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CHAPITRE XVII

DE LA DURÉE DES MALADIES

Les maladies naissent chez l'homme, s'y développent et se terminent suivant des lois déterminées qu'il est possible de découvrir en observant avec soin la succession et l'enchaînement des phénomènes morbides. Quelque variée que soit leur évolution, en raison de leur nature différente et de l'influence partic.dièrc des âges, des sexes, de la constitution, des climats, etc., elle peut être indiquée • (1) Voyez la deuxième partie de cet ouvrage, consacrée à la Sémiotique.

B. — PATHOL, CÉN,

d'une manière générale, dans ce qu'elle offre de commun a toutes les maladies.

La murche des maladies est le mode suivant lequel se déroulent et apparaissent Ipurs phénomènes constitutifs.

ARTICLl*: PREMIER.

MAI.APÏES LATl'.NTES.

Quc^nd pp envisage d'upe manière générale cette question de la durée ^ps maladies^ pn jetant les yeux sur la pospgraphie eptière, on voit aussitôt qu'il y q deux classes de maladies :

les unes qui fnarchent, se développent et ^e révèlent ç^r des symptômes qpp.^renls : ce sont les i^naludies apparentes.

Les autres, au contraire, qe n^archcnt pas, leur développement est obscur, caché, souvent impénétrable à nos mqyens d'exploration : ce sont les maladies

Icitf^ïltGS

Les maladies latentes sont celles qui ne donnent lieu à aucun symplôipe réflexe appréciable. Elles produisent quelquefois des altérations somaliques qu'on retrouve seulement après la mort, mais le f^it n'a rien d'absolu, de sorte qu'il faut \eH Amser ei^ maladies organiques latentes et en 7naladws dynamiques latentes. Les unes comme les autres doivent être étudiées à part, sans prétention de déterminer les règles générales de leur marche et de leur évolution. A côt^ de ces maladies latentes, il y en a d'autres qui offrent quelques symptôuies, vagues, indécis, mal caractérisés, et qui se montrent ainsi sous une forme difficile à reconnaître. On les désigne sous le nom de 7naladies larvées.

Les états latent et larvé se retrouvent à chaque pas dans la nature, dans l'ordre moral comme dans l'ordre physique. Des passions se déguisent jusqu au moment où on les convertit en acte. Quelques graines conservent pendant des années, et même pendant des siècles, la vie à l'état latent : exemple, le ble qu on retire des momies de l'Égypte. On a même soutenu que la vie de l homme pouvait être latente et ne se révéler par aucun phénomène sensible. G est une erreur Si dans quelques circonstances, la syncope et l'asphyxie peuvent donner lieu à' l'image de la mort, c'est pour quelques secondes seulement, et ?homme instruit ne s'y laissera jamais tromper. Certains corps bruts ont une chaC latente qui n'est pas sensible au thermomètre, et qui sert a eur passage fe 'ét t solide à l'état liquide, et de l'état liquide à l'état gazeux. Mais c es en n tl obgie que Vétat latent se retrouve à chaque pas, à ce point qu'il y a heu r "e ùrpis de ne pas le voir indiqué plus souvent parles patho og.ste. Ou'e t-ce que l'état diathésique et l'incubation de la rage, de la variole de ?vol il s des maladies effluviques ou miasmatiques, sinon une période de>ant aa ïïe en dehors de tout phénomène sensible, l'économie, déjà malade, pre- Zt:2Len. les actes morbides qui doivent bientôt éclater? Non-seulement Pé at latent existe dans quelques maladies, à l'une de leurs périodes, n m iZ Sn.ent plus ex^aordinaire, H y a des maladies qui restent pendant

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