‹ Nouveaux éléments de pathologie généraleChapitre 23 sur 102 · Sexe · texte numérisé non relu

Sexe

Consulte* les ouvrages sur les maladies professionnelles : Ramazzini (4 700) ; Pâtissier (1822) ; Yillermé (1840); Fuchs, Cnsper, Cless, Halfort (1845); Brockmann (1851), etc. Sur les maladies des femmes : Osiander (1820) ; Siebold (1821) ; Jorg (1851) ; Mende (1851-36) ; Lee (1853); Colombat (1858) ; Frankel (1859) ; Busch (1859:44) ; Meissner (1842) ; Doser (1845) ; Kiwisch (1847, 5' éd. 1851); Grahara (1850); Jones (1850) ; Scanzoni (1862) ; Yeit (1867) . Y. aussi les Traités <T accouchement.

L'influence exercée par le sexe sur les maladies ne dérive pas seulement des différences originelles et physiologiques qui existent entre l'homme et la femme (fermeté et dureté moindres de tous les tissus chez celle-ci ; développement moins prononcé des muscles lisses ou striés, de la peau, peut-être aussi des muqueuses ; quantité moins grande de sang et spécialement des globules, etc.), mais encore de celles que l'on constate dans le genre de vie et dans l'éducation. Nous rappellerons seulement à ce propos les maladies dont la cause principale ou unique, chez l'homme, se trouve dans des conditions hygiéniques défavorables, notamment les influences atmosphériques ; ainsi nous mentionnerons la pneumonie et ses causes occasionnelles, l'emphysème pulmonaire, les affections du cœur et le rhumatisme aigu, enfin certaines habitudes avec leurs conséquences, comme par exemple, l'abus des boissons alcooliques. .

D'un autre côté, il est certaines causes occasionnelles à l'influence desquelles les femmes sont plus exposées grâce à leur éducation et à leurs mœurs*. Si, par exemple, on doit chercher les causes de l'irritabilité nerveuse, de l'hystérie et de l'irritation spéciale, dans l'absence d'occupations qui amènent après elles une lassitude bienfaisante, dans de vaines occupations de parure et de toilette, dans une stimulation inassouvie du sens génital, ce sont les femmes, et surtout celles du grand monde, qui seront sujettes à ces affections. Néanmoins, la prépondérance de-ce groupe d'affections du côté des femmes

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est tropgrande pour qu'on puisse l'attribuera ces circonstances ; nous citerons surtout les convulsions hvstériques et celles qui sont consécutives au rire, à l'ivresse et à la toux, lesquelles sont très-rares chez les hommes. Il existe peut-être une particularité d'organisation qui nous est encore totalement inennnue.

Les affections du cerveau, de la moelle et des nerfs, résultant d'influences directes ne sont pas plus fréquentes dans l'un que dans l'autre sexe. Quant aux maladies mentales, elles sont plus nombreuses, d'après les pavs, tantôt chez les hommes, tantôt parmi les femmes. Ce dernier cas paraît se produire dans les contrées, en France par exemple, où les femmes prennent une plus grande part aux affaires, aux soucis et aux passions des hommes. L'épi lepsie et le tétanos sont presque les seules affections convulsives qui surviennent chez l'homme ; lépilepsie est moins fréquente chez la femme, et îe tétanos très-rare. Les paralysies sont très-communes parmi les hommes et rares chez les femmes. Le diabète sucré, la goutte sont incomparablement plus raies chez celles-ci que chez ceux-là. Si les affections et les calculs de la vessie sont plus fréquents chez l'homme, cela peut résulter de la disposition anatomique des organes uropoiétiques. Les femmes sont souvent scrofuleuses, mais souffrent rarement d'hémorrhoïdes, ce qui dépend sans doute de la perte périodique de sang par la menstruation.

La prédisposition aux maladies est déjà plus prononc'e chez le fœtus femelle que chez le fietiis mâle. Otto, sur iTô fétus di dormes dont le sexe a pu être déterminé, a trouvé k2"0 I elu< femelles <t t>07> niâtes, le remersenient des viscère* isitits pti'versus viscerunn, au contraire, est infiniment plus commun chez, les hoiniuo que chez les femmes.

Il est un fait bien établi, c'est que dans tous les pays, il naît plus de garçons que de fi lies (lO.VlOO sur 100), mais que le nombre de mort-nés est plus grand chez eux que chez celles-ci ( 14 : 10). Ce dernier fait résulte peut-être de ce que le corps du hetus mâle à terme est généralement plus pesant et plus volumineux que celui du betus femelle, et (pie, partant, !e travail d'accouchement e<t plus laborieux. La mortalité continue d'être plus grande chez les garçons après la naissance, de telle sorte qu'à un an l'équilibre s'est rétabli entre les deux sexes ; cette mortalité persiste dans une certaine mesure pendant toute la vie, de sorte que le nombre des femmes remporte presque sans exception sur celui des hommes (102, 7: 100). Depuis l'âge de 2 ans jusqu'à la puberté, on n'observe aucune différence essentielle entre les maladies des deux sexes, si ce n'est que le croup atteint un peu

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plus souvent les garçons, et que plus tard les filles souffrent plus fréquemment de la chorée. A l'époque de la puberté, les organes géni-

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