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DE LA DIATHÈSE

La diathèse (de 5i<x9eçr(ç, disposition, et StatiQnut, je dispose, je constitue) est une constitution mori)ide qui détermine l'altération du sang et qui produit au même moment ou à des intervalles éloignés, dans les tissus et dans les organes, des altérations semblables ou diverses ayant une nature identique. C'est une disposition morbifique propre à l'individu qui |e rend constanmient sujet à telle maladie plutôt qu'à telle autre, et que l'on a très-souvent, mais à tort, confondue avec la prédisposition. En effet, la diathèse est upçs constitution morbide, et la prédisposition n'est qu'une manière d'être actuelle dérivée de la sensibilité qui favorise le développement d'une maladie, sans trouble morbide intérieur préalable. La première est déjà un trouble de l'prganisme localisé dans les humeurs, et la seconde précède ce trouble et le prépare quelquefois.

Il y a dans la diathèse une affection générale latente, acquise ou héréditaire, due à une altération du ferment séminal, pt secondairement du sang e\ des humeurs, qui se manifeste sous l'influence des différentes impressions morbifiques communes, tandis que 'dans la prédisposition il n'y a rien de semblable. Le scrofulisme, le syphilisme, le podagrisme, le pervosisme sont des dialhèses, et, sans être malades, sans offrir aucune lésion anatomique extérieure, ceux chez lesquels elles existent n'en ont pas moins à l'état latent un vice humoral qui modifie l'exercice de leurs fonctions et qui se manifestera, soit par hérédité, dans la personne de leurs enfants, soit sur eux-mêmes à la moindre occasion, par des troubles organiques et dynamiques variés, différents dans leur siège, quoique semblables dans leur nature intime. L'âge, le sexe, la brièveté du cou, l'étroitesse de la poitrine, les idiosyncrasies naturelles ou acquises, sont des prédispositions au développement de certains troubles morbides et de certaines maladies, mais ne forment point dans l'organisme de disposition spéciale qu'on puisse considérer comme un état morbide particulier. L'âge, le sexe, le tempérament, l'étroitesse de la poitrine, ne sont point des états morbides ; l'herpétisme et le scrofulisme, au contraire, présentent ce caractère au plus haut degré.

Ainsi les dialhèses ou altérations humorales sont des coiislilutions morbides qui modifient et dominent l'exercice des fonctions, produisant à la fois ou successivement dans les tissus et dans les organes, des maladies de forme variable et de nature identique.

On a beaucoup écrit sur les diathèses, depuis Aristote et Galien jusqu'aux temps où nous sommes, et cependant, sur ce point comme sur tant d'autres en médecine, la lumière ne s'est pas faite pour tout le monde. Quelques médecins emploient ce mot sans discernement et l'appliquent à des étatjj morbides tout différents, ce qui est très-fàcheux, car il en résulte une confusion de langage dont on ne peut sortir qu'avec les plus grandes difficultés. Il y a encore des

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