‹ Nouveaux éléments de pathologie généraleChapitre 16 sur 102 · TT · texte numérisé non relu

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fébriles débutant par un frisson intense (pneumonie, certaines amygdalites, érysipèle facial, variole, etc.).

Dans la plupart des cas cependant, la maladie commence d'une manière insensible et graduelle ; ainsi, dans presque toutes les maladies apyrétiques, dans un grand nombre d'affections fébriles des muqueuses et des séreuses, les catarrhes, les pleurésies et les rhumatismes. Les symptômes initiaux sont presque toujours vagues et identiques dans tous les cas, et c'est ce qui en rend l'interprétation si difficile pour le médecin, au début des maladies. Celles-ci se traduisent généralement alors par du malaise, de l'abattement, de l'agitation, de l'inappétence, de la tendance au sommeil et de la courbature ; si l'on interroge le malade, il se dit indisposé, malade, mais, avec la meilleure volonté du monde, il ne peut donner d'autres renseignements ; si le médecin l'examine au premier ou au second jour, il ne trouve habituellement rien de dessiné, même par l'exploration la plus attentive.

Lorsque l'affection principale s'est localisée, on désigne ces phénomènes initiaux sousle nom de prodromes, symptômes avant-coureurs , et l'époque à laquelle ils existent seuls, sous le nom de période prodromique (stadium prodromorum s. opportunitatis) .

Plus tard, les symptômes augmentent en intensité, ou bien il s'en ajoute de nouveaux ; mais la maladie prend rarement une marche régulièrement croissante et décroissante ; cela ne s'observe que dans certaines affections aiguës fébriles, particulièrement dans les exanthèmes aigus, d'une manière déjà moins marquée dans les phlegmasies, et presque jamais dans les maladies chroniques.

Les anciens, partant de là, avaient imaginé la doctrine des périodes ; c'est ainsi que dans une pneumonie ou dans un typhus, ils reconnaissaient une période d'invasion, de progrès (stadium incrementï), d'acmé (st. acmes, staseos), de crise (criseos), de décroissance (decrementi), deguérison (reconvalescentix) . Depuis Hippocrate, on a cherché à rattacher ces stades à des périodes de trois jours et demi ou sept jours ; mais cette doctrine a été souvent combattue dans ces vingt dernières années principalement à l'aide des mesures de la température, et la plupart des observateurs semblent portés à croire aujourd'hui qu'une semblable délimitation des stades n'e^t pas admissible. Les processus morbides qui présentent une suite régulière de périodes distinctes et d'un caractère bien déterminé, ont reçu les noms d'affections cycliques, rythmiques, typiques, périodiques; expressions qui, dans le principe avaient chacune une valeur différente, mais qui, à présent, sont employées presque indifféremment les unes pour les autres.

ÎS >i»l'\E\VX EIEMENT> M PATHOLOGIE GÉNÉRALE

11 n'est pas rare de voir survenir avant l'amélioration définitiTe. une nouvelle evaeerbation transitoire des phénomènes, c'est h perturbation critique.

On don^ne >ous le nom de crist\ l'amélioration qui se produit subitement ou en peu d'heures, et qui se earaeterise >urtout parl'abais- >ement rapide de la température et unedminution dans la fréquence du pouls, >ou\ent ausM par l'appai itimi de >ueurs. de sédiments dans l'urine, parfois de l'herpès labial: par le retour du sommeil, etc.

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laquelle apparaissent les symptômes est désignée dans ces cas sous le oom de paroxysme, d'accès, et l'intervalle libre s'appelle apyrexie, quand il s'agit d'affections fébriles.

On se sert sou?ent de l'expression paroxysme dans le cas d'affections rémittentes ; elle est alors synonyme ^exacerbât ion. C'est dans ce sens que Ton dit le paroxysme de la dyspnée due à la prr'sence, dans le larynx, de corps étrangers, de polypes, de fausses membranes. Le nom de paroxysme ou accès a fréquemment été applique aussi aux accidents morbides en général, lorsqu'ils sont isolés et qu'ils ne se reproduisent pas périodiquement : l'hystérie, l'épilepsie, la goutte.

Lorsque la marche de la maladie ne subit pas d'interruption, celle-ci prend le nom de continue (morbi conlinui); s'il se montre quelques rémissions, elle s'appelle maladie continue rémittente, et si la marche en est régulière, maladie continue continente.

Toutes ces expressions dérivent de l'observation de la marche de la fièvre, car de semblables intennissions se rencontrent rarement dans le développement des lésions anatomiques; celles-ci se développent progressivement et régulièrement, et ne sont que rarement accompagnées d'exacerbations et de rémissions, comme cela s'observe dans le rhumatisme articulaire, dans certains croups, etc. 11 se produit naturellement aussi de grands changements en un certain laps de temps (dans l'inflammation, les abcès) , mais ces changements ne se traduisent pas aussi distinctement à l'extérieur. Parmi les affections intermittentes auxquelles appartiennent en première ligne la fièvre intermittente et certains cas de pyémie, il en est qui sont apyrétiques et essentiellement nerveuses, par exemple, l'épilepsie, certaines névralgies, certaines maladies mentales; ces affections cependant sont rarement aussi régulièrement intermittentes que les maladies fébriles, et Ton ne peut prévoir le jour ni même la semaine du retour de l'accès.

Dans la fièvre intermittente, on constate presque toujours , dans le retour des accès, un cycle régulier embrassant un ou plusieurs jours, et pouvant à peine s'allonger ou se raccourcir de quelques heures par jour. Quand la fièvre revient chaque jour, on la dit quotidienne; s'il y a un intervalle de quarante-huit heures environ entre le début de chaque accès, de façon que la fièvre se déclare tous les trois jours, elle prend le nom de fièvre tierce ; si l'accès se reproduit le quatrième jour, qu après soixante-douze heures de repos, on la nomme quarte. Les accès réguliers plus espaces, sont rares.

Le type intermittent est tantôt régulier et fixe, quand le paroxysme revient exactement à la même heure, par exemple, dans la fièvre intermittente ; tantôt irrégulier et variable. Cette irrégularité peut se. produire dé deux manières différentes : ou bien le paroxysme

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empiète chaque fois d'une ou do plusieurs heures sur l'intervalle de repos : type intermittent antéponent, fréquent au début de la lièvre intermittente ; ou bien il survient une ou plusieurs heures trop tard : type intermittent postponent, souvent observé à la lin de la lièvre intermittente.

Outre les lièvres et les convulsions, les hémorrhagies présentent parfois aussi une certaine régularité dans leur retour, ainsi les hémorrhagies intestinales et pulmonaires : il ne faut pas croire cependant que les hémorrhagies intestinales (hémorrhoïdes) se rattachent à un type mensuel régulier comme la menstruation. La goutte se produit également sous forme d'accès survenant une ou deux fois par an, parfois même plus souvent, et séparés par des intervalles assez réguliers.

Nous ne pouvons pas encore penser à donner l'interprétation de ces phénomènes obscurs. (Test dans la goutte et les hémorrhagies qu'on peut le plus facilement se rendre compte des intervalles de repos, car chaque accès amène l'élimination d'une substance qui doit s'accumuler de nouveau pendant ces intervalles. On peut même concevoir dans Tépilepsie et dans les névralgies, des alternatives de^tension et de relâchement, mais d'une manière purement hypothétique. Le rhylhme si caractérisé de la fièvre intermittente échappe complètement à notre compréhension.

TERMINAISON DKS MALADIES.

La terminaison, résultat final du processus morbide, peut se faire de trois faeons différentes:

l°Par le retour complet à l'état normal: (jne'rison , restitutio in inteijnnn.

"2" Par rétablissement incomplet, ou bien passage à une autre forme de maladie (maladies consécutives) .

3° Par cessation de l'existence de l'organisme : mort.

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