‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologieChapitre 7 sur 439 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

La science de la vie se perdrait dans le détail des phénomènes de l'organisation et lâcherait la proie pour l'ombre, si elle ne se recueiUait pas en ellemême pour s'élever au-dessus des faits et pour découvrir les lois qui régissent l'ensemble des fonctions de l'homme et des êtres vivants.

Descartes a dit de la philosophie : C'est la science des premiers principes et des premières causes. J'en dirai à peu près autant de la pathologie générale, qui est : la science des principes fondamentaux de la médecine. En effet son' but est la connaissance de la nature de l'homme, c'est-à-dire la recherche du principe de la me et de ses attributs, l'étude des désordres de ce principe conduisant a la maladie, l'analyse des influences ou des causes qui en troublent l'exercce régulier, de la réaction qu'il exerce contre ce qui gOnc ses organes, c'esta-dn-e des symptômes, enfin de la réparation naturelle qu'il fait subir aux organes malades, et comme conséquence l'mstitution d'une thérapeutique conforme aux inspirations de la nature. ^

Toutes les sciences ayant des principes généraux par l'étude desquels il faut commencer avant de se livrer à la recherche des faits particuliers, il serait surprenant que la médecine fasse exception à cette règle et rm'on .m,,.!! / mencer l'étude de .'hon.me malade, sans connaître la^nal^ e , Z e sr sa structure et le mécanisme de ses fonctions physiques et morl. v .nerci, le nombre de ceux qui pensent qu'on peutie .r d a t'd.^: prnK.pes sc.ent.fiques et qu'il faut ne s'occuper que des détails, quit h tomb clans un empn.,smeplusoun.oinsgrossier,estci;aquejourmoinrc2S^^^^

B. — PATHOL. CÉN.

et si tous les médecins ne comprennent pas comme moi l'importance physique et morale de la science à laquelle ils ont consacré leur vie, il en est un certain nombre, au moins, qui, en acceptant la nécessité de la recherche des lois qui pré sident aux actes de l'homme sain et malade, reconnaissent bien tout l'intérêt qui s'attache à cette exposition difficile.

Qui ne connaît pas la nature de l'homme sain ne connaîtra jamais celle de l'homme malade.

Commençons donc par étudier le principe de la vie et ses lois, puis nous verrons ensuite ce qu'est la maladie dans ses causes, dans ses manifestations, dans ses conséquences et dans les soins généraux qu'elle exige.

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