‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologieChapitre 80 sur 439 · DU SIÈGE DES MALADIES · texte numérisé non relu

DU SIÈGE DES MALADIES

Quand on jette un coup d'œil sur les noinbrèusfes maladies de l'hommé •Jt des êtres vivants, eu tenant compte de la quantité de leurs espaces ét de leurs variélés, on se demande comtnent il serait possible de les cblinaîire sans étudier leur nature et leur siège anatomiqve. C'est qu'en effet ces deux éléments de la maladie sont à ce point liés l'un h l'autre, que leur connaissance est absolument indispensable, et que la notion du premier entraîne bien souvent là détermination du second.

Qu'est-ce qu'une maladie, si l'on n'efi connaît pas le siège? dit-on souventi d'après Bichat, pour indiquer que la recherché Ûù siège anatomique des maladies fest une chose très-importante ; que c'est le premiéi- principe de la médecine, cl que toute autre connaissance doit être subordonnée à celle-là. Celle sentence n'est pas absolument vraie. La connaissance du siège anatomique des maladies est beaucoup dans leur histoire, mais celle de l'affection qui les cause me paraît non moins utile, et, en certains cas, préférable â la première.— Ainsi, lorsqu'un homme a une angine Ou ijneophthalmie, il importé assurément moins de savoir si le mal occupe les amygdales, le pharynx, lé voile du palais, l'épigloile^ l'une ou l'autre des^pal'ties de l'oeil, etc., que d'être prômptement instruit de sa nature inflammatoircj gangréneUse, diphthérique, morveuse, scrofuleuse ou syphilitique. — Lôi-squ'un individu a une violente fièvre avec état iiiflammatoire très-marqué, avant le début d'une pneumome qui apparaîtra au bout de trois jours, comme j'en ai vu des exemples, il est plus ulile de déterminer et de combattre l'état inflammatoire par les saignées répétées que d'attendre trois fois vingt-quatre heures pour connaître le siège anatomique et la détermination organique du mal sur le poumon. — Si l'on a une dartre à guérir (hchen, eczéma, impétigo, pomphigus, acné, etc.), c'est chose insuffisante que de faire la classification anatomique du mal, et il est infiniment préférable de chercher à savoir si la lésion est de nature scrofuleuse, syphilitique, rhumatismale ou herpétique. - Quand un enfant est irtoculê du charbon par une mouche qui en a transporié le virus, qu'importe au médecin de savoir qu'un anthrax se développe sous ses yeux et que la peau est malade, s'il ignore la nature gangréneuse et mortelle de la lésion? - Dans les fièvres et dans les maladies épidémiques, qu'est-ce encore que le siège anatomique h côté de la nature pestilentielle, tvphoïde, varioleuse, cholérique de l'affection, etc. — Dans les hémorrhagies, le siège est sans doute très-utile à connaître; mais la nature de la lésion ne l'est pas moins, car ce n'est souvent pas le lieu de l'hémorrhagie qui est la partie malade de l'organisme. — Dans les maladies qui n'ont pas de siège anatomique déterminé, et il y a la moitié des maladies qui sont dans ce cas,

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