SIGNES FOUUNIS PAU LA PERCUSSION DES POUMONS
paraît très-hypothéliqiic, et je préfère sculciDCiil les résultats de la proniièrc méthode de mensuration du cœur.
A l'état pathologique, on constate des phénomènes de matité qui sont en rapport avec la nature et l'étendue des altérations anatomiques développées dans le cœur et dans le poumon gauche, dans les gros vaisseaux ou dans le médias. :i tin; mais ces phénomènes sont loin de suffire la plupart du temps pour permettre de porter un diagnostic précis.
La résonnance est exagérée dans la région précordiale, lorsqu'il y a un état emphysémateux du bord interne du poumon qui recouvre la face antérieure du péricarde. Il est excessivement rare que cette résonnance anomale dépende de la présence de gaz dans le péricarde et le pneumopéricarde est une altération tout exceptionnelle.
l.e plus souvent, lorsque l'organe central de la circulation est malade, il y a augmentation de l'étendue et du timbre de la matité. Cette augmentation de maiité est liée ou à la présence de caillots volumineux dans les cavités du cœur, ou à une hypertrophie de l'organe lui-même, ou à la présence d'un épanchement de liquide dans le péricarde. Quelques différences dans la manière dont s'établit la matité et dans sa forme permettent de distinguer l'hydropéricardc (le l'hypertrophie du cœur. Dans l'hydropéricarde, la matité augmente d'étendue bien plus rapidement que dans l'hypertrophie; si l'épanchement est trèsabondant, la matité forme un triangle tronqué dont la base touche au diaphragme, et quelquefois le niveau supérieur de la maiité pourra changer suivant la position du malade, devenant plus bas, si le malade est assis ou debout; dans ce dernier cas aussi, le diamètre transversal l'emportera sur le diamètre vertical.
Suivant Corvisart, MM. Piorry, Gammaz et Clarck, il serait possible de reconnaître par la percussion les dilatations du cœur avec amincissement ou avec (■■paississement des parois ; les altérations isolées de telle ou telle cavité; mais ce sont des états particuliers pour le diagnostic desquels la percussion ne fournira que des données approximatives, et qui ne pourront jamais être reconnues à peu près certainement qu'à l'aide de l'auscultation.
Quant aux gros vaisseaux, une matité anormale de la région siernale supél'ieure pourra, jointe à l'auscultation, faire reconnaître l'existence d'une dilatalion anévrysmatique de l'aorte ascendante ou d'un véritable anévrysme; mais, seule, elle ne suflirait point, car il est plus d'une aiïection qui pourrait donner lieu à cette matité, parmi elles nous citerons l'augmentation de volume cl la tumeur des ganglions bronchiques, les abcès du médiaslin, etc.