‹ Nouveaux éléments de pathologie généraleChapitre 20 sur 102 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

ÉTIOLOGIE GÉNÉRALE

Voyex les ouvrages cités plus bas sur la pathologie générale, mais surtout Heusinger, Henle, Starck ; parmi les ouvrages récents, Reich, Lehrb. d. allg. AStiologie und Hyçirinef\m, Œsterlen, Handb. d. med. Statistik, 1864, et J. Ranke, Grd*. d. Physiol. d. Menschen, 1868. Pour la littérature spéciale, voyez à chaque chapitre.

Uétiologit, ou science des causes morbigènes, est une des branches les moins avancées de la pathologie.

Chaque ôause doit nécessairement produire un effet déterminé ; il n'est que peu de maladies cependant où Ton reconnaisse une influence causale unique qui les engendre nécessairement, comme celles que provoquent les parasites, les causes mécaniques, les médicaments, les poisons. Si d'un autre côté, nous pouvons, d'une manière générale, nous rendre compte d'une semblable action, comme pour les empoisonnements, nous n'en connaissons pas mieux néanmoins la substance qui constituel'agentde transmission (variole, syphilis). Nous savons seulement que le pus de telle affection, mis en contact avec le sang d'un homme sain, reproduit chez celui-ci une affection semblable ; mais le poison lui-même n'a pu être isolé. On peut soumettre le pus varioleux ou syphilitique à toute espèce d'examen sans parvenir à le distinguer de celui qui provient d'un abcès non contagieux. Certaines personnes ne ressentent pas l'influence du pus contagieux qu'on leur inocule, au moins pour ce qui concerne la syphilis ; ce sont des faits dont nous ne pouvons comprendre la raison d'être.

r»s mu \K\i\ ki.lmknts uk iv\tiioloi;ie (iknkrai.k.

Ce que nous savons sur les causes occasionnelles dos maladies internes, ne si» rapporte pas habituellement aux causes dans le sens brique du mot, ams:c sufficnnitcs, lesquelles ne peuvent produire qu'un ei'i'et déterminé, mais à des circonstances complexes sous rinlluence desquelles certaines maladies se développent plus ou moins soin eut. Au point deuie .scientifique, on devrait rejcirr une grande part ii4 de> données écologiques comme étant incertaines, douteuses ou imparfaitement exactes: au point de vue pratique cependant, il tant connaître tout ce qui peut occasionner des maladies alin de pou- \oir l'éviter.

La prophylaxie des maladies se déduit d'une étioloirie exacte. Il eM en outre deux sciences qui ont avec l'étioloiiie un «jrand nombre de rapports cjue noib n'avons pas à indiquer ici : l'hygiène ou l'art de conserver la saute, et la thérapeutique qui en>eiune la manière de ramènera l'état normal l'organisme ou les oi\\uie> malades.

fout corps de la nature, tonl accident peuvent devenir la cause de maladies, pourvu qu'ils dérangent le eour> normal de la vie: le domaine de l'otiolo^ie e>t doue illimité, d'où il roulte que nous ne pouvons étudier ici que le< eau>e> les plus importantes et le> plus communes. I.e> influences exteiieure> et le> excitations dont l'organisme a besoin pour >uh>i>ter peuvent même devenu nuisibles d'après leur de^re d'action: l'idée île nocuite est donc au»i relative que celle de maladie.

Il e\i>lc. on outie. un certain de^iede sensibilité, variable d'après les individus tt les i in oustaïués, à l'e,aid des mflih'noes et des excitations qui a^is>ent sur l'organisme d'une t e on plu> <>u moins continue, lue imUbilitc trop ^r.mde s'.q.pe.b- < ' cl'u^hc . et quand elle est trop t.ubie. h "i f\v. (c> di*u\ ixj'itvu'îh indispensable* dans Il pïahquo. ne pinwutiîii iuhux d(!m;t>.

Ont Kjues-unes de ces in^in :u t s ;iu;obU > t \v Ti'i nt mu a»tion prépai.itoiii , i\st-à-diïc qr.V;lt> ne j i oduiv. ~\\\ U'.ie ^ h^îro inodilîi ..\\x ns v!c \\ t.-.t n-,:,.,....î . !...:.> p. a lin: '. :ij;i di.:- . . < !!i> «.ntretieuv.e'M !\>u.iiiisi;,r d jrs r.'i < î t î v : ;: :• .": iV.\ >:.ii :"\;ne maladie

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déjà après quelques mois, les effets de l'intoxication saturnine, tandis que d'autres s'exposent impunément aux mêmes influences pendant de nombreuses années : il parait en être de même pour la scarlatine, la syphilis et les miasmes paludéens.

Ce que nous connaissons des maladies parasitaires et de la prétendue immunité de certaines personnes à l'égard du taenia, doit nous mettre en garde contre des conclusions trop affirmatives sur ce point au sujet des autres maladies.

Il existe une prédisposition morbide générale qui atteint tous les organismes indistinctement; ainsi tout individu sera écrasé par la chute d'un rocher et empoisonné dans une atmosphère d'hydrogène carboné ; il est ensuite une prédisposition spéciale d'après laquelle certaines personnes sont à l'abri des affections miasmatiques ou contagieuses (ces dernières par exemple n'atteignent pas en général les enfants à la mamelle) .

La prédisposition morbide prend les noms de faiblesse, susceptibilité morbide, santé languissante, état maladif, et passe graduellement à l'état de maladie confirmée. Elle consiste en modifications légères des tissus, du sang, des nerfs, que l'on ne connaît pas encore. La prédisposition très-prononcée est souvent plus pénible que la maladie même, et quand celle-ci est terminée, l'état subjectif est meilleur qu'auparavant. Elle peut d'ailleurs se dissiper sans donner lieu au développement d'une maladie grave. — Il est rare que la prédisposition soit abolie par la maladie ; elle ne disparaît le plus souvent que pour un certain temps, et, en général, elle est augmentée. Elle est toujours limitée à certains organes et à certains systèmes, comme par exemple à la muqueuse intestinale, aux organes respiratoires, aux articulations, aux nerfs. Les parties qui offrent une disposition toute particulière à devenir malades, ont reçu le nom de partes mmoris resisteidix, expression qui nous vient d'une époque où l'on considérait la maladie comme une entité en lutte avec le corps.

Qu'il y ait ou non prédisposition morbide , il faut toujours que l'organisme, avant le début de maladies graves, ressente l'action d'une influence extérieure bien marquée : cause prochaine, déterminante, occasionnelle. Celle-ci consiste dans une action nuisible simple (blessure, commotion cérébrale, poison), eu complexe, par exemple, un refroidissement auquel la température, l'humidité et le degré d'agitation de l'air peuvent prendre une part fort variable. Ajoutons que certaines affections ne se déclarent qu'après l'action prolongée de la cause , et que , dans la plupart des cas , il se joint à celle-ci des influences accessoires qui échappent à notre observation. Aussi, sommes-nous souvent portés comme le public, à attribuer la

maladie à un accident manifeste, quoique nous ne puissions pa* re- .ur d'une manière satisfaisante l'effet à la cuise.

Nous ne connaissons pas les rapports de la eau>e occasionnelle avec ia cause prédisposante : eius se trouvent généralement en nppurt inurx.1. c\st-a-d.:e que ia cause occasionnelle d<.-it être d'autant r.. o us prononcer pour provoquer le développement de ia maladie, juc !a iTcdiSLOs;t;:n est f1l:s .uventuet .

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