‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologieChapitre 55 sur 439 · ARTICLE III CAKACTÈRES DES MALADIES CONTAGIEUSES · texte numérisé non relu

ARTICLE III CAKACTÈRES DES MALADIES CONTAGIEUSES

II csl fort difficile de déterminer avec quelque exactitude les caractères généraux des maladies contagieuses. Ces caractères sont trop différents les uns des autres pour être compris dans une généralisation satisfaisante. Un simple coup d'œil sur le tableau que j'ai donné de ces maladies justifiera mon assertion et la répugnance que j'éprouve pour faire des généralités trop banales. Comment, en effet, apprécier la marche des maladies contagieuses virulentes, 'pwmlentes et parasitaires, et des maladies infecto-cdntagieuses virulentes, miasmatiques et névrosiques? Évidemment, ce qui serait applicable aux unes ne saurait convenir aux autres.

J'ai exposé très-longuement, aux chapitres des maladies virulentes, ce qui est relatif à l'invasion, à la marche et à la terminaison de ces maladies, et je n'y reviendrai pas ici (1).

Les maladies contagieuses purulentes, qui semblent être souvent le résultat d'une action locale, se développent quelquefois par contact immédiat : exemple, certains cas d'ophthalmie purulente. Ailleurs elles se développent par infection; et, dans une salle d'enfants bien tenue, les ophthalmies font beaucoup de victimes, frappent les deux yeux à la fois, sans que nul contact ait été le moyen de transmission de la maladie. Ces maladies, dont la manifestation est extérieure et, en apparence, locale, n'en sont pas moins des maladies générales dues à l'infection de l'air par un principe contagieux spécial. Bien différentes des maladies virulentes, elles n'ont pas d'altération profonde des humeurs et du sang par un virus. Elles paraissent limitées au tissu qui est le siège apparent du mal. Elles n'ont rien de caché. Engendrées par le pus, ou des principes volatils émanés de ce pus, elles sont en quelque sorte locales et n'engendrent pas de diathèse particiilière (2).

Le pus qui est l'agent de transmission de ces maladies, quoique étant d'une nature spéciale, ne diffère cependant pas dans ses éléments de la composition chimique du pus ordinaire ; il ne s'en distingue que par ses effets spécifiques, comparables à l'action spécifique du pus virulent; mais ici les effets sont locaux, tandis que l'influence des virus est au contraire une influence générale sur le sang et les humeurs ; en un mot, une véritable diathèse.

Le pus spécifique des maladies contagieuses purulentes dont je parle se présente sous la forme d'un liquide épais, crémeux, jaunâtre ou verdàlre, et doué de qualités tellement acres, qu'il irrite vivement les tissus sur lesquels il s'écoule.

(4) Voyez plus haut, page

(2) Je ne croyais pas si bien dire en parlant de jtnncipes volatils émanes du pus ; car, s'il faut en croire M. Eiseld, on pourrait, avec un aéroscope placé dans une salle où règne rophtlialniie purulente, constalcr sur les plaques de verre enduites de glycériue la présence de globules de pus (voyez page 107J.

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