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PROPHYLAXIE ET TUAITEMENT DES MALADIES CONTAGIEUSES

venir le développement du mal, mais cela est rare et fort exceptionnel. Les cautérisations, faites à temps sur la partie contaminée, détruisent la sypb.l.s, la rage, la pustule maligne, etc. L'inoculation de la vaccine, faite au début même de la variole, modifie la marche de Téruption. L'inoculation de la variole, de la scarlatine, de la rougeole, du typhus des animaux, faite dans des conditions spéciales pour acquérir l'immunité, préserve de ses différentes maladies lorsqu'elles régnent à l'état épidémique. Comme je l'ai fait remarquer en parlant des maladies virulentes, le procédé de l'inoculation préservative est le seul qui ait une vraie importance prophylactique.

Quelques médicaments ont été conseillés dans le but de prévenir les elfets si funestes de l'impression de certains principes contagieux : la belladone contre la scarlatine, le soufre et le camphre contre la rougeole, sont les premiers essais tentés dans cette direction, et l'on attend de nouveaux résultats pour savoir à quoi s'en tenir à cet égard.

Il faut ranger parmi les moyens prophylactiques de la contagion la destruction des principes contagieux partout où ils se trouvent, quand on peut les atteindre. Ainsi les animaux affectés de maladies contagieuses virulentes et miasmatiques doivent être sacrifiés le plus promptement possible, enterrés à une assez grande profondeur, et couverts de chaux pour hâter leur destruction. De grandes précautions doivent être prises par ceux qui sont chargés de ces opérations, pour ne pas se mettre en contact avec les dépouilles animales. Lorsqu'on suppose que ce sont des vêtements de laine ou de soie, des fourrures, du papier, des meubles, ou les excréments, qui sont chargés des principes contagieux, il faut les détruire en les brûlant, ou les purifier par la ventilation et par les désinfectants connus, tels que les fumigations de chlore, d'acide acétique, d'acide sulfureux, l'addition de coaltar plâtré ou de coaltar saponiné, d'acide phénique au 100% de créosote, etc. Ces dernières substances ont une action antiputride et anlifermentescible très-marquée.

Le traitement des maladies contagieuses repose sur une double base : la neutralisation du principe contagieux et la réparation des effets morbides déterminés par sa présence. Malheureusement cette neutraUsation des principes contagieux, poursuivie par tant de médecins, est presque impossible, et, à l'exception du germe de la syphilis, que le mercure et l'iodure de potassium détruisent complètement, il n'y a pas d'agent spécifique à opposer aux principes contagieux des autres maladies contagieuses. Quant au traitement spécial de ces maladies, une fois déclarées, il n'offre rien qui soit susceptible d'être généralisé, et les indications varient tellement pour chaque maladie contagieuse, qu'il n'y a pas lieu de les indiquer dans cet ouvrage.

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