CHAPITRE XVI
DES SYMPTOMES DANS LES MALADIES
Lorsque, sous l'influence des impressions morbifiques et des causes dont j'ai parlé, une maladie prend naissance, le travail accompli dans l'organisme donne lieu à des phénomènes particuliers diiïérents des phénomènes ordinaires observés dans l'exercice régulier des fonctions. Ces phénomènes particuliers sont des symptômes (de <7Ùv, avec, en même temps; ttitttw, je tombe), c'est-à-dire des phénomènes qui ai rivcnt en même temps que la maladie. En ellet, le symptôme, dit Galien (1), suit la maladie comme l'ombre le corps; sans symptôme, il n'y a pas de maladie; le symptôme est l'indice de la réaction des forces générales ou de la vitalité des tissus contre une impression morbifique. — C'est lui qui fournit au médecin la notion du trouble organique ou fonctionnel survenu dans l'économie, comme pour lui dire : Observe, devine, et dis la signification de ce que tu touches, de ce que tu sens, de ce que tu vois et de ce que tu entends.
Un symptôme n'est donc qu'un phénomène survenu dans les organes ou dans les fonctions, sous l'influence de la maladie.
Il ne faut pas confondre les symptômes avec ce qu'on appelle les signes. En effet, tous les phénomènes morbides observés chez un malade sont des symptômes qui n'ont aucune signification pour lui ni pour l'étranger qui en est le témoin ; ,1s ne signifient quelque chose que pour le médecin, homme instruit qui. par la pensée, fait la traduction de ce que la nature morbide offre à ses yeuv
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mt I ctv^ e spéciale, dans laquelle un médecin dit : Ce symptôme est le signe
son ' ^-"P'icalion, de telle fin, etc. Mais, si les symptômes
^ont des signes tous les signes ne sont pas des svmptômes. Ainsi on tire des
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(1) Galien, ÛE„„,aMrad. Daremberg, Paris, 185.-57.
2Hfi PATHOLOGIE GÉNÉRALE.
faut jamais l'oublier, si les symptômes sont des signes, tous les signes ne doivent pas être considérés comme étant des symptômes.