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taux occasionnent plus de maladies chez la femme que chez l'homme : cette particularité dépend du volume plus grand, de la situation différente, surtout du revêtement péritonéal, ensuite de la structure plus compliquée et de l'inégalité fonctionnelle de ces organes. L'anémie de développement (chlorose) est presque exclusivement propre
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à la femme. Dans l'àije adulte, les deux sexes sont également sujets aux maladies aiguës ; chez l'homme, ee sont les affections puhnonaires et pleurales qui prédominent, et chez la femme, les affections péritonéales. Les dangers auxquels les femmes sont exposées par le fait de la grossesse, de l'accouchement et de Tétai puerpéral, sont contre-balancés chez l'homme par les suites qu'enl rainent les occupations manuelles et intellectuelles auxquelles il se livre. Parmi les maladies chroniques, ce sont d'abord celles des organes génitaux, puis celles des organes digestifs, tels que les crampes et les ulcères de •estomac, la constipation, et enlin les affections des veines qui sont les plus communes chez les femmes, (lelle d'entre toutes les maladies qui fait le plus de victimes, la tuberculose, se partage à peu près également entre les deux sexes.
Les femmes supportent mieux les maladies que les hommes. Les grandes douleurs, les pertes de sang considérables, les maladies prolongées épuisent les hommes plus rapidement que les femmes. — Relativement au médecin, les femmes, abstraction faite des insupportables grimaces des hystériques, sont plus patientes, plus dociles, plus reconnaissantes (pie les hommes.
i. — Constitution. — Habitas. — Tempérament.
Le mot constitution, usité et compris par chacun, est cependant très-diflieile à détinir; on dit : constitution faible, forte, etc., et Ton veut exprimer par là une disposition particulière, déterminée, qui se caractérise par le mode d'activité des muscles cl de. nerls, ainsi que par les qualités du sang et l'état de la nutrition. \ 'habitus e>t l'expression extérieure de la constitution ; il est à celle-ci ce que l'ensemble des symptômes est aux phénomènes internes de la maladie. Le tempe'iument est quelque chose de spécial qui ressort de la constitution; c'est la disposition et le mode d'activité du cerveau.
Les diverses constitutions varient dans les limites de la santé, mais parfois cependant se transforment insensiblement en états morbides ; elles sont aussi peu déterminées et limitées par la nature que les maladies. Il y a autant de constitutions que d'hommes, de même qu'il y a autant de maladies que de malades. Mais, de même (pie pour faciliter la description, on abstrait certaines formes de maladies, de même peut-on établir certaines forme* distinctes de constitution. Le mieux est d'admettre uniquement la constitution forte, excitable et molle, avec quelques subdivisions.
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H faut se garder de conserver les descriptions données anciennement des consli tarions lymphatique ou veineuse; ces expressions font supposer que Tune ou l'autre de ces constitutions pourrait imprimer à l'organisme une activité spéciale. Si les ganglions lymphatiques sont développés ou les veines gonflées, on ne doit pas se contenter de cela, mais en rechercher les causes.
1° La constitution forte se caractérise par la grandeur et la largeur du corps, le développement du squelette et des muscles, par une bonne digestion et un pouls calme, un mouvement nutritif normal et rapide; les fonctions du cerveau ne doivent pas être trop développées ni trop abaissées. — On ne la rencontre guère que chez les hommes de 20 à 50 ans; rarement chez la femme et jamais dans la jeunesse. On la trouve le plus souvent dans les classes qui s'adonnent aux travaux corporels tout en prenant une bonne nourriture.
On en sépare parfois la constitution phéthorique ou apoplectique qui se caractérise par un corps massif et trappu, une musculature bien développée, la rougeur des joues, des lèvres et des muqueuses, la rapidité des émotions, et parfois par la brièveté du cou.
Les conditions de santé sont favorables dans la constitution forte. Les maladies aiguës les plus fréquentes sont la pneumonie, le rhumatisme et le typhus ; parmi les affections chroniques, ce sont les affections du cœur, la goutte et l'emphysème pulmonaire. Cette constitution n'est pas à l'abri de la tuberculose, surtout si la vie est déréglée ou s'il y a une prédisposition héréditaire ; parfois même cette maladie prend une marche rapide.
2° La constitution irritable est la plus commune ; elle se rencontre particulièrement chez les femmes et les enfants ; elle 'se caractérise par le développement des facultés de l'esprit, par un tempérament vif, une musculature faible, une peau pâle et mal nourrie*
On peut encore distinguer ici la constitution avec irritabilité cérébrale qui fait délirer facilement dans les maladies fébriles, et la constitution avec irritabilité spinale qui détermine aisément des convulsions. Nous ajouterons encore la constitution calarrhale, ca ractérisée par la sécheresse et la flaccidité de la peau, et la tendance excessive aux catarrhes, ainsi que la constitution faible anémique, qui se distingue par la pâleur de la peau , la faiblesse des muscles et la propension à la fatigue. On peut aussi mentionner la constitution bilieuse y commune dans les pays méridionaux : teint sombre ou jaune, iris noir, regard vif, parfois un peu languissant. L'esprit paraît toujoum passionné; les facultés intellectuelles sont très- variables.
3° La constitution molle se trahit par la lenteur du développement,
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de la nutrition et -il es mouvements. Les os, la graisse, les glandes sont plus développés que les muselés et les nerfs. La peau est flasque et terne. — On distingue encore ici les constitutions veineuse, hjm phatique, astliéni<[ue, crétinique.
Ou se trompe le plus souvent eu supposant «pie les diverses constitutions disposent à des maladies particulières. Il existe sans doute ries différences dan» la marche des affections et surtout dans la résorption ries exsudât* ; chez les individus à constitution molle, en eil'et, les maladies ont une marche plus lente. Au point de vue thérapeutique, la chose ne manque pas d'importance ; les constitutions molles et souvent les constitutions irritahles, en effet, ne supportent pas si hien les pertes de sang et eu général les médications débilitantes.
U habit us, cpii est la manifestation extérieure de la constitution, se compose de la forme et de la coloration des parties extérieures du corps, de l'altitude et du degré de réplétion sanguine des organes. Un emploie de plus en plus le mot hubitus, dans le cas d'altérations importantes de la constitution, pour désigner le mode suivant lequel se manifestent à l'extérieur les maladies confirmées ; c'est dans ce sens que Ton dit : habitas jiJithisique, cancéreux, apoplectique, etc.
Quant au tempérament, on s'est c forcé autrefois de le rattachera certaines prédispositions morbides. Mais l'idée de tempérament est très-vague et se confond avec celle de constitution quand le médecin veut la rattacher à des données matérielles.
Depuis les temps anciens, on distingue des icin^vrinminisphleginatiqucs, colériques, sanguins cl nirlancoligncs. On trouve des exemples de ces tempéraments ainsi que de plusieurs autres mie l'on a encore admis. Un dit «pie le tempérament phlegmatiqur présente peu d'énergie, peu d'irritabilité, peu de tendance aux sympathies, et pa; conséquent c'est le moins passionne; «pie le tempérament colérique, au contraire, montre une grande énergie, beauco qr d'irritabilité et une tendance marquée aux sympathies et spécialement aux passions. Dans le tempérament phlejmatique, ou trouve la mollesse d'expression des muscles volontaires au repos et le défaut d'énergie des muscles involontaires ; rie la turgescence ries tissus ; la tendance à l'obésité ; dans le tempérament colérique, ou observe une contraction vive ries muscle" volontaires, et parlant la raideur du maintien. Le tempérament sanguin se caractérise par la facilité égale dans les deux cas, avec laquelle le svstême nerveux s'irrite et s'épuise, par la mobilité des sensations et des sentiments; cette mobilité se manifeste aussi bien dans les efforts corporels que dans les occupations de l'esprit et les émotions morales, bans le tempérament mélancolique, on doit trouver peu d'irritabilité jointe à une grande puissance de réaction.
11 est possible que les tempéraments exercent une certaine influence sur le développement et la marche des maladies, spécialement ries maladies mentales; mais ou n'a pas encore démontré le rapport qu'ils ont avec les maladies corporelles.
On ne sait pas si le teint (brune ou blonde) réagit sur les maladies ; que les femmes blondes soient plus sujettes à la leucorrhée.
c'est plutôt un préjugé populaire qu'un fait d'observation. Le cancer de l'utérus paraît néanmoins plus fréquent chez les brunes.
Relativement à la race, on a toujours fait ressortir la susceptibilité morbide du nègre; mais, en général, quand il s'agit de races, il faut surtout prendre en considération les influences climatériques et hygiéniques.