un symptôme important à étudier Moins curieuse dans son mécanisme que dans son produit, elle fournit p ; Inamen et l'analyse des matières expectorées ou crachats, un grand Ib de caractères importants à la diagnoso et au pronostic des maladies ^Lcs crachats et les matières ea^pectorées sont de provenance 'variable Ils

B. — PATHOL. GÉN. ""«uit,. u;,

1^22 SÉMÉIOLOGIE.

sont composés île mncositôs plus qm moins épaissoa s6crct6es par la muqueuse do rmvif 'c-bm.cl.e, cUi lai yiiv et de la irachée, par dos liquides et des solide» formés dans les voies aériennes, ou, m co.Uraire, venus du dehors dans leg bronches Qn v trouve du pu», du sang, de la sérosité, du glycose, des frag. ments de cartilage, des calculs, des hydatidcs, des fragments de poumon nierliliô, des bactéries (V. Poulet) dont cet anteur a voulu faire un caractère spécial de l'expectoration de la coqueluche, elc,

Le mucus est le résultat d'une sécrétion exagérée des follicules mucipares, d'une ohlegmasie de la membrane muqueuse des bronches, d'une ulcération caverneuse des poumons, tandis que le sang, le cartilage, les calculs, les fausse, membranes, viennent d'aHénUions plus profondes, soit d'une rupture vascu. Lire soit d'une ulcération qui a mis en liberté des corps étrangers mclus dans le voisinage des bronches, soit de tumeurs hépatiques ou rénales ayant versé leur contenu dans un rameau bronchique.

I.es crachats, nu matières de l'expectoration, doivent être éludées ; 1° àm ieurs quaUtés physiques, c'est-a-dire dans leur couleur, dans leur forme, dans leur odeur; 2» dans leur cpmpqsition. ppur connaître, au moyen de 1 analyse optique et chimique, les éléments dont ils se composent.

COULEUR - U couleur des crachats peut être blanche, hqn.de ou opaque, jauMtre tirant sur le vert, rougeàtre ensanglantée, rouge, brune et noire Dans quelques cas, ils sont Uqmdes, incolores, ou présentent un mélange des ddîé, rentes colorations susdites. , FORME - Tantôt arrondis, nwmmléi, comme dans la rougeole c st-à di^pmî^arahl.S k dp, pièces de monnaie, ils peuvent "^ '^ déchiouetés au pourtour et filamenteux, comme dans la phihis.e. D une .

S^^^^^^^^ 'séreux ^^^^^

tr Jp l'écume mnaueux et filants comme tle la gomme, purulents et-

t^rl^^ mm.^ in^PonnaUre et quP savent apprécier tous les n.é.

OPEUP - Leur odeur est ordinairement fade dans la bronchite aiguë e. chro- • v..-,r. lis elle est quelquefois très-fétide, alliacée, gangréneuse, da... mqueordmaire, mais ellc esi quLiqu .m. ,„,,„,,.:i a aangrène des pou-

les cas de catarrhe pulmonaire avec sto.nat le ou ' » B

(3) ïlPlli', O"-'!!» *' MliiUm, 1863, p. 253.

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